Veiller à la sécurité des enfants
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Veiller à la sécurité des enfants

Si la maison peut être un refuge, elle est aussi le lieu de tous les dangers... 250 enfants de moins de 15 ans décèdent d'un accident de la vie courante : deux sur trois ont moins de 4 ans. Ce type d'accident, se produit la plupart du temps dans la maison ou ses abords immédiats. Loin d'être une fatalité, ces risques sont réductibles par une vigilance sans faille, des précautions souvent simples et une sensibilisation précoce de l'enfant aux dangers de son environnement familier.

La MAIF s’engage

Depuis près de dix ans, la MAIF soutient les familles dans cette démarche en menant, en milieu scolaire, des campagnes d'éducation à la sécurité domestique.


Fondation MAIF

  • Production de "Grandir sans risques", un film traitant des risques d'accidents domestiques à chaque étape du développement psychomoteur de l'enfant.
  • Demander le DVD par courrier à la Fondation MAIF
    (Le Pavois, 50 avenue Salvador Allende, 79 000 Niort).

Association Prévention MAIF

  • En milieu scolaire, les bénévoles développent des actions d'éducation sur les risques domestiques.
  • Ils mettent à disposition des enseignants des supports et outils pédagogiques : livrets, dépliants, dessins animés...

Risques domestiques : état des lieux

À savoir
  • Les enfants de moins de 15 ans représentent près de la moitié des victimes d’un accident de la vie courante, du plus bénin au plus grave. On estime que chaque année 1,5 millions en sont victimes. Ce sont majoritairement des garçons. La chute est la première cause.
  • Ces accidents constituent la première cause de décès des enfants de 1 à 5 ans.
  • Les accidents mortels les plus fréquents pour les jeunes enfants : la noyade, la suffocation, l’incendie, la chute et l’intoxication.
  • Les chutes représentent 70 % des cas d'accident chez les moins d'un an : ils tombent généralement de la table à langer, de la chaise haute ou du relax installé ailleurs que sur le sol.
  • Passé un an, l’enfant arrive à l’âge des dégringolades : dans l'escalier, par la fenêtre ou du haut d'un lit superposé.
  • Les blessures à la tête sont la première cause d’hospitalisation.

Nos conseils

  • Bébé est sur sa table à langer ou dans son transat placé en hauteur ?
    Ne le perdez jamais de vue et restez toujours suffisamment proche pour pouvoir intervenir en cas de mouvement intempestif.
  • Sécurisez les ouvertures avec des bloque-fenêtres et des garde-corps.
  • Pour mettre les ouvertures hors d’atteinte, éloignez tout meuble ou objet permettant de les atteindre.
  • Interdisez l'accès à l'escalier au moyen d’une barrière à portillon.
  • Le lit superposé doit être équipé d'une barrière dépassant le matelas d'au moins 16 cm, le long des côtés donnant sur le vide. Il ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans.
  • Tout ce qui permet de grimper doit être mis hors de portée du petit : escabeau, tabourets…
  • 25% des intoxications dues à l’ingestion de produits ménagers touchent les enfants
    de 1 à 5 ans.
  • L’ingestion de médicaments et de produits ménagers en sont les causes les plus fréquentes.
  • Dans une moindre mesure, les baies, plantes et piles miniaturisées sont aussi à l’origine d’intoxications.

Nos conseils

  • Rangez les médicaments et les produits d'entretien en hauteur.
  • Pour les produits d’entretien :
    privilégiez les conditionnements munis de bouchons de sécurité et ne jamais les transvaser dans des récipients à usage alimentaire (types bouteilles d'eau minérale ou bocaux).
  • À portée de main, les sources trop bien connues de graves brûlures sont nombreuses : porte du four brûlante, casserole d'eau bouillante dont il est tentant d'attraper la queue, huile du poêlon à fondue, feu du barbecue ou de la cheminée à foyer ouvert, robinet d'eau trop chaude de la baignoire, cordons électriques courant à même le sol, allumettes, briquet, bombe aérosol, etc.
  • Toutes ces causes, hélas classiques, engendrent de graves brûlures, par contact direct ou par l'incendie qui peut s'ensuivre.
  • Là encore, les enfants de un à cinq ans en sont les plus grandes victimes : chaque année, ils sont 10 000 à être examinés par un médecin pour brûlures, 1 000 à être hospitalisés et 15 à décéder à l'hôpital des suites de leurs blessures.
  • Une victime de brûlure sur quatre a moins de cinq ans et, plus surprenant, 5 % des accidents touchant les moins d'un an sont des brûlures.
  • L'engouement pour les micro-ondes a généré la multiplication des cas de brûlures intra-buccales chez les bébés : à l’origine, un lait trop chaud dans un biberon aux parois
    restées tièdes...
  • De l’eau à 60 ° peut brûler un enfant au 3e degré en 3 secondes, son réflexe étant 3 fois plus lent que celui d’un adulte : régler le thermostat sur 50 ° maximum peut le protéger de ce danger.

Nos conseils :

La cuisine est la pièce la plus dangereuse pour le tout-petit.

  • La queue de la casserole qui chauffe doit toujours être tournée vers le mur
  • Si le four n’est pas doté d’une porte froide, il est recommandé de le munir d'une grille de protection
  • Après chaque usage, pensez à couper l'alimentation en gaz ou à verrouiller la table en vitrocéramique
  • Débranchez les appareils ménagers et rallonges électriques, après utilisation
  • Rangez les ustensiles coupants ou électriques en hauteur ou installez des bloque portes et bloque tiroirs
  • Méfiez-vous particulièrement du trotteur qui donne à l'enfant une rapidité et une autonomie précoces
  • Le bain est un moment à risque pour le tout-petit s’il y barbote sans surveillance, même quelques minutes et dans 10 cm d'eau.
  • Jusqu'à l'âge de 18 mois, le bébé n'a pas la force musculaire suffisante pour se soulever
    s'il glisse en avant ou sur le dos.
  • Les piscines, notamment les piscines privées, causent en été la grande majorité des noyades des moins de cinq ans. Exemple : en Languedoc-Roussillon, elles constituent la deuxième cause de mortalité accidentelle de l'enfant.
  • Un tiers des enfants qui se noient décèdent ou restent gravement handicapés, faute de gestes de premiers secours.

Nos conseils :

  • La baignoire doit être impérativement dotée d'un tapis antidérapant. N’y laissez jamais sans surveillance un enfant de moins de 30 mois.
  • Tant que l'enfant ne sait pas nager, exercez une surveillance de chaque instant aux abords d'une piscine.
  • Si l’enfant doit se baigner, optez pour des brassards marqués CE, adaptés au poids de l’enfant et dotés de deux chambres à air distinctes.
  • Éloignez le seau ou la bassine remplis d’eau du petit enfant : il pourrait y tomber la tête la première.
  • Vous êtes propriétaire d’une piscine ? Il est obligatoire d’équiper ses abords d’un système de protection.
    Consulter notre dossier sur la sécurité des piscines.
  • Formez-vous aux premiers secours : une formation de 10 h " Prévention et Secours Civiques niveau 1 " permet d’acquérir les gestes adaptés pour faire face à l’urgence. Renseignez-vous auprès de la Fédération Nationale de Protection civile.
  • Les cas les plus classiques d’étouffements concernent les enfants de moins d'un an dans leur lit. En cause : la position à plat ventre, un matelas trop mou, la présence d'un oreiller, d'une couette, plus rarement d'une peluche ou du chat de la maison...
  • La position à plat dos dans un lit trop grand peut être à risque : le bébé glisse vers le fond et finit par se retrouver sous ses couvertures, ou pire, sous sa couette.
  • Entre un et cinq ans, l'enfant à tendance à porter le moindre objet à la bouche, s’il est de petite taille il représente un danger potentiel : bouton, épingle à nourrice, boule de hochet, broche, médaille, pile miniaturisée, bonbon, pistache ou autre cacahuète, etc...

Une prévention active des adultes

  • En raison de sa petite taille, l’enfant ne perçoit pas à la façon d’un adulte le monde qui l'entoure : conçu pour les adultes et donc rempli de pièges particuliers pour lui.
  • Ignorant le danger, jusqu’à l'âge de dix ans, il n'interprète pas correctement les informations visuelles et auditives qu'il reçoit.
  • À ses difficultés perceptives s’associent une impulsivité et une égocentricité fortes ainsi qu'un imaginaire souvent puissant, ce qui l'expose davantage au risque d'accident.
  • Prévenir un accident consiste à tout mettre en œuvre pour qu'il ne se réalise pas.
  • Quand il s’agit d’enfants, le rôle des adultes est primordial : ils doivent donc avoir une bonne connaissance des risques spécifiques auxquels les plus jeunes sont exposés.
  • En constant développement physiologique, l’enfant évolue vers l’autonomie par paliers et les parents se laissent parfois surprendre par la rapidité de certains progrès psychomoteurs Chaque période du développement amène donc de nouveaux risques qu'il faut anticiper.

Nos conseils :

Jusqu’à 2 ans

  • Surveiller.
  • Utiliser le matériel de puériculture portant la mention "NF Puériculture".
  • Mettre à l'écart tout ce qui peut être dangereux pour lui.

À partir de 2 ans

  • Agir aussi sur son comportement.
  • Profiter de toutes les occasions pour l’éduquer et ainsi le sensibiliser aux risques de son univers familier et à ses propres limites.
  • Trouver un juste milieu entre surprotection (susceptible d'entraver sa prise d'autonomie), excès d'interdits (l’amenant à vouloir les transgresser sans conscience de ses limites) ou, au contraire, trop grande permissivité (l'exposant à des situations qu'il n'est pas encore capable de gérer seul).
  • Il est conseillé d’apprendre dès que possible à l’enfant à nager.
"Nos solutions sécurité"

Avec ce service en ligne, la MAIF vous accompagne dans le choix des meilleurs équipements pour protéger vos enfants et limiter les risques de chute, de brûlure, d’intoxication...

La MAIF est membre de l’association GEMA Prévention qui a réalisé une brochure " Dangers à la maison " : axée principalement sur la prévention des accidents des enfants, elle pointe les risques d’accident domestique pièce par pièce (dans le jardin également) et les stratégies de protection à adopter. Des conseils également pour appliquer les bons gestes en cas d’accident.


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