MAIF, Assureur Militant

Conseils et prévention
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Crédits et épargne

Les garanties et assurances

  • La banque me demande une garantie. Quelle différence y a-t-il entre caution, hypothèque et privilège du prêteur de deniers ?

    L’hypothèque permet à l’établissement prêteur, en cas de non-remboursement de la part de l’emprunteur, d’exiger la mise en vente du bien objet du crédit. L’hypothèque court sur la durée du crédit, plus 2 ans. La mise en place de cette garantie a un coût, et en cas de revente du bien avant la fin du crédit, il est nécessaire de procéder à une main levée de cette hypothèque pour en dégager le bien immobilier. Cette mainlevée présente également un coût. Le privilège de prêteur de deniers = Cette garantie fonctionne de la même manière que l’hypothèque, à quelques nuances près. Elle est moins chère car ne supporte pas le coût de la taxe de publicité foncière et ne concerne que des biens existants (terrains ou logements) et non les ventes sur plan ou les constructions de maisons individuelles.

    La société de caution = les établissements financiers peuvent vous proposer de faire appel à une société de caution. En contrepartie d’un versement proportionnel au montant de votre crédit, la société se substituera à vous auprès de cet établissement en cas de non-remboursement. Bien entendu, la société de caution se retournera ensuite vers vous pour recouvrer les dépenses engagées.

    Il existe plusieurs types de fonctionnement. Certaines sociétés proposent un prix déterminé au moment de la mise en place du crédit, d’autres un prix plus élevés au départ mais dont une partie peut être remboursée en fin de crédit. Ce type de garantie ne supporte pas de frais de mainlevée en cas de remboursement anticipé.

    La caution mutuelle = sous certaines conditions, des mutuelles proposent à leurs adhérents de cautionner gratuitement leur crédit immobilier s’ils empruntent auprès d’établissements financiers référencés par leurs services.

  • L’assurance emprunteur est-elle obligatoire ?

    L’assurance emprunteur ne constitue pas une obligation légale. Pour autant les banques demandent systématiquement sa souscription pour l’octroi d’un prêt immobilier. Si elle représente une sécurisation du crédit pour les banques, elle constitue aussi une protection de l’emprunteur et de son foyer contre les risques garantis.

    L’assurance emprunteur couvre, dans la majorité des cas, les aléas suivants :

    • le décès ;
    • la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) ;
    • l’incapacité temporaire de travail (ITT) ;
    • l’invalidité permanente totale (IPT) ;

    Certaines offres d’assurance emprunteur intègrent également une option « perte d’emploi ». Assez chère, cette garantie peut se révéler au final peu attractive (nécessité d’être en CDI au moment de la rupture du contrat de travail, et d’avoir droit aux allocations chômage).
    Avant de souscrire une assurance emprunteur, il convient de bien étudier les garanties proposées par le contrat d’assurance et notamment leurs limites.