La création d’une micro-entreprise, si elle est relativement simple, implique néanmoins de suivre des démarches précises. De la déclaration de début d’activité à la réception de votre numéro SIRET en passant par la création de votre compte en ligne pour payer vos cotisations URSSAF, on vous dit tout.
- maif.fr
- Professionnels
- Travailleurs indépendants
- Conseils pour les indépendants
- Conseils pour lancer son activité
- Devenir consultant indépendant
Devenir consultant indépendant : étapes, statut, revenus et conseils pour bien se lancer
6 min
Créé en juillet 2026
Vous envisagez de devenir consultant indépendant ? MAIF vous aide à bien préparer votre projet : choix du statut, recherche des premiers clients, fixation des tarifs et gestion de l'activité.
Sommaire
1
Devenir consultant indépendant : de quoi parle-t-on exactement ?
Qu’est-ce qu’un consultant indépendant ?
Le consultant indépendant est un professionnel qui vend son expertise à des clients, sans lien de subordination, pour résoudre une problématique précise. Son rôle consiste à analyser une situation, formuler des recommandations et, selon les cas, accompagner leur mise en œuvre.
La particularité du consultant indépendant est qu'il travaille à son propre compte : Il gère lui-même l’ensemble de son activité (prospection, organisation, facturation et suivi des missions).
Quelles missions peut exercer un consultant freelance ?
Le consultant freelance peut intervenir de façon ponctuelle ou récurrente, dans des domaines très variés : stratégie, ressources humaines, management, marketing, finance, informatique, etc.
Certains consultants indépendants sont sollicités pour apporter un regard extérieur et proposer des recommandations. D’autres, plus directement, accompagnent la réalisation d’un projet.
Les principales missions d’un consultant freelance
Dans la pratique, un consultant freelance peut notamment :
- réaliser un diagnostic de l’existant,
- analyser les ressources, les process ou l’organisation d’une entreprise,
- proposer des solutions adaptées à une problématique donnée,
- recommander des outils ou des méthodes,
- accompagner la mise en œuvre d’un projet,
- former ou guider les équipes,
- assurer un suivi et ajuster les actions si nécessaire.
Peut-on devenir consultant indépendant sans diplôme ?
En pratique, beaucoup de consultants ont suivi des études supérieures (bac +5), dans leur domaine de spécialité. Toutefois, l’expérience professionnelle joue souvent un rôle central.
Dans ce métier, la légitimité repose surtout sur la capacité à résoudre des problèmes concrets grâce à une expertise acquise sur le terrain.
Consultant indépendant, consultant freelance ou auto-entrepreneur : quelles différences ?
Ces expressions, souvent utilisées comme des synonymes, ne recouvrent pas exactement la même réalité.
- Consultant indépendant : cela désigne le fait d’exercer une activité à son propre compte.
- Consultant freelance : c’est un terme d’usage, très courant, pour parler d’un travailleur indépendant.
- Consultant auto-entrepreneur : on parle d’un régime précis. L’auto-entrepreneur, aujourd’hui appelé micro-entrepreneur, exerce en entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise.
À noter : Un consultant peut être indépendant sans être auto-entrepreneur.
2
Comment préparer son projet avant de se lancer comme consultant ?
Définir son expertise, sa spécialité et son positionnement
Même si un consultant peut être polyvalent, il est souvent préférable de mettre en avant une spécialité. Une offre bien formulée, précise et compréhensible permet d’être plus lisible sur le marché. Avant de se lancer, il est donc essentiel de clarifier son positionnement.
Définir son positionnement
Cela suppose d’identifier :
- son domaine d’expertise,
- les problématiques que l’on sait résoudre,
- les types de clients que l’on souhaite accompagner,
- ce qui différencie son offre de celle d’autres consultants.
Il est aussi important de distinguer deux dimensions complémentaires :
- l’expertise métier, acquise par l’expérience,
- les compétences entrepreneuriales, comme la vente, l’écoute, la négociation, le cadrage ou l’organisation.
Car pour réussir comme consultant, il ne suffit pas d’être expert dans son métier : il faut aussi savoir présenter son offre et convaincre.
Cibler sa clientèle et trouver ses premières missions de conseil
Avant même le lancement officiel, il peut être utile de commencer à prospecter. Cette démarche permet de tester son offre, d’identifier ses premiers contacts et d’avoir davantage de visibilité sur les premiers mois d’activité.
La première étape consiste à définir sa clientèle cible :
- TPE, PME, grands groupes, start-up, etc.,
- secteur d’activité,
- type de besoin,
- interlocuteurs décisionnaires.
Toutes les entreprises n’ont pas les mêmes attentes
Une petite structure cherchera souvent chez un consultant indépendant de la souplesse et de l’opérationnel, tandis qu’un grand groupe pourra attendre un niveau de formalisation plus important. Adapter son discours à sa cible est donc essentiel.
Vérifier ce qui peut freiner votre lancement d'activité
Avant de quitter un emploi salarié pour vous lancer, mieux vaut vérifier certains points :
- Quelles sont les modalités de rupture de votre contrat de travail (démission, rupture conventionnelle, démission-reconversion ou démission pour création d’entreprise) ?
- Quel est le délai de préavis sur votre contrat de travail ?
- Votre contrat de travail comporte-t-il une clause de non-concurrence ?
- Avez-vous l'autorisation de cumuler salariat et entrepreneuriat le cas échéant ?
- Quelles sont les aides à la création d'entreprise dont vous pouvez bénéficier ?
3
Quel est le statut juridique pour un consultant indépendant ?
La micro-entreprise est-elle adaptée pour commencer ?
L'entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise est souvent le statut juridique le plus simple pour démarrer car :
- la création de l'entreprise rapide et gratuite via le guichet unique des formalités des entreprises de l'INPI,
- les formalités administratives sont simplifiées : franchise en base de TVA jusqu'à un certain seuil de chiffre d'affaires et pas d'obligations comptables,
- les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé. Elles sont nulles si aucun chiffre d'affaires n'est réalisé.
Ce régime a aussi ses limites. Pour les activités de conseil relevant des BNC, le plafond de chiffre d’affaires est de 83 600 € en 2026. Si vous dépassez ce seuil deux années consécutives, vous passerez automatiquement sous le statut de l'entreprise individuelle (EI) au régime réel.
Autre point de vigilance
Il n’est pas possible de déduire ses charges réelles. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique. Si vos frais professionnels deviennent importants, ce fonctionnement peut être moins avantageux.
Entreprise individuelle, EURL, SASU : comment choisir ?
Quand l’activité se développe, d’autres statuts juridiques peuvent être envisagés.
L’entreprise individuelle (EI)
L’entreprise individuelle (EI) peut convenir si vous souhaitez déduire vos charges réelles et garder une structure relativement simple. Elle peut être pertinente dès le départ si vous anticipez des frais professionnels importants.
L’EURL
L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) permet de créer une société sans associé tout en relevant du régime des travailleurs non-salariés (TNS). Elle peut intéresser les consultants qui recherchent une structure de société en privilégiant le revenu net à la couverture sociale.
La SASU
La SASU (société à actions simplifiée), de son côté, est souvent choisie par les consultants qui souhaitent une meilleure protection sociale, le président bénéficiant du régime assimilé-salarié et étant associé au régime général de la Sécurité sociale. En contrepartie, les cotisations sociales y sont plus élevées.
Le portage salarial peut-il être une bonne alternative ?
Le portage salarial peut représenter une solution intéressante pour tester une activité de conseil sans créer immédiatement sa propre structure ou dans le cadre d'une reconversion professionnelle.
Le principe est simple : vous trouvez vos clients et réalisez vos missions, mais c’est la société de portage qui facture, encaisse les paiements et vous reverse un salaire après déduction des frais de gestion et des cotisations sociales.
Les principaux avantages du portage salarial
Les atouts majeurs de la société de portage sont :
- peu de gestion administrative,
- pas de structure à créer,
- protection sociale de salarié,
- cadre rassurant pour démarrer.
La principale limite reste le niveau de revenu net généralement inférieur à celui obtenu avec une structure propre, en raison des frais de gestion.
4
Comment construire une activité de consulting rentable et durable ?
Quel est le prix d'une journée de consultant indépendant (TJM) ?
Le taux journalier moyen (TJM) est un repère fréquent chez les consultants. Même si certaines prestations se vendent aujourd’hui davantage au forfait ou à la mission, il reste utile pour construire ses prix.
Pour fixer un tarif cohérent, il faut tenir compte de plusieurs éléments :
- le revenu que vous souhaitez atteindre,
- les charges sociales et fiscales,
- les frais professionnels,
- les congés,
- le temps non facturé,
- le temps consacré à la prospection et à l’administratif.
Autrement dit, votre tarif doit couvrir bien plus que votre seule rémunération.
Les repères pour fixer vos premiers tarifs
Pour définir une première base, vous pouvez vous appuyer sur :
- votre ancien salaire,
- les prix pratiqués sur votre marché,
- les tarifs observés chez des consultants au profil comparable.
Quelles charges anticiper et faut-il faire un business plan ?
Même dans une activité de services intellectuels, les charges peuvent peser sur la rentabilité. Il est donc important de les identifier dès le départ.
Parmi les dépenses fréquentes d’un consultant :
- les frais de déplacement,
- les repas professionnels,
- le matériel informatique,
- les logiciels et abonnements,
- les frais de site Internet,
- la connexion Internet et la téléphonie,
- la documentation professionnelle,
- les honoraires de l'expert-comptable,
- les assurances.
Bonne pratique
Mieux vaut aussi conserver l’ensemble des justificatifs pour la comptabilité et les déclarations fiscales.
Faut-il pour autant réaliser un business plan complet ? Pas nécessairement.
En revanche, un prévisionnel simple et un plan de trésorerie sont très utiles pour estimer :
- les besoins de départ,
- les charges à couvrir,
- le chiffre d’affaires nécessaire,
- le nombre de missions à signer,
- le niveau de revenu réellement atteignable.
Comment trouver des clients et développer son activité ?
Le développement commercial est un pilier de l’activité. Même avec une expertise solide, il est difficile de construire une activité durable sans prospection.
Le premier levier reste souvent votre carnet d'adresses : anciens collègues, anciens clients, partenaires, connaissances professionnelles. C’est souvent par le réseau que viennent les premières opportunités.
Mais pour développer son activité et décrocher des missions en freelance, il est utile d’activer plusieurs canaux :
- les recommandations,
- LinkedIn,
- les plateformes de freelances,
- les événements professionnels,
- la prospection directe,
- les communautés de consultants ou d’entrepreneurs.
L’importance d’un contrat bien cadré
Un contrat mal cadré peut entraîner des incompréhensions, des litiges ou des impayés. Mieux vaut formaliser le périmètre de la mission, les livrables, les délais, les conditions de paiement et les responsabilités de chacun. Il est aussi utile d’anticiper la protection de son activité en cas de difficulté.
5
FAQ : les questions fréquentes avant de devenir consultant indépendant
L'entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise est souvent le point de départ le plus fréquent pour devenir consultant indépendant.
Le revenu d’un consultant indépendant varie selon son domaine d’expertise, son expérience, ses tarifs, son rythme de mission et ses charges. L’enjeu est surtout de fixer des tarifs cohérents avec son objectif de revenu et la réalité de ses coûts.
Les premières missions d'un consultant viennent souvent du réseau professionnel. Il est aussi possible de prospecter directement, de travailler sa visibilité sur LinkedIn, de participer à des événements ou de s’inscrire sur des plateformes spécialisées.
La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) n'est pas obligatoire pour les consultants indépendants. Elle reste néanmoins fortement recommander pour sécuriser l'activité en cas de sinistres.
Côté MAIF
Protégez-vous avec l'assurance professionnelle MAIF et profitez des garanties indispensables à votre activité dès la 1ère formule. Notre assurance couvre votre activité avec un tarif adapté selon votre chiffre d'affaires. En cas de dommages, vous êtes protégé1 et vous préservez la trésorerie de votre société.
1 Dans les limites et conditions du contrat.
MAIF - Société d'assurance mutuelle à cotisations variables - CS 90000 - 79038 Niort cedex 9. Entreprise régie par le Code des assurances et identifiée sous le numéro Siren 775 709 702.
Sur le même thème
Grâce au régime de la micro-entreprise, il n’a jamais été aussi simple de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Mais attention : ce n’est pas parce que c’est facile que vous rencontrerez le succès du jour au lendemain. On vous donne quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté et vous lancer dans la création d'entreprise.
Le régime micro-entreprise a été créé pour que vous puissiez vous lancer facilement dans l’entrepreneuriat, que vous soyez demandeur d’emploi, étudiant, retraité ou même salarié. Toutefois, ce dernier cas de figure nécessite le respect de certaines règles. Voici les 6 principales questions que se posent celles et ceux qui souhaitent cumuler salariat et micro-entreprise.

Vivre de sa passion tous les jours, c’est le rêve de tout indépendant. Mais dans la réalité, il arrive qu’on ne se sente plus en accord avec ses missions et qu’on ne sache plus quelle direction donner à sa vie professionnelle. Mais, seul face à notre liberté, l’étendue des possibles est difficile à appréhender. Pour nous orienter, un travail d’introspection s’impose. Il s’agit de se poser les bonnes questions afin d’identifier nos aspirations, nos valeurs et nos aptitudes. Alors comment trouver sa voie quand on est freelance ? Vous avez de la chance, des outils existent pour nous guider dans notre réflexion et nous aider à (re)donner un nouvel élan à notre carrière. Découvrez nos 10 tests de personnalité favoris pour (re)trouver votre voie si vous êtes freelance !
Se lancer dans l’entrepreneuriat implique de choisir un cadre juridique adapté. Parmi les options accessibles, la micro-entreprise est souvent privilégiée en raison de sa simplicité administrative et fiscale. Pourtant, avant 2016, l’auto-entrepreneur et la micro-entreprise étaient deux régimes distincts. Aujourd’hui, ces termes sont souvent utilisés de manière interchangeable, mais désignent-ils exactement la même chose ? Cet article vous explique en détail les spécificités de chaque régime et les avantages de leur fusion.



