Guides pratiques établissements d'enseignement
Correspondances et jumelages
Partage :
Correspondances et jumelages

Les correspondances entre élèves de différents pays et les jumelages ou appariements entre classes permettent une ouverture sur le monde et des contacts avec l'étranger. Ce sont des projets pédagogiques très transversaux qui peuvent réunir les enseignants de plusieurs matières : histoire, géographie, langues, économie, sciences...

Quelques définitions

  • Correspondance : une classe est en lien avec une autre classe. Les élèves correspondent collectivement et/ou individuellement avec leurs correspondants, par écrit, par Internet, en échangeant des journaux, fanzines, films ou cartes réalisés dans leur classe.
  • Jumelage : une classe ou une école est jumelée avec une homologue, ailleurs en France ou à l'étranger. De multiples échanges peuvent être imaginés dont l'aboutissement est souvent le déplacement réciproque chez l'autre.
  • Appariement : c'est une forme particulière de jumelage entre un établissement scolaire français et un partenaire étranger. Il suppose un partenariat durable autour d'une véritable coopération éducative et n'implique pas forcément un déplacement dans le pays étranger.

Philosophie et pédagogie

Les jumelages (entre communes comme entre écoles) sont nés après la Seconde Guerre mondiale, pour rapprocher les populations européennes. C'est l'idée selon laquelle la paix se construit mieux par l'interconnaissance des peuples, et ce dès le plus jeune âge. En ce sens, le jumelage et ses diverses modalités (appariement, correspondance...) sont un outil pédagogique au service de la paix.

C'est aussi un outil éducatif de premier ordre. L'histoire du pays étranger, sa géographie et sa langue sont des connaissances directement utilisables par les élèves, permettant de développer des échanges culturels. À l'intérieur du territoire français, ce travail d'interconnaissance peut être source de véritables découvertes entre classes de ville et classes de campagnes, Sud et Nord, mer et montagne...

Ces échanges doivent constituer en eux-mêmes un projet pédagogique, intégré aux enseignements qui sont dispensés au cours de l'année.

Les Dareic : délégués académiques aux relations européennes et internationales et à la coopération

L'enseignant ou le chef d'établissement peut avoir des contacts privilégiés qui l’incitera à mettre en place un jumelage avec un autre établissement. Si ce n'est pas le cas, il est possible de s'adresser au délégué académique aux relations européennes et internationales et à la coopération (Dareic), qui assure la coordination des activités académiques dans ce domaine. Il y en a un dans chaque académie.

La circulaire n° 2007-099 du 27 avril 2007 précise qu’il s’agit d’un " expert dans la conception et la conduite de tous projets de coopération internationale, d’information et de communication, de représentation rectorale, de coordonnateur et d’animateur du réseau des acteurs impliqués dans la réalisation de l’ouverture internationale, d’évaluateur, enfin, des objectifs et des actions fixés chaque année ".

La mise en place d'un jumelage

Tout projet de jumelage ou d'appariement doit recevoir l'aval du rectorat. C'est par son intermédiaire que sera établi le contact avec le pays concerné et que sera assuré le lien avec l'établissement demandeur. C'est également le rectorat qui donnera l'homologation finale auprès du directeur d'école ou du chef d'établissement.

Un formulaire spécifique existe dans chaque rectorat, à adresser au service concerné. Si une subvention est sollicitée, elle est transmise au rectorat, par la voie hiérarchique, dès le début de l'année scolaire. L'attribution d'un soutien financier par la commission académique est fonction de la qualité du projet présenté et de sa portée interdisciplinaire. Un document (papier, vidéo, photo...) devra rendre compte, au retour, de la réalisation du projet.

Des programmes spécifiques

Il existe par ailleurs un certain nombre de programmes particuliers qui méritent d'être explorés en fonction du projet d'échange que vous souhaitez mettre en place :

  • Programme Voltaire : pour des séjours longs (6 mois) en Allemagne d'élèves de seconde.
  • Programme Brigitte Sauzay : concerne les élèves de la quatrième à la première pour des séjours plus courts mais néanmoins significatifs (2 mois) en Allemagne.
  • Programme Erasmus : plus large, il est conçu pour permettre des échanges entre établissements scolaires en Europe, de la maternelle au lycée. Erasmus + remplace désormais le Programme Comenius.

Les e-jumelages

A l'ère des nouvelles technologies de l'information, le jumelage peut aussi passer par Internet. C'est ainsi qu'a été mis en place eTwinning, opération de jumelage électronique entre établissements scolaires européens des premier et second degrés.

C'est la circulaire n° 2005-086 du 25 mai 2005 qui en a défini le cadre et les modalités de mise en application.

Notre point de vue d'assureur

Une simple correspondance ne pose pas de problème particulier de sécurité. Mais dès que le jumelage se traduit par des circulations de personnes (voyage, accueil dans des familles), il est nécessaire de faire le point sur les besoins d'assurance en la matière.

En l'occurrence, comme pour toutes les autres sorties, la souscription d'une assurance-responsabilité civile et d'une assurance individuelle " accidents corporels " est obligatoire pour les élèves. Un enfant non assuré ne pourrait en effet pas participer au voyage. Pour les accompagnateurs bénévoles l'assurance, si elle est recommandée, n'est pas obligatoire. Elle apparaît néanmoins indispensable, tout particulièrement dans le cas des séjours à l'étranger.

Solution MAIF

Avec le contrat Raqvam Associations & Collectivités pour les établissements du supérieur ou Raqvam Associations & Collectivités pour les établissements du secondaire ou Raqvam Associations & Collectivités pour les écoles maternelles et élémentaires de la MAIF, élèves et accompagnateurs bénéficient des couvertures " responsabilité civile "; et " dommages corporels " durant de tels séjours. Leurs biens personnels sont également garantis. Cela évite au Chef d'Etablissement d'avoir à vérifier le contenu des contrats d'assurance souscrit par les familles.