Le coach freelance

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Créé en juin 2024, mis à jour le 21 septembre 2026

Le guide pratique du métier de coach : on vous explique comment se former, développer ses compétences, trouver ses clients et ne jamais cesser d’apprendre !

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Connaissez-vous les formations ?

"Il fut une époque où il y avait 65 écoles de coaching en France, avec quasiment que des certifications maison, école par école." Se souvient Philippe Duvillier, fondateur de la Haute École de Coaching à Paris et président du Syndicat français des acteurs professionnels du coaching.

Mais, comme l’ostéopathie il y a quelques années, le métier est en train de se structurer. Il existe désormais une certification reconnue par l’État. L’idée, lancée par des écoles de coaching elles-mêmes, était de “noyauter le métier pour ne plus pouvoir être coach sans être certifié”. Aujourd’hui, plusieurs écoles et organismes de formations proposent des certifications reconnues par l’État. Il est également possible de se former à l’université, notamment à Paris VIII.

La formation varie d’un établissement à l’autre mais les grands traits sont les mêmes, avec l’apprentissage d’un processus en quatre étapes minimum : aider le client à comprendre sa situation actuelle, à déterminer un objectif, à comprendre pourquoi il ou elle n’arrive pas à le réaliser et à mettre en place des actions pour y parvenir. Les formations peuvent durer entre 6 mois et 1 an selon le parcours choisi.

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Quelles sont les compétences à maîtriser ?

Coaching oblige, ce sont surtout des soft skills : “avoir une écoute active, savoir faire évoluer quelqu’un sans l’influencer”, explique Philippe Duvillier. Anne-Claire Lefèvre, psychologue et coach, appuie : il faut savoir “écouter sans jugement, poser les bonnes questions, rester le plus ouvert et objectif possible et se mettre à distance.” Pour elle, il est très important de se connaître soi-même pour bien faire ce métier, d’où l’intérêt d’être également suivi par un psychologue. Bien évidemment, tout cela s’apprend et se travaille.

Il y a aussi de la technique, sans processus ça ne fonctionne pas.

Rappelle Philippe Duvillier.

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Quels types de clients existent-ils (et comment les trouver) ?

Quatre profils de coachs

Philippe Duvillier distingue quatre profils de coachs, et donc autant d’univers professionnels différents.

Deux profils d'indépendants

Ils ont choisi de se lancer soit :

  • dans le “life coaching” (travail avec des particuliers, coaching scolaire et parental),
  • sur le marché professionnel (coaching en entreprise et dans la fonction publique).

Les professionnels de santé

Ils veulent pouvoir utiliser les techniques du coaching dans leur activité.

Les "métiers de l’art"

Des metteurs en scène, par exemple, "qui se forment pour aider les acteurs à avoir la bonne posture et à lever les points de blocage."

En réalité, beaucoup de gens qui se forment au coaching sont en reconversion professionnelle et disposent donc déjà d’un réseau sur lequel s’appuyer.

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Savez-vous où trouver du travail, du soutien, des conseils ?

Philippe Duvillier a lancé le Syndicat français des acteurs professionnels du coaching pour permettre aux coachs de se rencontrer et d’échanger : "j’ai créé cette plateforme parce que je passais autant de temps à les aider à trouver du boulot qu’à les former !".

Il existe aussi des associations :

Continuer à apprendre

"On n’a jamais fini de se former dans ce genre de métier", souligne Anne-Claire Lefèvre. "Il y a plein de formations intéressantes, de thérapies différentes et de ponts entre elles. Je trouve dommage qu’il y ait des guéguerres entre certains courants : au contraire, il ne faut pas hésiter à multiplier les approches."

La Haute École de Coaching propose toute une série de spécialisations pour ceux qui le souhaitent mais, pour Philippe Duvillier, "le plus important une fois qu’on est coach, c’est la supervision, qui est un acte gratuit entre pairs et qui permet de ne pas avoir constamment la tête dans le guidon."

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