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Assurance vie ou PER : quelle épargne choisir pour votre retraite ?

08/2020 - Mis à jour le 17/08/2020 par S

Parce que ces placements permettent de se constituer une rente ou un capital, l'assurance vie et le plan d’épargne retraite sont particulièrement bien adaptés à la préparation à la retraite. Alors que les réformes des retraites se succèdent, il est plus que jamais important de prévoir un complément de revenu pour l’après vie professionnelle. Mais quel contrat choisir ? Eclairage.

conseillère et un couple en rendez-vous assurance vie

L'assurance vie, plus de flexibilité

Avec environ 1 800 milliards d’euros d’encours, l’assurance vie constitue, de loin, le placement préféré des Français. Ce produit d’épargne présente, il est vrai, plusieurs atouts :

  • son rendement ;
  • sa flexibilité ;
  • ses avantages fiscaux.

Le souscripteur peut effectuer des versements réguliers ou ponctuels du montant qu’il souhaite. Il peut aussi racheter tout ou partie du capital constitué à tout moment. Cependant, cette opération doit être réfléchie : l'imposition sur les gains (plus-values) perçus à l’issue du rachat varie selon l’ancienneté du contrat, la date du versement et éventuellement le montant de l’encours (en prenant en compte l’ensemble des assurances vie détenues par l’épargnant) :

  • Si le gain est issu d’un versement effectué avant le 27 septembre 2017 :
    • Contrat de moins de 4 ans : barème de l’impôt sur le revenu (IR) et prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) à 17,2% OU, en option, prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) de 35% et prélèvements sociaux à 17,2%.
    • Contrat de 4 à 8 ans : barème de l'IR et prélèvements sociaux à 17,2% OU, en option, PFL de 15% et prélèvements sociaux à 17,2%.
    • Contrat de plus de 8 ans : barème de l'IR et prélèvements sociaux à 17,2% OU, en option, PFL de 7,5% et prélèvements sociaux à 17,2%.

 

  • Si le gain est issu d’un versement effectué après le 27 septembre 2017
    • Contrat de moins de 8 ans : prélèvement forfaire unique (PFU) à 30% (12,8% au titre de l’IR, 17,2% au titre des prélèvements sociaux) ou, en option, barème de l’IR et prélèvements sociaux à 17,2%.
    • Contrat de plus de 8 ans et encours inférieur ou égal à 150 000 euros : PFL à 7,5% et prélèvements sociaux à 17,2% OU, en option, barème de l’IR et prélèvements sociaux à 17,2%.
    • Contrat de plus de 8 ans et encours supérieur à 150 000 euros (pour tous les contrats d’assurance vie confondus) : PFL à 7,5% et prélèvements sociaux à 17,2% OU, en option, barème de l’IR et prélèvements sociaux à 17,2% pour la fraction inférieure ou égale à 150 000 euros ; PFU à 30% ou, en option, barème de l’IR et prélèvements sociaux à 17,2% pour la fraction supérieure à 150 000 euros.

À tout moment, le souscripteur peut opter pour :

  • une sortie de l'intégralité du capital ;
  • des rachats partiels programmés ;
  • Le versement d'une rente viagère, c’est-à-dire servie jusqu’au décès.

Le PER, une rente et/ou un capital pour la retraite

Comme son nom l'indique, le plan d'épargne retraite (PER) est un produit dédié à la retraite. Assez proche de l'assurance vie, il s'alimente avec la même souplesse par le biais des versements volontaires. En revanche, les fonds sont bloqués jusqu’au départ à la retraite, sauf si l’un des accidents de la vie suivants survient :

  • Décès du conjoint marié ou du partenaire de Pacs.
  • Invalidité de l’assuré, du conjoint marié, du partenaire pacsé ou d’un enfant.
  • Surendettement.
  • Expiration des droits aux allocations chômage.
  • Cessation d’une activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire.

L'avantage majeur du PER réside dans sa fiscalité. Non seulement les gains ne sont pas fiscalisés tant que le capital est bloqué, mais les versements volontaires sont déductibles des revenus imposables. Cette déduction fiscale ne peut excéder 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l’année précédente ou, si la formule est plus avantageuse, 10% des revenus de l’année précédente dans la limite de huit fois le Pass de l’année précédente. Les versements volontaires effectués cette année pourront ainsi être déduits à hauteur de 4.052 euros au minimum ou de 32.419 euros au maximum des revenus perçus en 2020 à déclarer en 2021.

Les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, chefs d’entreprise, professions libérales) peuvent bénéficier d’un plafond de déduction plus élevé. Celui-ci équivaut à 10% du Pass de l’année du versement ou à 10% du bénéfice imposable de l’année du versement dans la limite de huit Pass de l’année du versement, majorés de 15% de la fraction comprise entre un et huit Pass de l’année du versement. Soit, pour les versements volontaires réalisés en 2020, une déduction de 4 113 euros au minimum et de 76 101 euros au maximum.

A la retraite, le souscripteur peut décider de sortir soit en rente, en capital (en une ou plusieurs fois) ou de mixer à la fois une rente et un capital.

A savoir : il est possible de débloquer les fonds d’un PER avant la retraite pour acquérir sa résidence principale.

PER vs assurance vie : le match de la rentabilité

Les deux contrats s’appuient sur les mêmes supports financiers. Les PER et les contrats d’assurance vie multisupports intègrent un fonds en euros sécurisé (le capital est garanti) et une ou des unités de compte potentiellement plus rémunératrices car composées d’actions et/ou de parts dans des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

Il est trop tôt pour connaître le rendement moyen des PER car ce produit est commercialisé seulement depuis le 1er octobre 2019. Etant investi sur des supports identiques à celui de l’assurance vie, il devrait enregistrer des performances équivalentes, mais une rentabilité plus intéressante du fait de l’absence de prélèvements sociaux en cours de constitution de l’épargne.

En outre, la déduction fiscale offerte par le PER génère un avantage financier. Un épargnant qui verse 100 euros sur le PER et qui est soumis à la tranche marginale d’imposition (TMI) à 30% va avoir 30 euros d’impôt en moins à payer. Il a donc en quelque sorte placé 130 euros sur son PER, contre 100 euros avec un contrat d’assurance vie.

Quel contrat pour votre situation ?

Le match entre l'assurance vie et le PER n'a pas nécessairement lieu d'être : les deux produits sont complémentaires. Le PER l'emporte auprès des épargnants fortement imposés car il offre une déductibilité fiscale des versements volontaires particulièrement intéressante. L'assurance vie permet, de son côté, de disposer de capitaux à tout moment, en cas d’imprévu.