Conseils et prévention
Vacances d’hiver
Partage : 
Vacances d'hiver

 

Quel plaisir que de dévaler une piste de ski ! Attention cependant : si la plupart des chutes sont sans gravité, une simple erreur de réglage de matériel, ou un défaut de maîtrise de trajectoire peut avoir des conséquences redoutables. Pour éviter fractures, entorses et collisions, il est indispensable de se préparer et d'adopter une attitude de respect d'autrui. Et gare au hors-piste !

À savoir : sports d’hiver, sports à risque !
  • Plus de 150 000 accidents de sports d’hiver, en moyenne, chaque année.
  • 20 000 accidents de sports d’hiver concernent les enfants.
  • Les pratiquants de ski alpin (82 % des accidents) et snowboarders (17 %) sont les plus nombreux à se blesser chaque année en France, loin devant les skieurs de fond (1 %).

Se préparer à la pratique du sport d’hiver

Comme pour tout sport, la pratique du ski nécessite une bonne préparation physique (au moins deux mois avant de partir) : une activité sportive régulière tout au long de l'année assure la résistance et l'endurance nécessaires à un bon séjour montagnard.

  • Première précaution avant de se retrouver en haut des pistes : être en bonne forme physique. S’élancer dans une descente si l'on se sent fatigué est une erreur dangereuse.
  • Être détendu et en bonne forme permet d’éviter les tensions, crispations ou appréhensions, facteurs de mauvaises chutes.
  • Prenez un petit déjeuner consistant et hydratez-vous tout au long de la journée.

Nos conseils

  • Commencez la journée de ski en optant par une ou deux descentes faciles, sur piste verte ou bleue.
  • Vous ne vous sentez pas en confiance ? Pourquoi ne pas reprendre quelques cours…
  • Consultez la météo chaque jour : c’est la garantie d’être informé des risques (avalanches, vent, plaques de glace...): attention également à la mauvaise visibilité due au brouillard.

Débutants, femmes enceintes : attention danger !

  • Les femmes enceintes doivent absolument éviter les altitudes supérieures à 2 500 mètres et proscrire le ski dès le quatrième mois de grossesse.
  • Les débutants ne s'aventureront pas sur les pistes rouges ou noires, trop difficiles.
  • Le snowblade ou les mini skis nécessitent un bon niveau de connaissance et de maitrise. Certes, plus maniables et facile d'utilisation du fait de leur petite taille cependant chaque année, ils génèrent un nombre d'accidents important souvent à cause de l'imprudence et l'inexpérience des pratiquants.

S’équiper

  • Choisissez des skis et des chaussures en bon état, adaptés à la taille, au poids et au niveau du skieur.
  • Faites-vous conseiller par un professionnel.
  • Protégez-vous du froid avec un équipement vestimentaire imperméable et chaud. L'habillement doit être constitué de couches successives pour pouvoir se vêtir ou se dévêtir en fonction des évolutions de la température. Coton, laine et laine polaire sont à privilégier.
  • Complétez votre tenue par des sous-vêtements chauds, une écharpe des moufles ou des gants étanches, une seule paire de chaussette dans vos chaussures de façon à ne pas comprimer le pied.
  • Pensez que les enfants sont plus sensibles au froid que les adultes.
  • Lunettes ou masques (protection indice 4) sont indispensables même par temps couvert. Crème solaire et stick pour les lèvres à appliquer pour protéger votre peau.

Nos conseils

  • Vous débutez en ski alpin ? Optez pour des skis plus courts, moins rapides mais plus maniables.
  • N’hésitez pas à solliciter les conseils des loueurs de matériel.
  • Le réglage de la fixation de la chaussure sur le ski est une étape capitale : 50 % des entorses du genou sont dues à une fixation mal réglée !
  • La fixation ne doit être ni trop lâche, ni trop serrée, adaptée à la morphologie et au niveau technique de chaque skieur.

Attention !

  • Le non déchaussement est responsable de la plupart des entorses et fractures des membres inférieurs.
  • Le décrochage intempestif provoque une chute inattendue et d'autant plus dangereuse.

A savoir !

  • Les lésions les plus fréquentes en ski alpin : les lésions du genou (entorses) pouvant aller jusqu’à la rupture des ligaments (18% des lésions en ski).
  • Le risque d’entorse grave est 3,5 fois plus élevé chez les femmes. La rupture des ligaments représente 30% des accidents.

A faire : le test "clic-clac"

  • Voici un test conseillé pour les skieurs "moyens" : à l'arrêt, faire pivoter le pied vers l'intérieur, genou légèrement fléchi.
  • Ce seul mouvement doit suffire à déclencher l'ouverture de la fixation, qui doit se faire sans douleur, mais avec un effort de rotation.

A savoir !

  • La fracture du poignet constitue le risque principal et représente 25% des accidents du snowboarder.
  • Elle justifie le port de protections renforcées, les "boardies", actuellement utilisées par seulement 17 % des pratiquants.

  • Source : Médecins de montagne
  • Le port du casque (norme EN 1077) est une protection nécessaire, surtout pour les enfants, premières victimes des traumatismes crâniens. Plusieurs études démontrent que le casque, correctement porté, réduit de 21 % à 45 % la gravité de la collision ou du choc (Eurosafe-2010).
  • Un bon casque doit être aéré, léger et adapté aux conditions de ski (domaine skiable, parc de débutant ou piste de compétition).
  • Il doit pouvoir être porté confortablement par tous les temps, sans gêner la vue ni l'audition. Il ne doit pas comprimer le visage et rester bien en place quand on secoue la tête. La sangle mentonnière sera ajustée correctement.
  • Même en l'absence de dommages visibles, un casque doit être changé après un choc ou une collision.

A savoir !

  • La moitié des accidents graves, nécessitant une hospitalisation et entraînant des séquelles voire des décès, sont des blessures à la tête.
  • Les collisions entre skieurs, concernant surtout les enfants et les seniors, entraînent 3 fois plus de traumatismes crâniens que les autres accidents de ski.

Les indispensables du sac à dos

  • Crème solaire (à appliquer régulièrement) et baume à lèvres
  • Pull et bonnet
  • Plan des pistes et horaires des remontées
  • Téléphone portable ou sifflet
  • Vivres et boissons.

Attention !
La pratique du ski implique une dépense énergétique importante : pensez à vous alimenter et ménagez des pauses.

Adopter les bons comportements

Sur les pistes, la bonne connaissance des règles de sécurité est une condition essentielle du respect d'autrui.

  • Le skieur doit savoir maîtriser sa vitesse.
  • La priorité est donnée au skieur le plus bas (le skieur aval).
  • De manière générale, il faut veiller à ne pas gêner les autres skieurs par son comportement, notamment en les suivant de trop près (attention à l'envergure des bâtons).
  • Dans les passages étroits et embouteillés, il est d’usage d’attendre son tour et de respecter plus encore les skieurs de faible niveau.
  • Il est essentiel de bien respecter la signalisation et le balisage, en prenant garde au niveau des intersections.
  • Règle primordiale sur les pistes : voir et être visible.
  • A éviter à ce titre : le stationnement au pied d'une bosse ou dans un virage serré.
  • Il est essentiel d’intégrer le réflexe de surveiller les autres skieurs, spécialement avant un virage et lors d'un redémarrage.

Nos conseils

  • Une grosse fatigue ? Mieux vaut déchausser et rejoindre le bas de la piste à pied, en marchant sur le côté de celle-ci.
  • Si la piste est vraiment pentue, avec risque de " dévissage ", il est plus prudent de se résigner à appeler de l'aide.

Attention !

  • Toutes les règles de prudence s'appliquent au ski de fond.
  • Sur les pistes de fond, il est impératif de circuler dans le sens des flèches du parcours.
  • Dans l’euphorie de la glisse hors-piste, sous-estimer la hauteur d’une barre rocheuse peut avoir de graves conséquences.

A savoir !

  • Si les remontées mécaniques sont sécurisées, elles restent potentiellement dangereuses.
  • Il faut en respecter le règlement : ni surcharge, ni chahut, ni encombrement des aires d'arrivée.

Hors-piste : connaître les dangers et ses limites

  • Le ski hors-piste est réservé aux plus expérimentés et se pratique aux risques et périls du skieur.
  • Les accidents y sont beaucoup plus graves que sur piste balisée : le taux de décès des accidentés est de 5 %, contre 0,02 % sur piste normale.
  • Les avalanches sont responsables des deux tiers des décès.
  • Les itinéraires ne sont pas balisés, et les pièges (crevasses, falaises) ne sont pas signalés.
  • Dans l'euphorie de la glisse hors-piste, sous-estimer la hauteur d'une barre rocheuse peut avoir de graves conséquences.
  • Ne jamais partir seul en hors-piste. Il est indispensable d’être accompagné d'un guide compétent.
  • Pour plus de sécurité, prévenir une personne de l’entourage, en l'informant de l’itinéraire envisagé et de l'heure de retour possible.
  • Emporter un appareil de recherche de victimes d'avalanches (ARVA) est une précaution essentielle : très léger (250 g) il peut se louer et permet d’être localisé en cas d’avalanche et d’ensevelissement.

Pour en savoir plus sur la prévention des risques liés à la neige et aux avalanches : consulter le site de l’ANENA (association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches).

A savoir !
La première cause d’accidents mortels est le ski hors-piste : 90 % des accidents graves à ski sont en hors-piste.

Le code de la montagne


Et pour vous accompagner lors de vos vacances d'hiver, consultez "Le code de la montagne".