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Obsèques : quelles sont les pratiques écologiques ?

Antonin


MAJ octobre 2021

Lors de la préparation des obsèques, de nombreuses questions se posent : démarches administratives, dernières volontés du défunt, inhumation ou crémation… Autant de démarches et de possibilités qui nécessitent une décision et une organisation rapides dans les jours qui suivent le décès. Parmi les volontés dont peut avoir fait part le défunt : la prise en compte de l’impact environnemental des obsèques. Pour vous aider à y voir plus clair, nous vous présentons les principales pratiques écologiques au moment des obsèques.

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Choisir le procédé funéraire le plus écologique

La crémation est plus écologique que l’inhumation.

Lorsque l’on parle de l’organisation des obsèques, vient immédiatement la question du choix entre l’inhumation ou la crémation. En se plaçant du point de vue des pratiques écologiques, une question se pose : quelle technique est la moins néfaste pour l’environnement ? Sur ce plan, c’est la crémation qui s’avère être la pratique la moins polluante. C’est ce qu’a révélé une étude menée par les Services funéraires de la Ville de Paris selon laquelle une inhumation équivaut à 3,6 crémations en termes d’émissions de CO2 (1).

D’autres techniques existent, mais sont interdites en France.

En France, vous n’aurez le choix qu’entre la crémation ou l’inhumation. Pour autant, d’autres pratiques existent et sont mises en place dans des pays étrangers. C’est le cas par exemple de la promession, nécessitant de l’azote liquide pour transformer le corps en poudre qui pourra notamment servir à fertiliser les sols.

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Opter pour le cercueil le moins polluant possible

Dans le cadre des obsèques, certaines prestations sont obligatoires. C’est le cas du cercueil, ou de l’urne cinéraire. Or, comme tout matériau transformé, le cercueil pourra avoir un impact néfaste sur les sols au moment de sa décomposition. Depuis quelque temps, l’obligation de choisir un cercueil en bois a disparu. Il est donc possible d’opter pour des alternatives en carton. Celles-ci admettent plusieurs avantages : moins chers, conçus à partir de matériaux recyclés et plus légers. Principalement disponibles en ligne, ces alternatives ne sont pas proposées par tous les prestataires funéraires. Enfin, vous pouvez toujours opter pour un cercueil en bois tout en essayant de réduire son impact sur l’environnement : bois venant de forêts françaises, sans solvant ni colle de synthèse, sans verni ni teinte, avec des cordes plutôt que des poignées en métal…

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Chaque choix peut être bénéfique pour l’environnement

Les soins de conservation ne sont pas indispensables.

Si les principales sources d’émissions polluantes sont clairement identifiées en matière d’obsèques, chaque choix peut permettre de réduire l’empreinte écologique des obsèques. Il en va ainsi pour les soins de conservation, appelés thanatopraxie. Elle consiste souvent à utiliser des produits polluants pour les nappes phréatiques. Ces soins ne sont pas indispensables la plupart du temps et se distinguent de la « toilette mortuaire » (habillage et toilette).

Plusieurs municipalités développent des cimetières écologiques.

Vous pouvez aussi opter pour des cimetières écologiques. Plusieurs municipalités les mettent en place et tout doit y être biodégradable. Aussi, choisir un enterrement à même la terre plutôt que dans un caveau permet d’éviter la pollution du ciment et du béton.

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Après les obsèques : penser à réduire l’impact des données numériques

Le décès pose la question de la gestion des données numériques et donc logiquement de leurs conséquences environnementales. Cela n’est plus un secret : le stockage et la circulation des données numériques sont une source importante d’émissions de gaz à effet de serre. Cela est dû notamment aux nombreux serveurs requis et à la consommation énergétique de ces derniers. Pour limiter au maximum l’empreinte écologique qui en découle, la meilleure option est de clôturer les comptes concernés sur les réseaux sociaux, les adresses de courriers électroniques et les sites de commerce en ligne. Enfin, les abonnements divers et variés peuvent être la source de relances ou de communications régulières par courrier ou directement en ligne. Résilier les abonnements du défunt permet donc de réaliser des économies tout en s’inscrivant dans les pratiques écologiques.

 

Les sources :

1. « Étude sur l’empreinte environnementale des rites funéraires : inhumation vs crémation », Fondation des services funéraires de la Ville de Paris, 12 octobre 2017

« Sept conseils pour anticiper des funérailles écologiques », Le Monde, 26 octobre 2020

« Les Français optent de plus en plus pour la crémation, mais est-ce vraiment plus écolo ? », Novethic, 1er novembre 2018

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