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Fumeur : quel impact sur votre assurance décès ?

09/2018 - Mis à jour le 19/09/2018 par Matthieu.D

Pour un assureur, un client fumeur présente un risque supplémentaire comparé à un assuré non-fumeur. Le contrat d’assurance décès prend donc en compte cet élément, avec des conséquences sur le montant de la cotisation d’assurance.

fumeur et assurance deces

Qu’est-ce qu’un fumeur pour un assureur ?

Pour l’assureur, il n’y a pas de différence entre un petit fumeur et gros fumeur. Que vous fumiez trois cigarettes ou un paquet par jour, le risque qui vous sera associé sera le même. D’autre part, beaucoup de compagnies d’assurance considèrent que quelqu’un qui vapote présente les mêmes risques à assurer qu’un fumeur. Fumer des cigarettes électroniques aura la même incidence sur le coût de votre assurance décès.

 
Alors, qui peut se déclarer non-fumeur ?
  • En principe, c’est votre déclaration au moment de la souscription de l’assurance qui déterminera si vous êtes dans la catégorie fumeurs ou non-fumeurs.
  • En fonction de l’information donnée à l’assureur, le montant de votre cotisation sera ajusté.
  • Si vous avez déjà été fumeur, vous devez être sevré depuis au moins deux ans pour pouvoir vous déclarer comme non-fumeur.
 
Bon à savoir : la question de savoir si vous êtes fumeur ou non vous sera posée dans un questionnaire de santé global, qui vous sera remis par votre assureur. Il est important de le remplir avec honnêteté, et de façon exhaustive.

Quelles sont les conséquences du tabac sur l’assurance décès ?

Le montant des cotisations de l’assurance décès se base sur de nombreux facteurs :
  • L'âge de l’assuré ;
  • Le montant du capital décès garanti ;
  • Les garanties choisies ;
  • L’état de santé de l’assuré ;
  • etc.
Les cotisations s’adaptent en fait au risque existant : fumer étant considéré comme un risque aggravé, cela entraîne donc une surprime.
Les maladies cardio-vasculaires et les maladies pulmonaires (cancer) font partie des risques majeurs.

Quelle surprime pour un fumeur ?

Les compagnies d’assurances ont chacune leur propre méthode de calcul des cotisations mais en général, le facteur tabac entraîne une surprime pouvant aller de 20 à 30 % par rapport au montant des primes payées par un non-fumeur.
 
L’impact négatif de la consommation de tabac sur le coût de l’assurance décès peut vous influencer dans vos réponses au questionnaire médical, avec la tentation d'omettre certains éléments. Mais attention, une fausse déclaration intentionnelle peut s’avérer très pénalisante : si vous développez une maladie liée à votre tabagisme, et que vous n’avez pas été honnête dans votre déclaration initiale, votre assureur peut décider de ne pas verser le capital décès à vos proches, ou votre rente, en cas d’invalidité. A l’inverse, si l’assuré fumeur est honnête et qu'il contracte une maladie due à son tabagisme, il restera couvert par son assurance décès invalidité. En cas de décès, il en va de même pour les proches qui bénéficieront du capital décès prévu au contrat, sans aucune pénalité.
 
Bon à savoir : souscrire une assurance emprunteur pour couvrir un prêt immobilier présente les mêmes conséquences négatives pour un fumeur qu'un contrat décès invalidité. L’assurance de prêt se verra également appliquer une surprime, dont le taux peut varier selon les assureurs.

Arrêt du tabac : n’oubliez pas de modifier votre contrat

Si vous arrêtez de fumer, pensez à prévenir votre compagnie d’assurance :
  • L’arrêt du tabac diminue votre risque de décès, vous pouvez donc prétendre au montant des cotisations des non-fumeurs.
  • Ceci étant dit, vous devrez respecter un certain délai (au moins deux ans) sans fumer avant de pouvoir bénéficier de ce nouveau tarif. En effet, même si vous réduisez vos risques de mortalité dès l’arrêt de la cigarette, ce n’est qu’au bout de plusieurs années que les facteurs de surmortalité des anciens fumeurs diminuent significativement.
A noter : si vous étiez non-fumeur et que vous commencez à fumer, là aussi il faudra prévenir votre assureur.
 
Si vous estimez que le nouveau montant de votre cotisation est trop élevé, vous avez la possibilité de demander une réévaluation de votre assurance décès. Attention, la réévaluation tiendra alors compte de votre nouvelle situation dans sa globalité : âge plus avancé, éventuelles maladies contractées entre-temps, etc. Pesez donc bien le pour et le contre avant de demander cette réévaluation.
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