
Gilet rétro-réfléchissant et triangle de pré-signalisation sont obligatoires à bord de votre véhicule. Conducteur mieux perçu, véhicule mieux signalé : cette règle vise à renforcer la sécurité des usagers en situation d'arrêt d'urgence.
Isabelle Mazet-Faubladier, Juliette Cédat
14 min
Créé en mars 2023, mis à jour le 7 août 2025
La conduite accompagnée, qui est la plus connue, permet, d'acquérir une expérience au volant concrète et progressive après une période de formation initiale. Lancé en 1988, ce dispositif permet à l’élève de se confronter progressivement à la variété et à la complexité des conditions de circulation, sous la surveillance constante et directe d’un accompagnateur. Elle a pour objectif de réduire l’accidentologie très élevée des jeunes conducteurs. Mais il existe également d’autres types d’apprentissages.
Sommaire
La filière d’apprentissage " conduite accompagnée " recouvre 3 solutions spécifiques :
Pour être efficace et réussie, la conduite accompagnée doit favoriser l’acquisition d’expérience et d’automatismes dans des situations variées : les trajets doivent être diversifiés (durée, conditions de circulation, réseau). Elle doit aussi développer les capacités d’adaptation et d’anticipation (prise en compte du comportement d’autrui et des facteurs d’insécurité).
Il n'existe pas d'âge limite pour suivre l'apprentissage anticipé de la conduite... à 50 ou 60 ans, c'est encore possible !
Plusieurs écoles en France proposent ces différents types d’apprentissage de la conduite, adaptés aux handicaps auditifs ou moteurs.
Pour trouver une école agréée, rendez-vous sur Carte des auto-écoles | Sécurité routière.
Depuis le 1er janvier 2024, un jeune de 17 ans révolus, détenteur du permis B, ayant fait la conduite accompagnée ou non, pourra conduire seul un véhicule 4 roues de PTAC ≤ 3.5 T ou devenir enfant conducteur déclaré (déclaré comme conducteur d’un véhicule sans en être le conducteur principal).
L’apprentissage anticipé de la conduite est proposé aux jeunes à partir de 15 ans. Il permet une acquisition progressive et étalée dans le temps, des compétences indispensables à une conduite sûre et responsable d’un véhicule de la catégorie B (PTAC inférieur à 3,5 t). C’est une occasion unique d’apprendre à maîtriser son comportement, à dédramatiser la conduite tout en identifiant ses risques et leur complexité, et d’accéder ainsi progressivement à l’autonomie.
Il se déroule en deux phases.
L'élève doit être titulaire de l'ASSR 2 (attestation de sécurité routière de niveau 2 passée en classe de 3ème) ou de l'ASR (attestation de sécurité routière). Il doit ensuite réussir l’examen au code de la route.
Muni de ce diplôme, l'élève doit suivre un minimum de 20 heures de conduite en auto-école. Quand son niveau de conduite est jugé suffisant, l'auto-école lui délivre une attestation de fin de formation (à transmettre à son assurance) qui constitue une autorisation de circuler et permet d’accéder à la seconde phase de la formation.
Cette nouvelle étape se déroule sur une durée d'au moins un an et une distance d'au moins 3 000 km. L’élève doit être placé dans des situations de conduite les plus variées possibles (jour/nuit, pluie/beau temps, route principale, secondaire, autoroute, trajet urbain, zone résidentielle…).
Elle débute par un rendez-vous pédagogique d’une durée minimum de 2 heures où l'enseignant de l'école de conduite dispense ses conseils et remet un guide à l’accompagnateur et à l’élève.
La phase de conduite accompagnée est jalonnée de 2 rendez-vous pédagogiques obligatoires avec l'auto-école, d’une durée d’au moins 3 heures :
La partie pratique d’une heure de conduite, permet de faire le point sur les progrès réalisés et d’apporter les conseils nécessaires pour poursuivre l’apprentissage dans de bonnes conditions.
La partie théorique de 2 heures permet de faire le point sur les expériences vécues, sur la sécurité routière et les facteurs de risques (alcool, vitesse, fatigue...).
Ces rendez-vous pédagogiques sont une opportunité pour réorganiser ses connaissances, pour donner plus d'aisance dans l'accompagnement et pour mieux comprendre les pratiques de conduite à mettre en place chez le jeune.
Depuis le 1er janvier 2019, le délai probatoire peut être réduit pour les titulaires d'un premier permis de conduire qui auront suivi une formation complémentaire de 7 h.
Guide pratique
Une formule plus souple que la conduite accompagnée puisque vous n’aurez pas de kilométrages minimums à réaliser. Tout ce qu’il faut savoir sur la conduite supervisée.
L'apprentissage se déroule en deux étapes :
Dans le premier cas, la conduite supervisée est choisie comme formation pratique initiale. La formation théorique et pratique est identique de celle de l’AAC (code + 20 h de conduite en auto-école + attestation de fin de formation autorisant la conduite accompagnée proprement dite).
Deuxième cas de figure : la conduite supervisée est choisie après un échec à l’épreuve pratique du permis de conduire :
Comme pour la filière classique : les nouveaux titulaires du permis de conduire disposent de 6 points sur leur permis et doivent attendre trois ans sans infraction avant d’en obtenir 12.
Le passage de l’âge minimum légal de l’obtention du permis à 17 ans n’impacte pas l’accès au dispositif de conduite supervisée, qui reste fixé à 18 ans.
Prévue par le décret du 18 décembre 2009, la conduite encadrée est accessible dès 16 ans et réservée aux jeunes qui préparent un diplôme professionnel de l’éducation nationale. Cette formule d'apprentissage leur permet donc de préparer le permis dans le cadre de leur cursus scolaire.
Il a pour but de mesurer les progrès réalisés par l'élève et d'apporter les conseils nécessaires pour poursuivre la conduite encadrée dans de bonnes conditions.
Attention !
Lors de la phase de conduite encadrée, l’élève doit toujours avoir le document d’extension de garantie délivré par l’assureur et l’attestation délivrée par le chef d’établissement. Ces documents font office de justificatifs en cas de contrôle par les forces de l’ordre.
Côté MAIF
La MAIF encourage la conduite accompagnée en octroyant l’extension de garanties nécessaire, sans supplément de cotisation ni augmentation de franchise.
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