Parler de la mort aux enfants

Antonin


MAJ octobre 2021

À tous les âges de la vie, la mort est un sujet qui ne laisse pas insensible et parfois difficile à aborder. Dès le plus jeune âge, les enfants cherchent à comprendre le monde et s’interrogent sur le sujet. Vous pouvez donc être confronté à des questions auxquelles vous ne vous attendiez pas. Pour autant, il est important d’en parler avec les plus jeunes, même avant que la mort ne touche leur entourage. Nous vous donnons quelques conseils pour vous aider à aborder le sujet.

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Adapter les réponses à l’expérience de l’enfant

C’est peut-être le point central pour aborder ce sujet. L’expérience de votre enfant, et donc sa découverte du sujet de la mort ne seront pas les mêmes selon qu’il ait 4 ans ou qu’il approche de sa dixième année. En conséquence, ses interrogations varient à mesure que les années passent.

Aux alentours de cinq ans, la compréhension de la mort par un enfant est restreinte. Ses questionnements se basent principalement sur ce qu’il voit et rencontre dans son environnement (animal mort, évocation du sujet par une adulte…). Par exemple : pourquoi le chat est-il mort ? Et quand est-ce qu’il ne sera plus mort ?

Pour répondre à ses questions, choisissez des mots simples afin de répondre à ses interrogations sans essayer de lui donner une compréhension totale du sujet.

À l’approche de ses dix ans, la compréhension de l’enfant s’étend progressivement à la dimension permanente et inévitable de la mort. Par son expérience et le vécu de son entourage, il est en mesure de comprendre que la mort concerne tous les êtres vivants. Pour l’accompagner dans son développement, vous pouvez alors en discuter plus en détail. Toujours sur la base de ses interrogations pour ne pas le brusquer, faites en sorte que votre enfant mène lui-même la conversation. Vous pouvez aussi l’orienter vers des lectures sur le sujet, cela permet à votre enfant de poursuivre son cheminement.

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Un principe : toujours dire la vérité

La vérité doit être au cœur de tous vos échanges sur le sujet.

Qu’il s’agisse d’interrogation de la part de l’enfant ou que vous y soyez confronté dans votre entourage, gardez toujours que vous aiderez votre enfant en lui disant la vérité. Tous les écrits sur le sujet le disent, mentir à votre enfant ne contribue en aucun cas à le protéger.

Les enfants comprennent les émotions, inutile de les cacher.

De la même manière, il peut être tentant de dissimuler votre chagrin à la perte d’un proche. Et ainsi de ne pas lui montrer votre tristesse. Mais cela risque de lui peser d’autant plus. Les enfants ressentent très bien les émotions et s’en imprègnent. Face au deuil, expliquer la situation à votre enfant lui permettra de comprendre et de mieux vivre cette étape.

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Décès d’un proche : votre enfant doit-il aller à l’enterrement ?

L’accompagnement de l’enfant est essentiel lors d’un tel moment.

De manière générale, privilégiez le dialogue avec votre enfant. Vous pouvez lui proposer d’y participer. Bien entendu, si votre enfant vous fait part d’un souhait contraire, l’essentiel reste de l’écouter. Mais la présence aux funérailles lui permet d’être intégré à l’hommage rendu au défunt. Cela fait aussi partie de son apprentissage. En revanche, la présence d’un adulte à ses côtés reste nécessaire, pour répondre à ses questions ou aller prendre l’air en cas de besoin pendant la cérémonie par exemple.

Les obsèques représentent une étape importante du souvenir.

Lorsque votre enfant est confronté au deuil, les obsèques représentent un moment essentiel du souvenir de la personne défunte. Sous forme d’hommage et de « au revoir », ce moment l’accompagne tout au long de sa vie. Plus tard, ce moment restera un souvenir important pour votre enfant. Vous pourrez ensuite accompagner votre enfant et l’aider à se souvenir du défunt grâce aux photos ou encore par des récits de son histoire.

Côté MAIF

Une écoute psycho-sociale peut permettre à votre enfant d'avancer dans les étapes du deuil. L'Assurance Obsèques Sollicitudes et l'Assurance Décès Rassurcap Solutions prévoient un accompagnement pour aider les proches du défunt à surmonter ces étapes.

Le contrat collectif Sollicitudes a été souscrit par l'Association Solidarité Autonomie et Prévoyance (ASAP) auprès de MAIF et MAIF VIE, filiale assurance vie de MAIF. Ce contrat, conçu par MAIF et MAIF VIE, est géré par MAIF VIE pour compte commun et proposé par MAIF.
Le contrat Rassurcap Solutions est conçu et géré par MAIF VIE, filiale assurance vie de MAIF, et proposé par MAIF. Les Prestations de services du contrat sont mises en œuvre par IMA SERVICES.
MAIF - Société d’assurance mutuelle à cotisations variables - CS 90000 - 79038 Niort cedex 9.
MAIF VIE – Société anonyme au capital de 122 000 000 € - RCS NIORT 330 432 782 - CS 90000 - 79029 Niort Cedex 9.
Entreprises régies par le Code des assurances
IMA SERVICES - Société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 3 553 329 € - RCS NIORT 430 336 552 -118 avenue de Paris - CS 40000 -79033 Niort Cedex 9.
ASSOCIATION SOLIDARITÉ AUTONOMIE ET PRÉVOYANCE (ASAP) - CS 90000 - 79029 Niort cedex 9.

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