Conseils et prévention

Quand la terre tremble…

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Qaund la terre tremble...

Savez-vous que la France a connu 1 500 tremblements de terre en 2015 ? La plupart étaient sans gravité, mais il est sans doute prudent d’apprendre à réagir !

Pourquoi se préparer à ce risque naturel ?

  • Plus de 61 % des communes françaises sont concernées par le risque sismique.
  • 7 tremblements de terre de magnitude 5 ou plus ont été enregistrés sur le territoire métropolitain depuis ces trente dernières années.
  • Un séisme de magnitude 6 peut se produire en métropole une ou deux fois par siècle. Sa puissance représente celle de 30 séismes de magnitude 5.
  • Aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) les magnitudes des séismes peuvent atteindre 8 sur l’échelle de Richter.
  • En France métropolitaine, l’Alsace, le Midi-Pyrénées, le littoral méditerranéen et les Alpes sont les régions les plus exposées aux séismes.
  • Depuis le 01/01/16, 600 séismes en France d’une durée moyenne de moins d’une minute ont été répertoriés. Cela représente 5 secousses (ou « tremblement ») en moyenne par jour.

Source : Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie / planetoscope.

A savoir !

Qu’est-ce qu’un séisme ?

C’est une rupture brutale et profonde des roches le long d’une faille (déplacement tectonique) provoquant des vibrations plus ou moins violentes à la surface du sol.

L’énergie libérée est mesurée de 0 à 9 avec l’échelle de Richter, l’intensité des dégâts avec l’échelle de Mercali.

Les conséquences d’un séisme

Les tremblements de terre ou séismes font partie des catastrophes naturelles les plus dangereuses et imprévisibles à travers le monde.

  • Les conséquences humaines : que ce soit par ses effets directs ou indirects (fissures, effondrements, chutes d’objets, incendies, explosions…) ou par les phénomènes qu’il génère (tsunamis, mouvement de terrains …), le séisme est un des risques naturels majeurs le plus meurtrier.
  • Les conséquences économiques : un séisme peut causer des dégâts importants voir la destruction des habitations, des usines, des infrastructures publiques (routes, ponts…), des réseaux électriques, de télécommunication, d’eau...
  • Les conséquences environnementales : les dégâts matériels peuvent engendrer des pollutions des milieux naturels (station d’épuration détruite, hydrocarbure en mer…) ou encore des modifications ou un changement total du paysage (rivières engorgées, glissements de terrain...).


Les phénomènes annexes d’un séisme :

  • Les mouvements de terrain : glissements de terrain, chutes de blocs, coulée de boue…Selon la direction générale de la prévention des risques, 15 000 communes françaises ont été concernées par un risque de mouvement de terrain en 2013.
  • La liquéfaction des sols : déplacements, tassements, basculements des bâtiments construits sur une surface dont le sol va perdre toute solidité lors de la secousse sismique (sable fin gorgé d’eau).
  • Les avalanches : les vibrations sismiques peuvent être le déclencheur d’avalanche dans les endroits neigeux où les couches de neige sont importantes.
  • Les tsunamis : phénomène très dévastateur lors de séismes sous-marins violents. Ils peuvent provoquer de nombreuses victimes et générer des dégâts considérables sur les habitations du littoral. En métropole, on récence 68 tsunamis au cours de ces 5 derniers siècles (tsunami d’intensité forte à Marseille en 1812).
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Attention !

En France, seulement dix à quinze séismes par an sont réellement ressentis par la population. Rares sont ceux qui atteignent une magnitude supérieure ou égale à 5, comme celui qui a touché la Charente maritime en avril 2016 (revu à 4.9). Bien que la France soit un pays moyennement sismique, des séismes plus faibles, mais plus fréquents, peuvent également avoir des conséquences humaines et économiques. En 1996, à Annecy, un séisme de magnitude 5.3 a engendré plus de 60 millions d’euros de dégâts. Ce n’est pas le séisme en lui-même qui peut être dangereux ou engendrer des victimes mais ses conséquences : l’effondrement de bâtiments vulnérables, les incendies, les mauvais comportements...

Agir avant un séisme : préparation, organisation et prévention

Un séisme est généralement imprévisible et survient brutalement. Votre préparation et votre anticipation sont alors indispensables.

  • Renseignez-vous auprès de votre mairie ou préfecture ou encore auprès des autorités des services publics (Direction départementale du territoire, sapeurs-pompiers) sur votre exposition au risque sismique, du niveau de sismicité de votre ville ou commune, de la fréquence et de l’importance d’éventuels séismes, des dégâts encourus… (Voir annexe 1: le zonage sismique français)
  • Évaluer la vulnérabilité de votre habitation ou du bâtiment et renforcer la si nécessaire : réaliser un diagnostic auprès de professionnel qualifiés dans la construction parasismique (architectes, professionnels du bâtiment...).
A savoir !

Depuis le 22 octobre 2010, une nouvelle réglementation parasismique a été instaurée. Les règles applicables à votre logement dépendent de la zone sismique dans laquelle vous êtes situé, la catégorie du bâtiment, les éventuelles modifications envisagées.

En savoir plus

Dans le cas d’une construction future soyez vigilant sur :

  • Le choix du terrain :
    • Eviter les sols instables et les terrains à forte pente.
    • Vérifier la nature du sol et la faisabilité de votre projet en demandant un certificat d’urbanisme auprès de votre mairie.
  • Le choix des matériaux :
    • Utiliser des matériaux élastiques : bois, acier, béton armé. Un bâtiment rigide et souple encaisse les chocs sans s’effondrer en cas de secousses.
    • Les matériaux doivent être conformes aux normes NF en vigueur et aux règles parasismiques.
  • Le choix de l’architecture :
    • Privilégiez les formes simples et symétriques.
    • Optez pour des fondations, des murs porteurs et des planchers parfaitement solidaires.
    • Il est préférable de choisir des conduits de tuyauterie flexibles pour l’eau, l’électricité ou le gaz.
  • La construction et l’entretien :
    • Réalisez les travaux ou la construction par des professionnels afin de garantir une solidité de la structure.
    • Conserver minutieusement les plans de construction et de structure.
    • Eviter les travaux ou les modifications sans consulter un professionnel.

  • Fixez le mobilier lourd et consolidez les meubles en hauteur (lustres, étagères). Veillez à ce que les meubles bas disposent de pieds robustes.
  • Ecartez les produits dangereux (combustibles, inflammables) loin des différentes issues et n’encombrer pas les voies d’évacuation.
  • Repérez les points de coupure du gaz, d’eau, d’électricité et les endroits où vous pouvez vous protéger (loin des façades, sous les tables…).
  • Formez-vous aux gestes de premiers secours.
  • Prévoyez un kit d’urgence (équipement minimum de survie) : trousse de premier secours (pansements, ciseaux…), médicaments, aliments longue conservation (eau, chocolat…), lampe de poche, radio portable et piles, copie des documents personnels (carte d’identité, assurance…), sifflet… Personnalisez le contenu selon vos besoins et selon ce qui vous semble nécessaire en cas de situation d’urgence.
  • Testez votre réaction et celle de votre famille face au danger, organisez-vous le plus efficacement possible, discutez des comportements à adopter (évacuation, protection…) et préparez un plan de regroupement familial.

Réagir pendant un séisme :
réactivité, vigilance et sang-froid

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Attention !

Un séisme dure en moyenne moins d’une minute. Pour assurer votre sécurité et celle de votre famille, votre réactivité face à un tel événement doit être spontanée et efficace ! Pour limiter les conséquences, pensez aux reflexes qui sauvent et gardez à l’esprit la protection des personnes et ceux de vos biens. N’oubliez pas les éventuels répliques qui suivent un séisme important.

A l’intérieur :

  • Abritez-vous ou rejoignez un lieu sûr repéré préalablement (coin formé par des murs porteurs ou poutres maîtresses par exemple), si le déplacement est trop long, protégez-vous la tête et refugiez-vous sous un meuble solide à votre portée (table, bureau, lit...).
  • Si vous dormiez, abritez-vous sous votre lit tout en vous protégeant la tête ou rejoignez le lieu sûr le plus proche.
  • Evacuez le lieu uniquement si vous êtes au rez-de-chaussée, à proximité d’une sortie (quelques secondes) menant à un espace dégagé à ciel ouvert (cour, jardin, parking…). Evitez de la rejoindre si vous devez passer en dessous d’une structure pouvant s’effondrer (balcon, passerelle...).
  • Evitez si possible, de rester à proximité des baies vitrées, des fenêtres, des miroirs, des meubles ou objets instables.
  • N’empruntez ni les escaliers, ni les ascenseurs. Ces derniers présentent un grand danger et sont souvent en panne lors de tremblement de terre.
  • Patientez jusqu’à la fin des secousses (répliques également) pour évacuer le lieu.
  • Dans tous les cas, que ce soit pendant ou après le séisme, restez calme et communiquez ce calme à votre entourage : " Montrez l’exemple ".
Pour les bâtiments situés près d’une falaise ou de rochers

Evacuez aussi vite que possible, les effets du séisme seront plus destructeurs : chute de blocs, éboulement...
Evitez de prendre la voiture et rejoignez un lieu sûr, si possible, à pied. Attendez l’autorisation d’une personne compétente (expert, sapeurs-pompiers...) avant de retourner à votre domicile ou dans le bâtiment.

A l’extérieur :

  • Eloignez-vous des bâtiments, des lignes électriques ou tout objet et élément pouvant s’effondrer (pont, balcon, corniches, toiture…). Attendre la fin des secousses dans un endroit à ciel ouvert et dégagé.
  • Méfiez-vous des chutes de pierre, si vous vous trouvez dans une rue étroite pendant le séisme, abritez-vous en protégeant votre tête dans l’ouverture ou le renfoncement d’une porte.

En voiture :

  • Immobilisez votre véhicule (coupez le moteur ou frein à main), restez dans l’habitacle en vous protégeant la tête et en gardant votre ceinture de sécurité attachée. Si possible, arrêtez- vous dans un espace sécurisé à ciel ouvert.
  • Si vous êtes passager (covoiturage, transport en commun), protégez-vous et restez à l’intérieur jusqu’à la fin des secousses.

Après un séisme : évacuer, aider et vérifier

  • Si vous êtes proche d’un lieu sinistré, n’allumez pas de flamme (briquet, allumettes), des fuites de gaz peuvent provoquer des incendies ou explosions. Placez un mouchoir ou un vêtement sur votre bouche, vous risquez d’inhaler une quantité dangereuse de poussière.
  • Si vous êtes à l’intérieur d’un bâtiment ou de votre domicile, évacuez le lieu dans le calme. Aidez les personnes âgées, handicapées ou toute autre personne en détresse ou en difficulté.
  • Pour les personnes habitants en bord de mer, rejoignez le plus vite possible les hauteurs.
  • Soyez solidaire. : Portez secours à l’entourage immédiat et apportez du réconfort aux personnes en état de choc.
  • Restez à l’extérieur dans un endroit dégagé et loin des lieux dangereux ou sinistrés pendant au moins 45 minutes. Excepté si les autorités sollicitent votre aide.
  • Suivez rigoureusement les consignes des personnes chargées de secours (sapeurs-pompiers, police…). N’encombrez pas les routes ou les voies de passage afin de faciliter le travail des secours.
  • Evitez de téléphoner, privilégiez les SMS. Le réseau risque d’être saturé, utilisez votre téléphone uniquement en cas d’extrême urgence : incendie, urgence médicale.
  • A domicile, coupez les systèmes d’eau, d’électricité et de gaz.
  • Informez-vous des consignes de sécurité en écoutant ou en consultant les bulletins d’information à la radio ou sur votre téléphone.
  • Vérifiez pendant les jours qui suivent, l’état de votre habitation et de vos biens : fissures sur les murs ou le plafond, état du sol, meubles endommagés ou détruits, cheminée, ligne électrique, gaz…

Agir avant un séisme : préparation, organisation et prévention

Un séisme est généralement imprévisible et survient brutalement. Votre préparation et votre anticipation sont alors indispensables.

  • Renseignez-vous auprès de votre mairie ou préfecture ou encore auprès des autorités des services publics (Direction départementale du territoire, sapeurs-pompiers) sur votre exposition au risque sismique, du niveau de sismicité de votre ville ou commune, de la fréquence et de l’importance d’éventuels séismes, des dégâts encourus… (Voir annexe 1: le zonage sismique français)
  • Évaluer la vulnérabilité de votre habitation ou du bâtiment et renforcer la si nécessaire : réaliser un diagnostic auprès de professionnel qualifiés dans la construction parasismique (architectes, professionnels du bâtiment...).
A retenir

Dès lors qu’un arrêté de catastrophes naturelles est publié, les dommages matériels affectant vos biens mobiliers et immobiliers assurés sont pris en charge au titre du contrat Raqvam.

En savoir plus

A L’application mobile LastQuake : les séismes 2.0
  • Développée par le centre sismologique euro-méditerranéen (SSEM) et la Fondation MAIF, cette application va vous permettre d’être informés sur les séismes proches ou significatifs.
  • Vous recevez une notification (alerte envoyée par smartphone ou tablette) lorsqu’un séisme se produit à proximité de votre localisation. Et inversement, lorsque vous venez de ressentir une secousse vous avez la possibilité de le signaler instantanément grâce à cette application gratuite.

Le ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer : le zonage sismique en France depuis 2011 (annexe 1)

6 % de la population française soit 3,6 millions de personnes réside en zone d’aléa sismique moyen, 20 % soit 12 millions de personne, en zone d’aléa sismique modéré et 73 % en zone d’aléa sismique faible ou très faible.

Zonage sismique en France