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Conseils et prévention

Protection des usagers

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Gants

Les mains sont fortement exposées en cas de chute, de glissade : dans un geste réflexe, on souhaite amortir le choc avec ses mains
De nombreuses blessures parfois graves et invalidantes (coupures, brûlures, fractures, amputations) pourraient être évitées par le port systématique de gants conçus pour l’usage d’un deux-roues à moteur… pour le conducteur comme pour son passager.

Été comme hiver : sécurité et confort
Le mieux est de disposer de deux types de gants, une paire pour l’été et une autre pour l’hiver.

  • Qu’ils soient en cuir ou en synthétique, ils doivent être au minimum pourvus de renforts au niveau des phalanges, de la paume et protéger les poignets, tout en permettant de conserver le confort et la dextérité requises pour maîtriser l’engin.
  • Ils doivent également protéger du froid et de l’humidité pour préserver les capacités de conduite et de freinage : leur étanchéité est importante.
  • Le gant ne doit pas être éjecté en cas de glissade : la patte de serrage permet sont maintien.


Des gants certifiés Équipements de protection individuelle (EPI), pour tout type d’usager
Porter des gants de ville est à proscrire. Il convient de s’équiper de gants présentant une étiquette CE et un logotype moto.

Illustration

Il existe deux niveaux de protection :
  • niveau 1 : conduite urbaine, plus particulièrement pour les conducteurs et passagers de scooters et de cyclomoteurs (en tissu ou cuir léger) ;
  • niveau 2 : conduite routière. Le cuir épais ou le Kevlar® offre une meilleure résistance à l’abrasion et les gants sont plus couvrants au-dessous du poignet.
Essayez avant d’acheter et ne choisissez pas des gants trop grands ou trop ajustés : il faut laisser une petite marge au bout des doigts et, en ouvrant la main, la paume du gant ne doit ni être tendue, ni renflée. Vérifiez également que vous sentez bien les commandes de frein et d’embrayage : un gant trop épais peut ralentir ou empêcher la saisie des manettes.
Un taux de protection important
Dans 87 % des accidents, le port de gants adapté permet d’éviter les blessures ou de les atténuer. Ce taux de protection s’élève à 77 % pour les gants plus légers (MAIDS, Étude approfondie sur les accidents en motocycles).

Blouson

La protection du haut du corps est trop souvent négligée : les blessures aux bras représentent la moitié des blessures
Ne pas porter un blouson adapté va exposer plus fréquemment l’usager à un risque de fractures au niveau de la clavicule et du coude.

En toute saison, quel que soit l’usage : sécurité et visibilité par les autres usagers
Que l’on soit cyclomotoriste ou motocycliste, le choix d’une veste ou d’un blouson ne doit pas privilégier la mode et l’apparence au détriment de la sécurité. Rouler en T-shirt l’été est à proscrire, même pour un court trajet :

  • évitez le coton ou le jean ;
  • les vestes et blousons en Kevlar® ou cuir assurent une protection supérieure, offrant une meilleure résistance au déchirement et à l’abrasion ;
  • choisissez, si possible, un blouson équipé d’une protection dorsale, de renforts et de coques au niveau du coude et des épaules qui limitent le risque de fractures ; il doit être ajusté pour ne pas se retrousser en cas de glissade (veillez au resserrement au niveau des poignets) et il doit pouvoir se mettre sur des vêtements chauds (hiver) ;
  • privilégiez un vêtement clair, comportant des éléments fluorescents ou réfléchissants.

Un blouson certifié Équipement de protection individuelle (EPI)
Le mieux est de s’équiper d’un blouson présentant une étiquette CE et un logotype moto.

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  • Vestes et blousons sont définis en quatre zones différentes. Pour recevoir l'homologation (norme EN 13595), chaque zone doit obtenir des résultats suffisants aux tests d'abrasion, d'éclatement et de perforation.
  • Les coques et protections sont également normés (EN 1621).
Un taux de protection important
Dans 92 % des cas d’accidents de cyclomotoristes, le port d’un blouson adapté (Kevlar® ou cuir) permet d’éviter les blessures ou de les atténuer. Ce taux de protection est de 93 % pour les motocyclistes (MAIDS, Étude approfondie sur les accidents en motocycles).

Une protection qui progresse : l’air-bag
En cas de choc, le gilet ou le blouson, en se gonflant, permet au motocycliste d’être mieux protégé des chocs au niveau des cervicales, du dos et du thorax. Le temps d’activation ne doit pas dépasser 200 ms (norme EN 1621-4).

Deux systèmes existent :

  • évitez le coton ou le jean ;
  • déclenchement par câble ; ce système mécanique oblige à s’attacher avant de partir ; considéré comme fiable, il présente néanmoins l’inconvénient de se déclencher uniquement lorsque le motocycliste se désolidarise de son deux-roues. Le temps de réaction peut également fluctuer en fonction de la tension du câble ;
  • déclenchement radiocommandé ; un système électronique, via trois capteurs, commande le déclenchement. La fiabilité de l’électronique doit néanmoins s’améliorer ; de plus, ce principe a un inconvénient, car en cas de changement de moto, il faut démonter les capteurs.


Pantalon

Les membres inférieurs sont les plus exposés aux chocs et aux blessures lors d’une chute
L’absence de pantalon adapté va exposer à des risques importants de brûlures en cas de glissade. L’absence de renforts au niveau du genou, du bassin ou des hanches va entraîner plus de fractures, puisque ce sont les premières zones exposées lors d’une chute.

Des solutions pour s’équiper en toutes circonstances
Différents modèles sont proposés en fonction des usages et des saisons : pantalon de cuir avec protections incorporées, surpantalon en matériaux résistants, respirants et étanches, à coutures renforcées.
Rouler jambes nues, l’été, est à proscrire, même pour un court trajet. Éviter également les pantalons de toile légère.

  • Si le cuir reste le matériau idéal, il existe des pantalons spécifiques, plus sobres, qui protègent la peau ; les jeans Kevlar® dotés de renforts améliorent la protection grâce à leur résistance à l’abrasion.
  • Un pantalon équipé de renforts au niveau du tibia, des genoux et des hanches offrira une protection supérieure.
  • Il doit être assez large pour être confortable tout en étant suffisamment serré pour protéger des chocs.
  • Un pantalon doté d’empiècements réfléchissants ou fluorescents contribue à être mieux perçu des autres usagers.

Un pantalon certifié Équipement de protection individuelle (EPI)
Le mieux est de s’équiper d’un pantalon présentant une étiquette CE et un logotype moto.

Illustration

  • Le pantalon (y compris la combinaison) est défini en quatre zones différentes.
  • Pour recevoir l'homologation (norme EN 13595), chaque zone doit obtenir des résultats suffisants aux tests d'abrasion, d'éclatement et de perforation.
Un taux de protection important
Dans 96 % des cas d’accidents de cyclomotoristes, le port d’un pantalon adapté (Kevlar® ou cuir) permet d’éviter les blessures ou de les atténuer (MAIDS, Étude approfondie sur les accidents en motocycles).

Chaussures

Les membres inférieurs sont les plus exposés aux chocs et aux blessures lors d’une chute
Les chaussures de villes sont tout à fait inadaptées : trop basses, elles ne protègent pas la cheville, d'où des risques de luxation, d’entorse voire de fracture de la malléole. Faute de renfort au niveau du coup de pied, l’usager, en cas de chute, est également plus fréquemment exposé à un risque d’écrasement. Les chaussures de ville ont aussi la fâcheuse habitude, comme le casque, d’être éjectées et de laisser les pieds sans aucune protection.

Être toujours chaussé de façon adaptée Conducteur et passager de scooter, de moto : les chaussures légères (sandales, escarpins, ballerines...) sont à proscrire.

  • Les chaussures les plus protectrices sont les bottes ou bottines équipées de renforts et coques au niveau des orteils et de la cheville : elles permettent de réduire les risques de fractures et d’entorses.
  • Faute de bottes, il faut choisir des chaussures hautes et étanches, qui ne glissent pas.
  • Elles doivent être souples et ne pas gêner le freinage ou le passage de vitesse.
  • S’organiser pour emporter des chaussures légères pour les enfiler à l’arrivée est une solution simple, efficace qui permet de concilier sécurité, esthétisme et confort.


Des bottes certifiées Équipement de protection individuelle (EPI) Le mieux est de s’équiper de bottes présentant une étiquette CE et un logotype moto.

Illustration

  • Les bottes de moto EPI sont normées EN 13634.
  • Sont certifiées les bottes ou bottines qui ont une hauteur minimale de 16,2 cm pour les pointures inférieures au 36, et de de 19,2 cm pour celles supérieures au 45 (elles sont soumises à des tests d’abrasion et de résistance à la perforation).
Un taux de protection important
Dans 89 % des cas d’accident de cyclomotoristes, porter des bottes permet d’éviter les blessures ou de les atténuer. Ce taux de protection est de 93 % pour les motocyclistes (MAIDS, Étude approfondie sur les accidents en motocycles).