1. maif.fr
  2. Campagne
  3. Articles
  4. Comment se constituer un complément de revenus ?

Comment se constituer un complément de revenus ?

09/2019 - Mis à jour le 27/09/2019 par Pierre P.

Avant toute chose, mieux vaut avoir commencé par épargner. Et sur la bonne formule…

Monsieur de la Palice n’aurait pas dit mieux : pour se constituer des revenus complémentaires, il faut commencer par mettre de l’argent de côté. De préférence de manière régulière, histoire de limiter l’effort. L’acquisition à crédit d’un bien immobilier locatif ou de parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) correspond à cette logique. Variable selon la conjoncture, l’effort d’épargne est d’autant plus limité que les taux d’emprunt sont faibles et les rendements de l’immobilier élevés. Une fois le crédit remboursé, l’aventure se poursuit par la perception des revenus complémentaires.

Constitution complement revenus

Les effets très négatifs de la baisse des taux

Habituelle en immobilier, cette stratégie de versements réguliers doit être mise en œuvre sur des placements financiers. Là encore, l’effort d’épargne dépendra de l’environnement. Pour obtenir 100 000 euros de capital, il convient d’investir annuellement 4 413 euros pendant quinze ans sur un placement rémunéré à 5 %. L’addition monte à 5 220 euros avec un rendement de 3 % et flambe à 6 150 euros avec une performance annuelle de seulement 1%. Naturellement, ces montants sont revus à la hausse si la durée de placement est plus courte. Bref, la baisse des rendements depuis bientôt quarante ans et le faible niveau anticipé des taux pour les années à venir a pour effet de contraindre l’écureuil à mettre de côté plus de noisettes. Ou, autre possibilité, à prendre plus de risques.  Côté produits, l’univers des solutions est large. Avec d’un côté, des offres spéciales « retraite » et de l’autre des formules généralistes, exploitées dans une optique retraite.

Le paysage de l’épargne retraite en grand mouvement

L’épargne retraite est profondément modifiée par la loi Pacte. A court terme, une zone de flou apparaît. Jusqu’au 1er octobre 2020, les établissements peuvent proposer des produits ancienne formule. En particulier, le Plan d’épargne retraite populaire. Le PERP avait pour atout la possibilité de déduire ses versements de ses revenus imposables, et pour défaut de prévoir une sortie en rente viagère à 80 % minimum de l’investissement réalisé !
Mais depuis le 1er octobre 2019, les professionnels peuvent lancer de l’épargne retraite nouvelle formule, sous le nom de plan d’épargne retraite individuelle (PERIN). Cette fois, une sortie en capital peut être envisagée, tout comme une sortie anticipée pour financer sa résidence principale. Côté fiscal, plusieurs régimes cohabitent selon que le souscripteur opte ou pas pour la déductibilité des cotisations versées de ses revenus imposables.
En attendant d’y voir plus clair, avec notamment des offres produits, mieux vaut donc se concentrer sur les formules plus généralistes.
 

Rente viagère défiscalisée sur le PEA

Parmi les solutions proposées, le Plan d’épargne en actions a historiquement un atout de taille si le besoin d’argent régulier est définitif. Désormais cinq ans après la souscription, la sortie en rente viagère est exonérée d’impôt sur le revenu. Elle subit seulement les taxes sociales (17,2 % en 2019) et encore, uniquement sur une partie de son montant, variable selon l’âge de l’épargnant lors de la demande de rente. En revanche, le capital est définitivement remis à l’assureur, à charge pour lui de payer des revenus au rentier jusqu’à la fin de ses jours. Et même s’il finit plus que centenaire. Mais pas question de penser transmission…
Avec la loi Pacte du printemps 2019, le PEA a repris de l’intérêt patrimonial en cas de besoin de complémentaire de revenus sporadique. Jusqu’à alors, tout retrait après huit ans rendait impossible de nouveaux versements. Cette contrainte est désormais levée et le délai a été raccourci à cinq ans…
 

L’assurance-vie plus souple

L’assurance-vie, elle, est encore plus souple sauf mise en œuvre par les pouvoirs publics d’un blocage des contrats en cas de crise majeure. En cas de besoin définitif, l’épargnant pourra opter pour une rente viagère sur la base du capital constitué. Avec une fiscalité plus ou moins importante selon son âge lors de sa décision. Hypothèse plus fréquente : votre besoin d’argent est ponctuel pendant quelques années seulement ? Au placard la rente viagère, il est plus adapté de faire de simples rachats partiels sur le contrat.
La fiscalité est avantageuse, bien que de plus en plus complexe suite à l’entrée en application de la flat tax le 1 er janvier 2018. Que retenir ? Que huit ans après la souscription, les retraits bénéficient d’un abattement sur les intérêts de 4 600 euros pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple. En pratique, les montants récupérés peuvent être bien supérieurs : ils se composent toujours d’une partie de capital et d’une partie d’intérêts. Rapide exemple : si au bout de 15 ans, le capital s’établit à 100 000 euros grâce à des versements annuels de 5 220 euros rémunérés à 3 %, la part des intérêts se limite à seulement 22 %. Pour 10 000 euros retirés, la base taxable se limite donc à 2 200 euros. Nettement moins que l’abattement !
Il n’y a pas de problème aujourd’hui de verser sur un vieux contrat en attendant d’y voir plus clair sur le futur PERIN. Si vous voulez transférer à l’avenir de votre assurance vie vers votre Plan retraite individuel, Bercy doublera le montant de l’abattement de 4 600 ou de 9 200 euros jusqu’au 1er janvier 2023.
 

Côté MAIF
  • Des formules adaptées à votre profil d’épargnant
  • Un contrat adapté à vos objectifs de placement
  • Une épargne responsable et solidaire qui soutient l’emploi et l’environnement