Décès d’un proche : quelles répercussions financières ?

homme avec un enfant

Karl D.


MAJ mars 2021

Quand le décès du conjoint survient dans un foyer, il peut être difficile de faire face aux conséquences financières qui accompagnent cet évènement. Quelles sont les premières dépenses ? Quelles sont les conséquences à moyen et à long termes ? Comment assumer la perte d’un revenu ?

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Les dépenses immédiates après un décès

Tout de suite après le décès, les proches doivent faire face à des frais de nature, pour certains, à déséquilibrer le budget du foyer durablement.

Le coût des obsèques

Après un décès, le dernier sujet que l’on souhaite aborder est celui des finances. Pourtant, il revient aux plus proches du défunt de faire face aux toutes premières dépenses. Elles surviennent quelques jours seulement après l’événement, il s’agit des frais d’obsèques. Leurs coûts, variables, avoisinent les 3800 à 4300 € minimum, selon que l’on opte pour la crémation ou l’inhumation 1 .

Accès aux comptes du défunt

Dès que le décès de l’un de ses clients survient, la banque bloque ses comptes et livrets individuels. Elle continue néanmoins à honorer les chèques et paiements par carte bancaire effectués avant le décès. Sur présentation de justificatifs, devis ou facture des pompes funèbres, les héritiers pourront régler, via l’un de ces comptes, les frais urgents dont les frais d’obsèques.

Les charges du quotidien 

Après le décès, les charges de la vie quotidienne continuent à courir, alors même que le foyer enregistre fatalement une baisse des revenus. Les prélèvements automatiques restent inchangés : loyer, factures d’énergie, de téléphone, impôts…

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Faire face aux crédits et aux dettes

Les conséquences financières d’un décès s’inscrivent dans la durée. Rééquilibrer un budget peut prendre du temps notamment si d’autres charges alourdissent encore les dépenses. À moyen terme, il faut faire face aux crédits et aux dettes contractées avant le décès.

Les crédits à la consommation après le décès

Si la personne décédée avait contracté un ou plusieurs crédits à la consommation, les échéances ne s’éteignent pas. Si aucune assurance emprunteur n'avait été souscrite avec le crédit, ce sont les héritiers qui doivent les pendre en charge. Ils remboursent en puisant dans les ressources du défunt, après règlement de la succession, ou dans les leurs.

L’assurance du prêt immobilier

Le cas de l’emprunt immobilier est particulier. Car même si elle n’est pas obligatoire au sens strict, une assurance emprunteur est quasiment toujours associée à un crédit pour l’achat d’un logement. Les garanties, hors exclusions, sont mises en œuvre au moment du décès. Si l’emprunt a été souscrit à plusieurs, en couple par exemple, les situations dépendent des quotités choisies :

  • les co-emprunteurs étaient assurés chacun à 50 %, l’assurance prend en charge la part du capital restant dû par le défunt, le survivant « n’a plus qu’à » rembourser sa part du crédit,
  • si les deux étaient assurés à 100 %, le prêt immobilier est intégralement remboursé.

Le droit de refuser un héritage

Si les dettes sont finalement supérieures aux actifs du défunt, l’héritier peut accepter la succession à concurrence de l’actif net. Dans ce cas, les créanciers ne peuvent pas « se servir » dans son patrimoine personnel.
Il est également possible aux héritiers de refuser purement et simplement la succession, renoncer au patrimoine du défunt qui sera liquidé pour rembourser le créancier.

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L’avenir des enfants

À plus long terme enfin, le décès prématuré d’un conjoint peut compromettre en partie les projets d’avenir, notamment ceux qui concernent les enfants.

Continuer à faire face aux dépenses d’éducation

Une fois réglés les factures et autres impératifs, la perte d’un revenu au sein du foyer restreint les marges de dépenses. Celles relatives à l’éducation des enfants restent importantes dans le budget familial : la cantine, les vêtements, les activités extrascolaires....
Les projets d’études supérieures doivent aussi être réévalués en fonction de la nouvelle donne. Il faut compter les frais d’inscription, la location d’un appartement, l’alimentation, l’argent de poche, les déplacements…

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L’assurance pour rebondir après un décès

Il n'est jamais trop tôt pour anticiper et mettre en place des solutions qui protégeront votre famille des conséquences financières ou encore familiales d'un décès. L'assurance vie et l'assurance décès sont deux assurances complémentaires pour préparer l'avenir.

Côté MAIF

L’assurance décès Rassurcap Solutions accompagne vos proches et les aide à faire face aux conséquences financières de votre décès à la suite d’une maladie ou d’un accident. Notre contrat prévoit  le versement d’une rente ou d'un capital, déterminé à l'avance, au(x) bénéficiaire(s) que vous avez désigné(s).


Le contrat Rassurcap Solutions est conçu et géré par MAIF VIE, filiale assurance vie de MAIF, et proposé par MAIF. Les Prestations de services du contrat sont mises en œuvre par IMA SERVICES.
MAIF - Société d’assurance mutuelle à cotisations variables - CS 90000 - 79038 Niort cedex 9.
MAIF VIE - Société anonyme au capital de 122 000 000 € - RCS Niort 330 432 782 - CS 90000 - 79029 Niort cedex 9.
Entreprises régies par le Code des assurances.
IMA SERVICES - Société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 3 553 329 euros - RCS NIORT 430 336 552 -118 avenue de Paris - CS 40000 -79033 Niort Cedex 9

1 Selon la Confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM) 8 juil.2020 source: dossierfamilial.com dossierfamilial.com

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