Conseils et prévention

Conduite accompagnée Apprendre à conduire de 15 à 77 ans

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L’Apprentissage anticipé de la conduite ou AAC

L'Apprentissage anticipé de la conduite ou AAC

L’apprentissage anticipé de la conduite (AAC) est ouvert, depuis le 1er novembre 2014, aux personnes âgées d’au moins 15 ans. Cet apprentissage permet une acquisition, progressive et étalée dans le temps, des compétences indispensables à une conduite sûre et responsable d’un véhicule de la catégorie B. C’est une occasion unique d’apprendre à maîtriser son comportement, à dédramatiser la conduite tout en identifiant ses risques et sa complexité, d’accéder progressivement à l’autonomie.

Cet apprentissage se déroule en deux phases :

  • une première phase de formation, dispensée par un établissement d’enseignement agréé,
  • une seconde phase de conduite accompagnée d’une durée minimale d’un an au cours de laquelle l’élève doit parcourir au moins 3 000 km.
Les avantages de l'AAC
  • Pouvoir commencer la formation initiale en école de conduite dès 15 ans.
  • Acquérir une expérience de conduite
  • Passer l'épreuve pratique du permis de conduire dès 17 ans et demi (toutefois, l'apprenti ne pourra conduire sans son accompagnateur qu'à partir de 18 ans).
  • Un taux de réussite plus important à l’épreuve du permis de conduire : 74 % de chances de l'obtenir dès la première fois contre 55 % par la voie de l'apprentissage traditionnel.
  • Une période de permis probatoire réduite : 2 ans au lieu de 3 ans.
Les étapes
  • L'élève suit l’enseignement théorique de préparation au code de la route. NB : pour pouvoir s'inscrire, il doit être titulaire de l'ASSR 2 (Attestation de sécurité routière de niveau 2), passée en classe de 3ème, ou de l'ASR (Attestation de sécurité routière).
  • S’il réussit cet examen, l'élève prend ses cours de conduite avec un enseignant d'une école de conduite pendant un minimum de 20 heures. Quand le niveau de conduite est jugé suffisant, l'auto-école lui délivre une attestation de fin de formation (cette attestation doit être envoyée par l’assuré à la MAIF).
  • Véritable autorisation de circuler, elle autorise la seconde phase, celle de la conduite accompagnée proprement dite.
  • Cette nouvelle étape se déroule sur une durée d'au moins un an et une distance d'au moins 3 000 km, parcourue à différents moments du jour et de la nuit, et dans des situations de conduite les plus variées possibles (conditions météorologiques diverses, réseau routier et autoroutier...).
  • Elle débute par un rendez vous pédagogique d’une durée minimum de 2 heures où l'enseignant de l'école de conduite dispense ses conseils aux deux parties (accompagnateur et élève) pour bien commencer la période de conduite accompagnée. Un guide comportant les informations utiles pour un bon déroulement de la conduite accompagnée est remis à l'issue de ce rendez-vous.
  • La phase de conduite accompagnée est ensuite jalonnée de 2 rendez-vous pédagogiques obligatoires avec l'auto-école d’une durée d’au moins 3 heures :
  • Le premier, 4 à 6 mois après la fin de la formation en auto-école.
  • Le deuxième, après un minimum de 3 000 km parcourus.
  • Ces rendez-vous pédagogiques auxquels la présence de l’accompagnateur est obligatoire comportent :
  • une partie pratique d’une heure de conduite, permettant de faire le point sur les progrès réalisés et d’apporter les conseils nécessaires pour poursuivre l’apprentissage dans de bonnes conditions,
  • une partie théorique de 2 heures sur les expériences vécues, sur la sécurité routière et facteurs de risques (alcool, vitesse, fatigue...), généralement réalisée en collectif.
  • L’importance des rendez-vous pédagogiques :
    Ces rendez-vous pédagogiques sont une opportunité pour réorganiser ses connaissances, pour donner plus d'aisance dans l'accompagnement et pour mieux comprendre les pratiques de conduite à mettre en place chez le jeune
Nos conseils
  • Élèves et accompagnateurs doivent être motivés pour s’impliquer dans cet apprentissage. La conduite accompagnée doit se dérouler dans un climat de confiance mutuelle.
  • L’accompagnateur doit être prêt à s’investir dans ce projet éducatif, être disponible, ne pas avoir peur des débats contradictoires souvent enrichissants et de remettre en cause ses propres pratiques. L'accompagnateur doit être un guide et un modèle pour le jeune. Il doit avoir un rôle modérateur, notamment en matière de vitesse.
  • N'hésitez pas à comparer les prestations de plusieurs auto-écoles.
  • Vérifier les modalités pratiques d'enseignement et d'organisation des différentes phases de formation.
  • Attention !
    On ne manquera pas de s'interroger sur des propositions de tarifs plus basses, parfois incompatibles avec la qualité de la formation
  • Un plan de formation personnalisé à partir de l’évaluation de départ (exercice de conduite et entretien).
  • Des cours qui abordent tous les thèmes de sécurité routière.
    La durée, le rythme et l'organisation des leçons (les trajets avec d'autres élèves sont formateurs).
  • L’alternance entre formation théorique et formation pratique.
  • La mise en place d’animations collectives lors des rendez-vous pédagogiques qui sont là aussi, à privilégier (recueil d'expérience, échanges de pratiques).
  • La disponibilité de l'enseignant tout au long de la phase d'accompagnement pour conseiller et répondre aux éventuelles interrogations des accompagnateurs.
  • La proposition d'un examen blanc avant l'épreuve du permis.
  • N’oubliez pas
    Le bon fonctionnement du binôme " accompagnateur-enseignant auto-école " joue un rôle essentiel pour l'élève.