Comment assurer son prêt après un AVC ?

09/2018 - Mis à jour le 19/09/2018 par Lucie P.

Un accident vasculaire cérébral (AVC) est un problème de santé grave. Même si l’on peut parfaitement s’en remettre sans séquelles, souscrire un contrat d’assurance pour son prêt immobilier après un AVC peut s’avérer compliqué. Car cela est considéré comme un risque aggravé. Cependant, des solutions existent.

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Qu’est-ce qu’un AVC ?

L’accident vasculaire cérébral ou AVC survient quand il y a une interruption de la circulation sanguine vers le cerveau. Il peut être dû : 
  • soit à une artère bouchée ;
  • soit à un vaisseau sanguin qui s’est rompu, provoquant un épanchement de sang dans le cerveau, c’est l’hémorragie cérébrale. 
 
Si les causes sont identifiées et la prise en charge rapide, il est possible de récupérer partiellement, voire totalement d’un AVC. Néanmoins, pour éviter la récidive (très fréquente), la personne ayant subi un AVC devra revoir son hygiène de vie.

AVC et emprunt immobilier

Dans la pratique, il est fortement conseillé de souscrire un prêt immobilier avec une assurance emprunteur. Les assureurs tiennent compte de l’état de santé de l’emprunteur. Avoir eu un AVC constitue un risque aggravé de santé qui va nécessiter la recherche d’une assurance adaptée. 

Depuis les lois Lagarde, Hamon et enfin Sapin 2, le souscripteur d’un prêt immobilier est totalement libre de choisir ou de changer son assurance. Il faut savoir que les contrats d’assurance de prêt proposés par les organismes prêteurs offrent des garanties standards pas toujours avantageuses pour l’emprunteur, au contraire de celles proposées par l'assurance par délégation.

A savoir : en raison d'un AVC et ce quelle que soit la compagnie d'assurance choisie, les risques d’incapacité temporaire (ITT) + invalidité permanente totale (IPT) et de perte totale et irréversible d’autonomie, généralement couvertes, peuvent être exclues. La garantie décès sera assurée, mais la prime sera fortement majorée.

Comment remplir son questionnaire de santé ?

Déclarer un AVC va déclencher une étude plus approfondie de votre dossier par le médecin. Celui-ci va bien sûr poser toutes les questions sur cet incident de santé. Le plus simple est encore de lui donner le compte rendu d’hospitalisation. Faire preuve de transparence ne peut que jouer en votre faveur. Le fait d’avoir repris sa vie « d’avant », de travailler, de conduire, de prendre soin de sa santé au quotidien, en particulier d’avoir traité tous les facteurs pouvant favoriser un AVC sont des points positifs.

Que faire en cas de refus d’assurance de prêt pour un AVC ?

En cas de refus de prêt pour raison de santé, il est possible de bénéficier de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Cette convention a été signée par les pouvoirs publics, les banques, les assurances et les associations de consommateur. Toute personne qui rencontre une difficulté à s’assurer ou à assurer son prêt pour raison de santé peut y avoir recours. Il faut pour cela avoir moins de 70 ans au début de l’emprunt et ne pas dépasser 320 000 € empruntés hors prêt relais.

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