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Investir son argent : 6 erreurs à ne pas commettre pour éviter les mauvaises surprises

6 min


Créé en avril 2026, mis à jour le 21 avril 2026

Investir son argent est devenu incontournable pour faire fructifier son épargne, mais les erreurs sont fréquentes et peuvent coûter cher. Mauvaise stratégie, manque de diversification, décisions émotionnelles ou frais sous-estimés : certains pièges compromettent rapidement la performance de vos placements. Pour investir sereinement et protéger vos objectifs financiers, découvrez les six erreurs à éviter absolument avant de placer votre argent, quels que soient les supports choisis.

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Pourquoi ces erreurs peuvent compromettre vos objectifs financiers ?

Les Français ont rarement autant épargné. 347 milliards d’euros ont été mis de côté en 2025, selon France Assureurs.

Cet argent a principalement été investi en immobilier, mais aussi en assurance-vie et dans les plans épargne retraite (PER), ainsi que dans les plans d'épargne en actions (PEA) et les compte-titres.

La Bourse attire un nombre record d’investisseurs

D’après l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Bourse ont même séduit un nombre record de 2,5 millions d’investisseurs particuliers l’an dernier.

Les économistes estiment que le niveau d’épargne restera élevé cette année. Les Français devraient donc continuer à investir massivement. Cependant, le contexte géopolitique actuel incite à la prudence.

Pour optimiser vos gains et éviter les mauvaises surprises, il est important de prendre ses précautions en amont. Cette anticipation est nécessaire quel que soit le type d’investissement (immobilier, actions en Bourse, obligations, fonds en euros...) et l’enveloppe (assurance-vie, PEA, compte-titre…).

Pour investir sereinement, voici les six erreurs à éviter et la marche à suivre.

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Erreur n°1 : Investir sans stratégie ni objectifs clairs

Beaucoup investissent sans définir d'objectifs clairs en amont. Or négliger cette étape peut vous amener à placer vos économies dans une enveloppe et/ ou des supports d’investissement inappropriés.

Définir vos objectifs avant d'investir

Pour adopter la bonne stratégie d'investissement, il est d’abord nécessaire de déterminer quel est votre objectif (constituer un capital, financer les études des enfants ou un projet important, s’assurer d’un complément de retraite ou encore protéger ses proches en cas de décès, etc.).

La plupart des établissements vous interrogent désormais avant toute souscription d’un nouveau contrat sur vos besoins. Cela leur permet de vérifier que vous avez choisi le bon produit.

Déterminer votre profil d'investisseur et votre horizon de placement

Horizon de placement

Avant tout investissement, il est nécessaire de fixer votre horizon de placement, c’est-à-dire le délai avant lequel vous aurez besoin de récupérer votre argent. Si certains supports comme les actions ou les obligations sont cessibles sous quelques jours maximums, d’autres investissements sont moins « liquides » ou engendrent des frais au départ (SCPI, private-equity, immobilier physique, etc.), et nécessitent d’être amortis sur la durée. 

De même, plus votre horizon est long, plus vous pouvez prendre des risques. Si à court terme les marchés (immobiliers, actions...) peuvent baisser, sur le long terme ils suivent jusqu’à présent une tendance à la hausse.

Tolérance au risque

Par ailleurs, votre tolérance au risque et votre situation financière personnelle vont également déterminer le niveau de pertes que vous serez capable d’accepter.

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Erreur n°2 : Négliger la diversification de votre portefeuille

« Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » est un adage primordial en finance, mais il est pourtant rarement respecté.

Les risques d'une concentration excessive

La surexposition à une classe d’actif, qu’elle soit elle, vous rend davantage vulnérable à ses variations. Or tous les supports financiers n’évoluent pas de la même manière, ni forcément en même temps. Par exemple, sur le long terme, une augmentation des taux d’intérêt modérée va profiter au fonds en euros, mais peut avoir un effet à baisse sur les prix de l’immobilier.

Cette logique s’applique également à l’échelle de chaque instrument. Sur les marchés actions, chaque géographie (Europe, Etats-Unis, Asie…), secteur (technologie, industrie, etc.) et entreprise vont individuellement évoluer différemment.

Comment diversifier efficacement selon votre profil ?

Pour éviter les mauvaises surprises, il est nécessaire de se constituer une allocation diversifiée. Pour ce faire, tenez compte de votre profil de risque. 

Voici trois allocations à conseiller actuellement pour un portefeuille purement financier (hors immobilier physique) :

Profil prudent :

  • 80 % de produits de taux (fonds en euros, obligations d’entreprises),
  • 20 % d’actions européennes et mondiales.

Profil modéré / équilibré :

  • 50 % de produits de taux (fonds en euros, obligations d’entreprises),
  • 40 % d’actions européennes, mondiales et Etats-Unis,
  • 10 % de SCPI.

Profil dynamique / offensif :

  • 60 % en actions (mondiale, européennes, américaines, émergentes, asiatiques),
  • 20 % en produit de taux (fonds en euros, obligations),
  • 10 % en SCPI, 5 % en private equity,
  • 5 % sur l’or.

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Erreur n°3 : Agir dans la précipitation

Tout investissement doit être réfléchi en amont. Même chose si vous décidez de vendre un actif.

L'impact de la peur et de l'euphorie sur vos décisions

En cas de chute des marchés financiers, comme observée actuellement avec la guerre en Iran, vous pouvez être tentés de vendre vos actifs (actions en Bourse par exemple). Or seule leur vente matérialisera vos pertes. Evitez donc les décisions impulsives. Il est souvent préférable d’attendre un rebond pour céder vos titres, voire parfois d’investir, pour saisir des opportunités de marché en phase de baisse.

A l’inverse, quand les marchés sont très haut, vous pouvez être incités à acheter massivement. Il est pourtant recommandé d’attendre une accalmie avant d’investir.

Adopter une discipline d'investissement long terme

Pour éviter de subir une trop forte baisse de valeur de vos investissements (en actions surtout), il est conseillé de lisser vos opérations dans le temps. Même si vous venez de recevoir une somme importante (vente d’un bien immobilier, héritage, etc.), investissez progressivement.

Bon à savoir

Face à la volatilité des marchés financiers, optez pour l'investissement programmé.

Au sein de l'assurance-vie et du PER, la plupart des établissements proposent une option d’investissements programmés. Une somme fixe est investie sur les marchés financiers selon la fréquence choisie (mensuelle, trimestrielle, semestrielle…).

Dans certains contrats, les montants minimums sont très accessibles (dès 30 euros). Sur le long terme, cette option doit vous permettre de limiter vos pertes.

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Erreur n°4 : Suivre les tendances sans comprendre les produits

Comme dans tous les secteurs, la gestion de patrimoine suit elle aussi des effets de mode.

Les pièges des effets de mode en investissement

De nouveaux supports d’investissement sont régulièrement développés. Ainsi, depuis deux ans, on assiste à l’essor des produits structurés, des ETF ou encore des fonds non cotés pour les particuliers. Cependant, la martingale n’existe pas en finance. Tout investissement comporte des risques et lorsqu’un nombre croissant de personnes s’y intéresse, il faut être vigilent aux effets de bulles (survalorisation).

Privilégier la compréhension à la précipitation

Les contours des nouveaux produits financiers sont parfois obscurs pour les non-initiés. N’investissez jamais dans un produit que vous ne comprenez pas. Prenez le temps de vous renseigner. Lisez la presse et n’hésitez pas à poser des questions à votre conseiller.

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Erreur n°5 : Sous-estimer l'impact des frais et de la fiscalité

Sur le long terme, un produit trop chargé en frais et une fiscalité mal adaptée peuvent avoir des effets considérables sur vos rendements.

Comparer les frais de gestion et d'entrée

Avant tout investissement, étudiez ses frais. Ils diffèrent selon les enveloppes et les supports, et peuvent facilement varier du simple au double, voire plus.

Certains sont prélevés annuellement :

  • Frais de gestion en assurance-vie et PER – 0,8 % en moyenne,
  • Droits de garde en PEA et compte-titre, etc...

D’autres coûts sont imputés uniquement lors de votre versement :

  • Frais d’entrée en assurance-vie et PER – plafonnés à 5 %-,
  • Frais de transaction sur le PEA – limités à 0,5 % par voie dématérialisée-, etc...

Attention !

Des frais de gestion sont également prélevés par les gérants des fonds. Ces derniers sont plus élevés sur les fonds « actifs » traditionnels (2,1 % en moyenne, selon l’AMF) que sur les ETF (0,38 %) qui répliquent simplement l’évolution d’un indice, sans sélection particulière.

Optimiser la fiscalité selon les enveloppes d'investissement

Chaque enveloppe dispose de sa propre règle fiscale.

Transmission ou retraits : assurance-vie vs PEA

Par exemple, l’assurance-vie sera plus appropriée pour une personne souhaitant anticiper sa transmission (abattement de 152 500 euros sur les sommes versées à chacun de vos bénéficiaires à votre décès), tandis que le PEA offre le cadre le plus avantageux sur les retraits (les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention).

Si vous souhaitez vous constituer un complément de retraite, le PER vous permettra de déduire une partie de vos versements de votre impôt sur le revenu. A l’inverse, les revenus fonciers, issus de l’immobilier locatif, seront lourdement taxés, car intégrés dans votre assiette fiscale pour le calcul de votre impôt sur le revenu.

Préparer sa retraite : attention à l’impact fiscal

Si vous souhaitez vous constituer un complément de retraite, le PER vous permettra de déduire une partie de vos versements de votre impôt sur le revenu. A l’inverse, les revenus fonciers, issus de l’immobilier locatif, seront lourdement taxés, car intégrés dans votre assiette fiscale pour le calcul de votre impôt sur le revenu.

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Erreur n°6 : S'entourer de conseils douteux ou investir seul sans accompagnement

Le smartphone est devenu un des principaux supports d’informations, y compris en gestion de patrimoine. Mais attention à ne pas faire confiance trop vite.

Identifier les sources d'information fiables

Soyez vigilants face aux nouvelles sources d’information sur Internet, et notamment sur les réseaux sociaux.

Les influenceurs vantant les mérites de produits financiers sont nombreux. Mais beaucoup sont rémunérés pour et n’ont aucune formation dans ce domaine.

Par ailleurs, les informations erronées sont encore fréquentes sur les outils d’intelligence artificielle (IA).

Avant d’investir, lisez plutôt la presse spécialisée ainsi que les sites des assureurs et des banques. Surtout, multipliez les sources d’informations et comparez-les.

L'importance d'un accompagnement professionnel adapté

Après avoir mieux appréhendé les enjeux de l’investissement financier, orientez-vous tout vers votre conseiller (auprès de votre banque ou de votre assureur), ou, si votre patrimoine est plus conséquent, vers un conseiller en gestion de patrimoine indépendant. Ils sont formés pour répondre à vos questions.

Côté MAIF

Vous souhaitez optimiser votre fiscalité, construire une nouvelle stratégie d’investissement ou faire fructifier votre épargne ? Notre service de Gestion de Patrimoine, composé de conseillers, d’ingénieurs patrimoniaux et de professionnels de la Relation Patrimoniale, vous accompagne pour organiser et optimiser avec vous votre patrimoine.

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