Comment fonctionnent les arbitrages en assurance vie ?

10/2018 - Mis à jour le 16/10/2018 par Nicolas.F

Dans un contrat d’assurance vie multisupport, l’arbitrage permet de changer la répartition de tout ou partie de son épargne, d’un support d’investissement à l’autre. Objectifs, mise en place, frais, risques : voici un point sur le fonctionnement des arbitrages en assurance vie.

arbitrage assurance vie

À quoi sert l’arbitrage en assurance vie ?

Changer la répartition des fonds au sein d’un contrat d’assurance vie permet de la rééquilibrer. Arbitrer peut donc servir à :
  • profiter de la conjoncture pour retirer ses bénéfices sur des supports ayant beaucoup monté ou en investissant sur des supports ayant le plus de potentiel ;
  • structurer ses investissements pour mieux répondre aux objectifs de sécurité (fond en euros) et de rendement (unités de compte) fixés à court, moyen ou long terme pour son assurance vie.
Dans cette optique, l’arbitrage des plus-values est un outil particulièrement intéressant pour sécuriser les performances de son contrat. Le mécanisme consiste à arbitrer les plus-values réalisées sur un support en unités de compte vers un fonds en euros. L’arbitrage se fait automatiquement, à chaque fois qu’un seuil prédéfini est dépassé.
 
En sens inverse, un arbitrage « stop loss » peut être déclenché automatiquement dès que la moins-value latente sur un support atteint un niveau fixé. Ce dispositif permet de limiter les pertes sur les supports en unités de compte.

Comment réaliser un arbitrage sur son contrat d’assurance vie ?

Selon les conditions de son contrat, il est possible de réaliser un arbitrage par lettre recommandée adressée à son assureur ou par voie électronique. La plupart des contrats proposent désormais de réaliser des arbitrages librement, directement en ligne ou via une application mobile. Dans ce cas, selon les conditions prévues dans le contrat d’assurance vie, l’ordre passé est pris en compte sous 24 heures. Il est ensuite généralement exécuté sous un délai de 5 jours ouvrés, puisque la plupart des valeurs des fonds en unités de compte sont publiées une fois par semaine.

Autre formule : mettre en place des arbitrages réguliers automatiques. Dans ce cas, il suffit de fixer un montant à transférer d’un support vers un autre à intervalle régulier. Par exemple : arbitrer chaque mois 500 € d’un support en unités de compte vers un fonds en euros pour sécuriser progressivement son contrat d’assurance vie.

Arbitrer entre deux fonds : quels sont les frais ?

D’un contrat à l’autre, les frais d’arbitrages varient. Ils sont souvent proportionnels aux montants arbitrés. Dans certains cas, ils peuvent être gratuits, avec un nombre maximum d’arbitrages à ne pas dépasser sur une période donnée. Il faut également tenir compte des frais de gestion. Prélevés annuellement sur les fonds investis, ils ne sont pas toujours les mêmes d’un support à l’autre. 

A noter : en profitant du dispositif « transfert Fourgous », il est possible de transformer un ancien contrat monosupport en contrat multisupports, sans perdre son antériorité fiscale, à condition d’investir au moins 20 % du contrat en unités de compte.

Quels sont les risques de l’arbitrage ?

Les supports en unités de compte sont des actifs risqués, sans garantie en capital. Les arbitrages doivent donc être effectués avec prudence lorsqu’il s’agit de désinvestir d’un fonds en euros (garanti) vers des unités de compte dans la valeur fluctue au gré des marchés financiers, et inversement lorsque l’on sort des unités de compte.

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