
Les coffres sont des bouées sur lesquelles les bateaux peuvent s'amarrer. On en trouve dans des baies ou des rivières lorsqu'il n'y a pas d’infrastructures portuaires ou pour éviter aux navires de mouiller leur ancre.
Marc Helary, Infornav
8 min
Créé en janvier 2023, mis à jour le 13 février 2023
Savoir régler les voiles permet d’optimiser la vitesse du bateau et donc de gagner du temps sur les escales.
Sommaire
Les voiles se règlent différemment en fonction des différentes allures. Ce terme ne désigne pas la vitesse mais schématise les divers angles possibles entre l’axe du bateau et l’axe du vent.
Pour mieux appréhender ces notions fondamentales, nous distinguerons les réglages selon deux grands schémas aérodynamiques bien distincts : les allures de près, lorsque le vent vient de l’avant du bateau (en rouge) et les allures portantes, lorsque le vent vient de l’arrière (en vert).
Si une voile n’est pas totalement gonflée, elle n’est pas totalement propulsive. A l’inverse, une voile trop bordée perd aussi de sa puissance. Aux allures de près le but du jeu consiste donc à border les voiles à la limite du faseyement, lorsqu’elles sont juste gonflées. L’écoulement du vent sur les voiles est alors optimal : on dit qu’il est laminaire.
On parle d’allures de près lorsque le vent vient de l’avant du bateau. Ces allures sont le près serré, le près bon plein et le petit largue jusqu’au travers.
Lors des changements de cap, les équipiers doivent choquer les voiles simultanément en laissant du mou sur les écoutes dès que le bateau s’écarte du vent (le barreur abat).
A l’inverse, ils doivent les border quand le bateau se rapproche du vent (le barreur lofe).
Ainsi l’angle voiles-vent reste le même du près jusqu’au travers.
Ces petits rubans ou brins de laine disposés à l’avant du génois matérialisent l’écoulement des filets d’air sur la voile. Pour que la voile donne sa pleine puissance, les penons doivent être horizontaux, et ce du près jusqu’au travers. Deux cas de figure se présentent :
Attention
Si les intrados décrochent dans le haut du génois, avancer un peu le chariot jusqu’à ce qu’ils soient horizontaux.
Lorsqu’on navigue près du vent le génois très bordé dévie les filets d’air sur la grand-voile. Une bulle peut alors apparaître à l’avant de celle-ci. Pour la résorber :
Attention
La bôme ne doit jamais se trouver au vent de l’axe du bateau sous peine de le faire ralentir.
Au portant les écoulements de l’air sur le génois et la grand-voile deviennent turbulents. L’observation des penons devient inutile pour le génois et la grand-voile et les options de réglages sont moins nombreuses qu’au près.
L’air étant un fluide au même titre que l’eau, c’est alors le principe de "l’assiette de soupe" qui prévaut : on cherche à creuser les voiles au maximum pour contenir le plus d’air possible.
On parle d’allures portantes lorsque le vent vient de l’arrière du bateau. Ces allures sont le largue, le grand largue et le vent arrière.
Lorsque le bateau navigue aux allures de près (le vent venant de l’avant et jusqu’au travers), on règle toujours la voile d’avant en premier car elle dévie les filets d’air sur la grand-voile. Celle-ci sera donc réglée dans un deuxième temps pour éviter des manipulations superflues.
Pour éviter de vous charger le dos en bordant la grand-voile au près :
Pour économiser ses forces en bordant les voiles si le vent est soutenu :
Pour utiliser les écoutes de génois sans risquer de se pincer les doigts :
Attention
Pour plus d’efficacité, ne pas hésiter et saisir la manivelle à deux mains.
Côté MAIF
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