Sports d'hiver : bien se préparer

blessure sportive

Catherine Drilleaud, Mathilde Joumel

10 min


MAJ janvier 2023

Quel plaisir de dévaler une piste de ski ! Attention cependant : si la plupart des chutes sont sans gravité, une simple erreur de réglage de matériel ou un défaut de maîtrise de trajectoire peut avoir des conséquences redoutables. Pour éviter fractures, entorses et collisions, il est indispensable de se préparer et d'adopter une attitude de respect d'autrui. Et gare au hors-piste !

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Se préparer à la pratique des sports d’hiver

Comme pour tout sport, la pratique du ski nécessite une bonne préparation physique (au moins deux mois avant de partir) : une activité sportive régulière tout au long de l'année assure la résistance et l'endurance nécessaires à un bon séjour montagnard.

Avant de s'aventurer

  • Consultez la météo chaque jour, c’est la garantie d’être informé des risques (avalanches, vent, plaques de glace...) : attention également à la mauvaise visibilité due au brouillard.
  • Prenez un petit-déjeuner consistant et hydratez-vous tout au long de la journée.
  • Première précaution avant de se retrouver en haut des pistes : être en bonne forme physique. S’élancer dans une descente si l'on se sent fatigué est une erreur dangereuse.
  • Être détendu et en bonne forme permet d’éviter les tensions, crispations ou appréhensions, facteurs de mauvaises chutes.
  • Commencez la journée de ski en optant par une ou deux descentes faciles, sur piste verte ou bleue.
  • Vous ne vous sentez pas en confiance ? Pourquoi ne pas reprendre quelques cours…

Débutants, femmes enceintes : attention danger !

Les femmes enceintes doivent absolument éviter les altitudes supérieures à 1 800 mètres et proscrire le ski dès le quatrième mois de grossesse. Avant de partir, il est conseillé de faire un test d’hypoxie afin de connaître votre tolérance à la baisse d’oxygène. 

Les débutants ne s'aventureront pas sur les pistes rouges ou noires, trop difficiles. 

Éviter les blessures aux sports d’hiver

Chaque année, les amateurs de sports d'hiver sont impatients de la voir arriver : la neige ! Mais se précipiter sur ses skis, c'est risqué !

#Agissons avec Jamy

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Bien s’équiper

Avant de se lancer

  • Faites-vous conseiller par un professionnel.
  • Choisissez des skis et des chaussures en bon état, adaptés à la taille, au poids et au niveau du skieur.
  • Pour plus de sécurité, faîtes régler chaque année vos fixations selon la norme ISO 11088 auprès d’un professionnel.
  • Achetez ou louez un casque spécifique à la pratique du ski alpin (NF EN 1077).
  • Vous êtes snowboarder, équipez-vous de protection pour les poignets.
  • Protégez-vous du froid avec un équipement vestimentaire imperméable et chaud. L'habillement doit être constitué de couches successives pour pouvoir se vêtir ou se dévêtir en fonction des évolutions de la température. Coton, laine et laine polaire sont à privilégier.
  • Complétez votre tenue par des sous-vêtements chauds, une écharpe, des moufles ou des gants étanches, une seule paire de chaussettes dans vos chaussures de façon à ne pas comprimer le pied.
  • Pensez que les enfants sont plus sensibles au froid que les adultes.
  • Lunettes ou masques (protection indice 4) sont indispensables même par temps couvert. Crème solaire et stick pour les lèvres sont appliqué pour protéger votre peau.
  • Un sac à dos sera nécessaire pour emporter le plan des pistes, horaires des remontées, téléphone portable ou sifflet, crème solaire et baume à lèvres, pull, vivres et boissons.

Vous débutez en ski alpin ? Optez pour des skis plus courts, moins rapides mais plus maniables. N’hésitez pas à solliciter les conseils des loueurs de matériel.

Attention !

Le non déchaussement est responsable de la plupart des entorses et fractures des membres inférieurs. Le décrochage intempestif provoque une chute inattendue et d'autant plus dangereuse. 

À faire : le test "clic-clac" : voici un test conseillé pour les skieurs "moyens" : à l'arrêt, faire pivoter le pied vers l'intérieur, genou légèrement fléchi. Ce seul mouvement doit suffire à déclencher l'ouverture de la fixation, qui doit se faire sans douleur, mais avec un effort de rotation. 

Le port du casque : indispensable !

  • Le port du casque (norme EN 1077) est une protection nécessaire.
  • Plus du quart des blessures à la tête, dont les traumatismes crâniens, ont été occasionnées lors de collisions. Ces collisions représentent 11 % des accidents sur les pistes.
  • Un bon casque doit être aéré, léger et adapté aux conditions de ski (domaine skiable, parc débutant ou piste de compétition).
  • Il doit pouvoir être porté confortablement par tous les temps, sans gêner la vue ni l'audition. Il ne doit pas comprimer le visage et rester bien en place quand on secoue la tête. La sangle mentonnière sera ajustée correctement.
  • Même en l'absence de dommages visibles, un casque doit être changé après un choc ou une collision.

À savoir !

Les lésions les plus fréquentes en ski alpin : les lésions du genou (entorses) pouvant aller jusqu’à la rupture des ligaments. Chez les femmes adultes (plus de 25 ans), l'entorse du genou représente près de la moitié des diagnostics et la rupture des ligaments croisés environ un tiers des accidents.

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Adopter les bons comportements

Maîtrise, respect et courtoisie...

Sur les pistes, la bonne connaissance des règles de sécurité est une condition essentielle du respect d'autrui.

  • Le skieur doit savoir maîtriser sa vitesse.
  • La priorité est donnée au skieur le plus bas (le skieur aval).
  • De manière générale, il faut veiller à ne pas gêner les autres skieurs par son comportement, notamment en les suivant de trop près (attention à l'envergure des bâtons).
  • Dans les passages étroits et embouteillés, il est d’usage d’attendre son tour et de respecter plus encore les skieurs de faible niveau.
  • Il est essentiel de bien respecter la signalisation et le balisage, en prenant garde au niveau des intersections.

Visibilité, attention et prudence...

  • Règle primordiale sur les pistes : voir et être visible.
  • À éviter à ce titre : le stationnement au pied d'une bosse ou dans un virage serré.
  • Il est essentiel d’intégrer le réflexe de surveiller les autres skieurs, spécialement avant un virage et lors d'un redémarrage.

Nos conseils

  • Une grosse fatigue ? Mieux vaut déchausser et rejoindre le bas de la piste à pied, en marchant sur le côté de celle-ci.
  • Si la piste est vraiment pentue, avec risque de "dévissage", il est plus prudent de se résigner à appeler de l'aide.
  • La pratique du ski implique une dépense énergétique importante : pensez à vous alimenter et ménagez-vous des pauses.

Pour rappel

  • L’assistance aux blessés est obligatoire.
  • Aider la victime dans la mesure de ses moyens, et essayer de faire en sorte qu'elle ne demeure pas seule jusqu'à l'arrivée des secouristes.
  • En cas d’impossibilité de téléphoner, se rendre au poste de remontées mécaniques, en haut ou en bas de la piste.
  • Tout témoin d'un accident doit s’assurer que les secours sont prévenus ou les alerter immédiatement en composant le 112 ou, encore mieux, en appelant le service des pistes (un numéro à mémoriser dans le répertoire de son portable).
  • Pour guider l’intervention des secours, il faut avoir en mémoire le nom de la piste et le numéro de la balise la plus proche de l’accident.

Attention !

  • Toutes les règles de prudence s'appliquent au ski de fond. Sur les pistes de fond, il est impératif de circuler dans le sens des flèches du parcours.
  • Si les remontées mécaniques sont sécurisées, elles restent potentiellement dangereuses. Il faut en respecter le règlement : ni surcharge, ni chahut, ni encombrement des aires d'arrivée.

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Hors-piste : connaître les dangers et ses limites

En dehors des pistes, les dangers ne sont pas signalés et des avalanches peuvent se produire.

Cette pratique exige un bon niveau technique, une bonne connaissance de la montagne et un équipement adapté.

Télécharger le livret "La base de la sécurité en freeride"

Mieux aborder le hors-piste

  • Informez-vous sur les risques d’avalanche !
  • Faites appel à des professionnels si vous voulez pratiquer le hors-piste. Établissez un itinéraire adapté à votre niveau technique et physique.
  • Soyez localisable ! Équipez-vous d’un détecteur de victime d’avalanche (DVA), appareil émetteur-récepteur qui doit être porté sous la couche vestimentaire extérieure.
  • Ne suivez pas n’importe quelle trace !
  • Renoncez si les conditions sont trop incertaines. Avant de vous engager hors des pistes, prévoyez un itinéraire alternatif.

Côté MAIF

Pour profiter sereinement de votre séjour, vérifier le niveau de couverture proposé par votre contrat d'assurance avant de partir.

Notre assurance corporelle Praxis Solutions prend en charge les conséquences corporelles réelles de l'accident (frais de recherche en montagne, frais de soins restés à charge, pertes de revenus occasionnées par un arrêt de travail...) et indemnise les séquelles. De retour chez vous, vous pouvez bénéficier d'une assistance à domicile pour vous aider au quotidien : ménage, garde d’enfants... ainsi qu'un enseignement à domicile si nécessaire.   

En cas d’accident sur les pistes, nous garantissons également l’assistance : 

  • Avec MAIF Assistance, tous les frais de transport sont pris en charge : du lieu de la chute jusqu’au domicile.
  • Une fois les premiers soins dispensés sur place, MAIF Assistance peut organiser, si besoin, le retour dans les meilleures conditions. Exemple : transport jusqu'à l'hôpital le plus proche du domicile (dès que l’état du blessé le permet), mais aussi rapatriement des autres bénéficiaires si nécessaire.
  • Tout titulaire d’un contrat assurance Auto-moto MAIF, assurance Habitation ou Praxis Solutions, bénéficie des garanties d'assistance aux personnes.

MAIF Assistance est un service réalisé par Inter Mutuelles Assistance GIE.

Inter Mutuelles Assistance GIE - groupe d’intérêt économique au capital de 3 547 170 € - RCS Niort 433 240 991 - 118 avenue de Paris - CS 40000 - 79033 Niort cedex 9.

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Les blessures sportives

Le sportif, même entraîné, n'est jamais à l'abri de la blessure... Claquages, entorses, fractures de fatigue ou autres tendinites jalonnent la vie du sportif. Ces accidents ne sont généralement pas dus à la fatalité, mais le plus souvent à des erreurs d'entraînement. Connaître les accidents sportifs les plus fréquents permet donc de mieux les éviter... et le cas échéant de mieux s'en remettre.