CONSEILS DE PRÉVENTION

Les inondations

Les inondations

MAJ janvier 2020

En France, une habitation sur quatre est soumise au risque inondation. Quelles mesures de prévention mettre en place pour réduire votre vulnérabilité ?
A savoir !

Submersion d’origine naturelle (plus ou moins rapide) d’une zone habituellement hors d’eau, les inondations peuvent survenir et être influencées par l’action humaine (causes, ampleur spatiale, fréquence...).
En France, 17,1 millions de personnes sont exposées au risque d’inondation par débordement de cours d’eau, dont 16,8 millions en métropole. Le risque de submersion marine (inondation temporaire de la zone côtière) concerne quant à lui 1,4 millions d’habitations (MTES).

Les différents types d’inondation

  • Les inondations de plaine : débordement de cours d’eau avec une durée d’immersion longue (prévisibles plusieurs jours ou heures à l’avance).
  • Les inondations rapides par débordement de cours d’eau (crues) : soudaines et torrentielles, elles sont souvent imprévisibles. La crue à Paris en juin dernier et les épisodes " cévénol " sont des exemples d’inondation rapide.
  • Les autres types d’inondations : submersions marines, remontées de nappes phréatiques (au-dessus du terrain naturel), les phénomènes de ruissellement pluvial (saturation des sols et des réseaux urbains) et les coulées de boues.

 

A savoir !

Qu’est-ce qu’un épisode cévenol ?

Ce sont des orages violents et localisés qui s’accompagnent de pluies diluviennes entraînant souvent des crues brutales, rapides et des inondations dévastatrices.
Les régions méridionales avec les départements de l’Ardèche, du Gard, de l’Hérault et de la Lozère sont les plus exposés à ce phénomène qui survient en fin d’été- début d’automne quand la Mer Méditerranée est encore suffisamment chaude, " évaporante ", et que les premières masses d’air froid sont présentes en altitude.

Illustration

Quelles sont les causes et conséquences de ce phénomène ?

Un épisode Cévenol ou " orage cévenol " se forme quand une masse d’air chaude et humide remonte de la Méditerranée pour se diriger vers le Nord. Lorsque cet air chaud, chargé en vapeur d’eau, rencontre le relief montagneux des Cévennes, il est alors forcé de s’élever en se refroidissant au contact de la masse d’air froide présente en altitude. Ce mouvement ascendant entraîne la formation de nuages, dits cumulonimbus, et d’orages. Ces orages vont générer de fortes quantités d’eau se déversant sur les petits bassins versants ou sur des bassins versants à fort relief.
Sur une courte durée (d’une heure à une journée), ces pluies intenses, durables et parfois stationnaires apportent une importante quantité d’eau pouvant égaler la pluviométrie d’un mois, voire de plusieurs mois.
Selon les statistiques de MétéoFrance, les épisodes avec plus de 100 mm d’eau en un jour (seuil critique d’un phénomène extrême) se concentrent principalement sur l'arc méditerranéen.
De fortes précipitations s’abattent sur les régions méditerranéennes, du Roussillon à la Provence, en passant par la vallée du Rhône, de trois à six fois par an en moyenne. L’équivalent de plusieurs mois de précipitations tombe en quelques jours voire en quelques heures.

En savoir plus sur le bilan de l'automne 2018

 

Les cumuls observés peuvent atteindre plus de 500 mm d’eau en 24 heures comparé aux seuils dits critiques des régions de plaine où les cumuls sont de l’ordre de 50 mm et aux régions montagneuses où les cumuls sont de 100 mm (rappel 1 mm d’eau = 1 litre par m2).
A l’automne 2014, 14 épisodes ont été enregistrés en moins de trois mois, des Pyrénées-Orientales aux Alpes Maritimes. C’est 4 à 5 fois plus que dans une année normale ! Ce sont en moyenne deux voire trois mois de pluies qui se sont abattues en 24 heures. En 12 heures, des cumuls de 300 mm d’eau ont été relevés soit l’équivalent de 300 L/m2. Localement, il a été relevé.
La récurrence de ces pluies diluviennes entraîne la saturation des sols en eau.  Ainsi, les cours d’eau débordent et provoquent des crues brutales, rapides, des embâcles (accumulation naturelle de matériaux apportés par l'eau), des coulées de boues ou des effondrements de routes.

Que faire face au risque d’inondation ?

En voiture

Evitez d’emprunter les routes inondées et tenez-vous éloigné des cours d’eau. En effet, 30 cm suffisent à soulever et emporter un véhicule.

Si votre voiture est dans l’eau et qu’elle commence à couler :

  • Coupez ou détachez votre ceinture de sécurité et celles des autres passagers.
  • Vérifiez que la voiture est à peu près stable.
  • Ouvrez ou brisez les fenêtres qui sont à contre-courant si c’est impossible, ouvrez la porte en aval du courant.
  • Montez et faites monter les passagers sur le toit du véhicule.
  • Si la voiture est stable, attendez de l’aide.
  • Si la voiture coule, rejoignez un endroit sécurisé en marchant ou nageant.
 

Préserver son habitation du risque d’inondation

" Je n’ai jamais vu ça " ce sont souvent les mots prononcés par les sinistrés qui, traumatisés par l’évènement, ont perdu leurs meubles et leurs souvenirs (ex : albums photos, bijoux, papiers personnels, meubles anciens...). Quel que soit sa gravité, l’inondation est vécue comme une " violation de l’intimité " face à laquelle les particuliers ont un sentiment d’incrédulité et d’impuissance.
Même si un arsenal d’outils réglementaires est mis en place par l’Etat et les collectivités territoriales pour sensibiliser et réduire la vulnérabilité des personnes et des biens, il appartient à chacun de vérifier sa vulnérabilité face au risque d’inondation.

 

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Répondre à notre quiz

En assureur militant, la MAIF ne se limite pas à l'indemnisation des dommages et s’engage en amont pour réduire les conséquences de ces sinistres.

En collaboration avec la Mission des risques naturels*, la MAIF a conçu un guide pratique pour permettre à chacun de mieux appréhender son propre risque et de s'y préparer afin d'en limiter les conséquences humaines et matérielles.

Un guide pratique pour maîtriser les risques
  • Les informations et conseils sur les mesures à prendre avant et pendant l'inondation.
  • Les travaux préventifs les plus utiles selon sa situation.
  • Les moyens mis en œuvre par la MAIF pour soutenir les assurés après le sinistre.
  • Télécharger le guide ( PDF - 4 Mo )

La MAIF au plus près de ses sociétaires

Les événements climatiques que la France a connus ces dernières années ont conduit la MAIF à mettre en place des moyens de réponse adaptés aux situations dramatiques vécues par les sociétaires.

Une cellule de gestion de crise, capable de réagir très vite, a été créée afin d’organiser la gestion et de mutualiser les flux " déclarations de sinistres " habituellement pris en charge par des centres dédiés, avec des sites solidaires. La prise en compte des sinistres est ainsi optimisée permettant à la MAIF de mobiliser rapidement son réseau d’experts pour aller sur le terrain, au plus près des sociétaires.

Être bien assuré

  • En cas d’inondation, vous êtes couvert par votre assurance habitation, quelle que soit la formule choisie, et même en l’absence d’arrêté de catastrophe naturelle.
  • Vous avez 5 jours pour effectuer votre déclaration de sinistre. Ce délai est porté à 10 jours si l’état de catastrophe naturelle a été déclaré. La cellule de crise MAIF mettra tout en œuvre pour permettre une prise en charge rapide de votre situation.
  • Dans les situations d’urgence, MAIF peut débloquer des avances de fonds pour l’acquisition des biens de première nécessité. Si votre logement est inhabitable, vous pouvez également bénéficier d’un relogement provisoire.
  • MAIF vous indemnise déduction faite d’une franchise réglementaire de 380 €.
Organiser la solidarité avec ShareEntraide

 

Au-delà de l'action des autorités ou des assureurs, la solidarité et l'entraide prennent tout leur sens en cas de grande catastrophe. Hébergement, transport, coups de main… Imaginé par les sociétaires MAIF, le site internet ShareEntraide sert à rapprocher les personnes touchées de ceux qui, sur place, pourraient les aider.