Conseil de prévention

Sports d'hiver : bien se préparer
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MAJ janvier 2022

Quel plaisir de dévaler une piste de ski ! Attention cependant : si la plupart des chutes sont sans gravité, une simple erreur de réglage de matériel ou un défaut de maîtrise de trajectoire peut avoir des conséquences redoutables. Pour éviter fractures, entorses et collisions, il est indispensable de se préparer et d'adopter une attitude de respect d'autrui. Et gare au hors-piste !

À savoir : sports d’hiver, sports à risque !
  • En 2018, plus de 144 000 accidents de sports d'hiver ont été enregistrés dont plus de 20 000 ont concernés les enfants. Les pratiquants de ski alpin (87 % des accidents) et snowboarders (12 %) sont les plus nombreux à se blesser chaque année en France, loin devant les skieurs de fond (1 %).
    Source : chiffres Médecin de Montagne (MDM) saison 2017-2018.
    Pour en savoir +

Se préparer à la pratique du sport d’hiver

Comme pour tout sport, la pratique du ski nécessite une bonne préparation physique (au moins deux mois avant de partir) : une activité sportive régulière tout au long de l'année assure la résistance et l'endurance nécessaires à un bon séjour montagnard.

  • Consultez la météo chaque jour, c’est la garantie d’être informé des risques (avalanches, vent, plaques de glace...) : attention également à la mauvaise visibilité due au brouillard.
  • Prenez un petit déjeuner consistant et hydratez-vous tout au long de la journée.
  • Première précaution avant de se retrouver en haut des pistes : être en bonne forme physique. S’élancer dans une descente si l'on se sent fatigué est une erreur dangereuse.
  • Être détendu et en bonne forme permet d’éviter les tensions, crispations ou appréhensions, facteurs de mauvaises chutes.
  • Commencez la journée de ski en optant par une ou deux descentes faciles, sur piste verte ou bleue.
  • Vous ne vous sentez pas en confiance ? Pourquoi ne pas reprendre quelques cours…
 

Débutants, femmes enceintes : attention danger !

  • Les femmes enceintes doivent absolument éviter les altitudes supérieures à 2 500 mètres et proscrire le ski dès le quatrième mois de grossesse.
  • Les débutants ne s'aventureront pas sur les pistes rouges ou noires, trop difficiles.

Éviter les blessures aux sports d'hiver

S’équiper

  • Faites-vous conseiller par un professionnel.
  • Choisissez des skis et des chaussures en bon état, adaptés à la taille, au poids et au niveau du skieur.
  • Pour plus de sécurité, faîtes régler chaque année vos fixations selon la norme ISO 11088 auprès d’un professionnel.
  • Achetez ou louez un casque spécifique à la pratique du ski alpin (NF EN 1077).
  • Vous êtes snowboarder, équipez-vous de protection pour les poignets.
  • Protégez-vous du froid avec un équipement vestimentaire imperméable et chaud. L'habillement doit être constitué de couches successives pour pouvoir se vêtir ou se dévêtir en fonction des évolutions de la température. Coton, laine et laine polaire sont à privilégier.
  • Complétez votre tenue par des sous-vêtements chauds, une écharpe des moufles ou des gants étanches, une seule paire de chaussettes dans vos chaussures de façon à ne pas comprimer le pied.
  • Pensez que les enfants sont plus sensibles au froid que les adultes.
  • Lunettes ou masques (protection indice 4) sont indispensables même par temps couvert. Crème solaire et stick pour les lèvres à appliquer pour protéger votre peau.
  • Un sac à dos sera nécessaire pour emporter le plan des pistes, horaires des remontées, téléphone portable ou sifflet, crème solaire et baume à lèvres, pull, vivres et boissons.
 

Nos conseils

  • Vous débutez en ski alpin ? Optez pour des skis plus courts, moins rapides mais plus maniables.
  • N’hésitez pas à solliciter les conseils des loueurs de matériel.

Le non déchaussement est responsable de la plupart des entorses et fractures des membres inférieurs. Le décrochage intempestif provoque une chute inattendue et d'autant plus dangereuse.

A savoir !

  • Les lésions les plus fréquentes en ski alpin : les lésions du genou (entorses) pouvant aller jusqu’à la rupture des ligaments.
  • Chez les femmes adultes (plus de 25 ans), l'entorse du genou représente près de la moitié des diagnostics et la rupture des ligaments croisés environ un tiers des accidents.
 

A faire : le test "clic-clac"

Voici un test conseillé pour les skieurs "moyens" : à l'arrêt, faire pivoter le pied vers l'intérieur, genou légèrement fléchi. Ce seul mouvement doit suffire à déclencher l'ouverture de la fixation, qui doit se faire sans douleur, mais avec un effort de rotation.

  • Le port du casque (norme EN 1077) est une protection nécessaire.

  • Plus du quart des blessures à la tête, dont les traumatismes crâniens, ont été occasionnés lors de collisions. Ces collisions représentent 11% des accidents sur les pistes.
  • Un bon casque doit être aéré, léger et adapté aux conditions de ski (domaine skiable, parc de débutant ou piste de compétition).
  • Il doit pouvoir être porté confortablement par tous les temps, sans gêner la vue ni l'audition. Il ne doit pas comprimer le visage et rester bien en place quand on secoue la tête. La sangle mentonnière sera ajustée correctement.
  • Même en l'absence de dommages visibles, un casque doit être changé après un choc ou une collision.

Adopter les bons comportements

Sur les pistes, la bonne connaissance des règles de sécurité est une condition essentielle du respect d'autrui.

  • Le skieur doit savoir maîtriser sa vitesse.
  • La priorité est donnée au skieur le plus bas (le skieur aval).
  • De manière générale, il faut veiller à ne pas gêner les autres skieurs par son comportement, notamment en les suivant de trop près (attention à l'envergure des bâtons).
  • Dans les passages étroits et embouteillés, il est d’usage d’attendre son tour et de respecter plus encore les skieurs de faible niveau.
  • Il est essentiel de bien respecter la signalisation et le balisage, en prenant garde au niveau des intersections.

  • Règle primordiale sur les pistes : voir et être visible.
  • A éviter à ce titre : le stationnement au pied d'une bosse ou dans un virage serré.
  • Il est essentiel d’intégrer le réflexe de surveiller les autres skieurs, spécialement avant un virage et lors d'un redémarrage.
 

Nos conseils

  • Une grosse fatigue ? Mieux vaut déchausser et rejoindre le bas de la piste à pied, en marchant sur le côté de celle-ci.
  • Si la piste est vraiment pentue, avec risque de " dévissage ", il est plus prudent de se résigner à appeler de l'aide.
  • La pratique du ski implique une dépense énergétique importante : pensez à vous alimenter et ménagez des pauses.
 

Ce qu’il faut faire en cas d’accident

  • Règle primordiale sur les pistes : voir et être visible.
  • A éviter à ce titre : le stationnement au pied d'une bosse ou dans un virage serré.
  • Il est essentiel d’intégrer le réflexe de surveiller les autres skieurs, spécialement avant un virage et lors d'un redémarrage.
 

Nos conseils

  • L’assistance aux blessés est obligatoire.
  • Aider la victime dans la mesure de ses moyens, et essayer de faire en sorte qu'elle ne demeure pas seule jusqu'à l'arrivée des secouristes.
  • En cas d’impossibilité de téléphoner, se rendre au poste de remontées mécaniques, en haut ou en bas de la piste.
  • Tout témoin d'un accident doit s’assurer que les secours sont prévenus ou les alerter immédiatement en composant le 112 ou, encore mieux, en appelant le service des pistes (un numéro à mémoriser dans le répertoire de son portable).
  • Pour guider l’intervention des secours, il faut avoir en mémoire le nom de la piste et le numéro de la balise la plus proche de l’accident.

 

Attention !

Toutes les règles de prudence s'appliquent au ski de fond. Sur les pistes de fond, il est impératif de circuler dans le sens des flèches du parcours.

Si les remontées mécaniques sont sécurisées, elles restent potentiellement dangereuses. Il faut en respecter le règlement : ni surcharge, ni chahut, ni encombrement des aires d'arrivée.

Hors-piste : connaître les dangers et ses limites

  • Le ski hors-piste est réservé aux plus expérimentés et se pratique aux risques et périls du skieur.
  • Les accidents y sont beaucoup plus graves que sur piste balisée : le taux de décès des accidentés est de 5 %, contre 0,02 % sur piste normale.
  • Les avalanches sont responsables des deux tiers des décès.
  • Les itinéraires ne sont pas balisés, et les pièges (crevasses, falaises) ne sont pas signalés.
  • Dans l'euphorie de la glisse hors-piste, sous-estimer la hauteur d'une barre rocheuse peut avoir de graves conséquences.

  • Ne jamais partir seul en hors-piste. Il est indispensable d’être accompagné d'un guide compétent.
  • Pour plus de sécurité, prévenir une personne de l’entourage, en l'informant de l’itinéraire envisagé et de l'heure de retour possible.
  • Emporter un détecteur de victimes d'avalanches (DVA) est une précaution essentielle : il permet d’être localisé en cas d’avalanche et d’ensevelissement.
 

Pour en savoir + sur :
- La prévention des sports d'hiver, cliquer ici.
- La prévention des risques liés à la neige et aux avalanches : consulter le site de l’ANENA (association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches).