Conseil de prévention

Veiller à la sécurité des enfants
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MAJ novembre 2020

Si la maison peut être un refuge, elle est aussi le lieu de tous les dangers... 190 enfants de moins de 15 ans décèdent d'un accident de la vie courante : 122 garçons et 68 filles. Ce type d'accident, se produit la plupart du temps dans la maison ou ses abords immédiats. Loin d'être une fatalité, ces risques sont réductibles par une vigilance sans faille, des précautions souvent simples et une sensibilisation précoce de l'enfant aux dangers de son environnement familier.

Quels sont les risques d'accidents domestiques chez les enfants ?

Chutes, intoxications, brûlures, noyades sont les principaux risques auxquels peuvent être confrontés les enfants dans la maison ou ses abords immédiats. Pour chacun de ces risques, découvrez, ci-dessous, les gestes simples à mettre en œuvre pour les éviter.

À savoir
  • Ces accidents constituent la première cause accidentelle de décès des enfants de 1 à 5 ans.
  • Les enfants de moins de 15 ans représentent 21 % des victimes d’un accident de la vie courante, du plus bénin au plus grave. On estime que chaque année 2,3 millions en sont victimes. Ce sont majoritairement des garçons. La chute est la première cause.

  • Les chutes représentent 70 % des cas d'accident chez les moins d'un an : ils tombent généralement de la table à langer, de la chaise haute ou du relax installé ailleurs que sur le sol.
  • Passé un an, l’enfant arrive à l’âge des dégringolades : dans l'escalier, par la fenêtre ou du haut d'un lit superposé.
  • Les blessures à la tête sont la première cause d’hospitalisation.
 

Nos conseils

  • Bébé est sur sa table à langer ?
  • Ne jamais laisser son enfant seul et sans surveillance sur la table à langer. Mettre tout le matériel à portée de main. Installer le bébé face à soi et toujours gardez une main sur lui.fenêtres et des garde-corps.
  • Sécurisez les ouvertures avec des bloque-fenêtres et des garde-corps.
  • Pour mettre les ouvertures hors d’atteinte, éloignez tout meuble ou objet permettant de les atteindre.
  • Interdisez l'accès à l'escalier au moyen d’une barrière à portillon ; en haut et en bas de l'escalier.
  • Le lit superposé doit être équipé d'une barrière dépassant le matelas d'au moins 16 cm, le long des côtés donnant sur le vide. Il ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans.
  • Tout ce qui permet de grimper doit être mis hors de portée du petit : escabeau, tabourets…

  • 25% des intoxications dues à l’ingestion de produits ménagers touchent les enfants
    de 1 à 5 ans.
  • L’ingestion de médicaments et de produits ménagers en sont les causes les plus fréquentes.
  • Dans une moindre mesure, les baies, plantes et piles miniaturisées sont aussi à l’origine d’intoxications.
 

Nos conseils

  • Rangez les médicaments sous clés et les produits d'entretien en hauteur mais il est préférable de les ranger en haut d'un placard muni d'un bloc porte (la hauteur ne suffit pas ; l'enfant va grandir et être capable de monter sur un élément sans que l'on ait anticipé le moment).
  • Pour les produits d’entretien :
    privilégiez les conditionnements munis de bouchons de sécurité et ne jamais les transvaser dans des récipients à usage alimentaire (types bouteilles d'eau minérale ou bocaux).

  • À portée de main, les sources trop bien connues de graves brûlures sont nombreuses : porte du four brûlante, casserole d'eau bouillante dont il est tentant d'attraper la queue, huile du poêlon à fondue, feu du barbecue ou de la cheminée à de rprofoyer ouvert, robinet d'eau trop chaude de la baignoire, cordons électriques courant à même le sol, allumettes, briquet, bombe aérosol, etc. La brûlure par liquide chaud est la plus fréquente.
  • Toutes ces causes, hélas classiques, engendrent de graves brûlures, par contact direct ou par l'incendie qui peut s'ensuivre.
  • Là encore, les enfants de un à cinq ans en sont les plus grandes victimes : chaque année, ils sont 10 000 à être examinés par un médecin pour brûlures, 1 000 à être hospitalisés et 15 à décéder à l'hôpital des suites de leurs blessures.
  • L'engouement pour les micro-ondes a généré la multiplication des cas de brûlures intra-buccales chez les bébés : à l’origine, un lait trop chaud dans un biberon aux parois
    restées tièdes...
  • De l’eau à 60 ° peut brûler un enfant au 3e degré en 3 secondes, son réflexe étant 3 fois plus lent que celui d’un adulte : régler le thermostat sur 50 ° maximum peut le protéger de ce danger.

 

Nos conseils :

 

La cuisine est la pièce la plus dangereuse pour le tout-petit.

  • La queue de la casserole qui chauffe doit toujours être tournée vers le mur
  • Si le four n’est pas doté d’une porte froide, il est recommandé de le munir d'une grille de protection . En tout état de cause, que l’on dispose, ou pas, de ces éléments, on doit éduquer l’enfant au risque de brûlure : ces équipements restent peu fréquents et l’enfant doit connaitre ce danger.
  • Après chaque usage, pensez à couper l'alimentation en gaz ou à verrouiller la table en vitrocéramique
  • Débranchez les appareils ménagers et rallonges électriques, après utilisation
  • Rangez les ustensiles coupants ou électriques en hauteur ou installez des bloque portes et bloque tiroirs

  • Le bain est un moment à risque pour le tout-petit s’il y barbote sans surveillance, même quelques minutes et dans 10 cm d'eau pour les bébés de moins de 6 mois (il suffit que les voies aériennes soient immergées pour qu’ils se noient).
  • Jusqu'à l'âge de 18 mois, le bébé n'a pas la force musculaire suffisante pour se soulever
    s'il glisse en avant ou sur le dos.
  • Les piscines, notamment les piscines privées, causent en été la grande majorité des noyades des moins de cinq ans. Exemple : en Languedoc-Roussillon, elles constituent la deuxième cause de mortalité accidentelle de l'enfant.
  • Un tiers des enfants qui se noient décèdent ou restent gravement handicapés, faute de gestes de premiers secours.
 

Nos conseils :

  • La baignoire doit être impérativement dotée d'un tapis antidérapant. N’y laissez jamais sans surveillance un enfant de moins de 30 mois.
  • Tant que l'enfant ne sait pas nager, exercez une surveillance de chaque instant aux abords d'une piscine.
  • Si l’enfant doit se baigner, optez pour des brassards marqués CE, adaptés au poids de l’enfant et dotés de deux chambres à air distinctes.
  • Éloignez le seau ou la bassine remplis d’eau du petit enfant : il pourrait y tomber la tête la première.
  • Vous êtes propriétaire d’une piscine ? Il est obligatoire d’équiper ses abords d’un système de protection.
    Consulter notre dossier sur la sécurité des piscines.

  • Les cas les plus classiques d’étouffements concernent les enfants de moins d'un an dans leur lit. En cause : la position à plat ventre, un matelas trop mou, la présence d'un oreiller, d'une couette, d'un tour de lit, plus rarement d'une grosse peluche ou de l'animal de la maison...
  • La position à plat dos dans un lit trop grand peut être à risque : le bébé glisse vers le fond et finit par se retrouver sous ses couvertures, ou pire, sous sa couette.
  • Entre un et cinq ans, l'enfant à tendance à porter le moindre objet à la bouche, s’il est de petite taille il représente un danger potentiel : bouton, épingle à nourrice, boule de hochet, broche, médaille, pile miniaturisée, bonbon, pistache ou autre cacahuète, etc...

Une prévention active des adultes

  • En raison de sa petite taille, l’enfant ne perçoit pas à la façon d’un adulte le monde qui l'entoure : conçu pour les adultes et donc rempli de pièges particuliers pour lui.
  • Ignorant le danger, jusqu’à l'âge de dix ans, il n'interprète pas correctement les informations visuelles et auditives qu'il reçoit.
  • À ses difficultés perceptives s’associent une impulsivité et une égocentricité fortes ainsi qu'un imaginaire souvent puissant, ce qui l'expose davantage au risque d'accident.

  • Prévenir un accident consiste à tout mettre en œuvre pour qu'il ne se réalise pas.
  • Quand il s’agit d’enfants, le rôle des adultes est primordial : ils doivent donc avoir une bonne connaissance des risques spécifiques auxquels les plus jeunes sont exposés.
  • En constant développement physiologique, l’enfant évolue vers l’autonomie par paliers et les parents se laissent parfois surprendre par la rapidité de certains progrès psychomoteurs Chaque période du développement amène donc de nouveaux risques qu'il faut anticiper.
 

Nos conseils :

  • Ne laissez jamais seul à la maison un enfant de moins de dix ans.
  • Restez ferme sur les interdits.
  • Respecter une nécessaire cohésion entre adultes (parents, assistante maternelle, …) et entre lieux (domicile, maison de vacances, …) en ce qui concerne les interdits.

Jusqu’à 2 ans

  • Surveiller.
  • Utiliser le matériel de puériculture portant la mention "NF Puériculture".
  • Mettre à l'écart tout ce qui peut être dangereux pour lui.

À partir de 2 ans

  • Agir aussi sur son comportement.
  • Profiter de toutes les occasions pour l’éduquer et ainsi le sensibiliser aux risques de son univers familier et à ses propres limites.
  • Trouver un juste milieu entre surprotection (susceptible d'entraver sa prise d'autonomie), excès d'interdits (l’amenant à vouloir les transgresser sans conscience de ses limites) ou, au contraire, trop grande permissivité (l'exposant à des situations qu'il n'est pas encore capable de gérer seul).
  • Il est conseillé d’apprendre dès que possible à l’enfant à nager.

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Risques domestiques : comment s’assurer ?

MAIF vous recommande son assurance corporelle des accidents de la vie, valable toute l’année, pour toute la famille. Vous serez indemnisé à la hauteur du préjudice subi : frais médicaux sans plafond, financement de vos pertes de revenus si vous arrêtez votre activé pour rester au chevet de votre enfant, indemnité versée en cas de séquelle, indemnisation de la perte d’une année scolaire… Suivant vos besoins et ceux de l’enfant, MAIF peut aussi proposer différentes prestations pour vous assister au quotidien.