Guides pratiques associations
La vie associative en France
Partage :
La vie associative en France

Mise à jour le 02/04/2015

La vie associative occupe en France une place considérable : 16 millions de bénévoles animent 1 300 000 associations intervenant dans tous les secteurs de la vie sociale, culturelle et économique du pays.

Un bénévolat en augmentation

Avec environ 60 000 associations de plus chaque année (contre 20 000 dans les années 70), la vie associative fait actuellement preuve d'un grand dynamisme. Si la très grande majorité des associations ne fonctionne qu'avec des bénévoles, elles emploient quasiment 1,8 millions de salariés et l'ensemble des associations représentent environ 3,2 % du produit intérieur brut (PIB) français.
Contrairement à une idée reçue, le bénévolat est une valeur en hausse dans notre société. Dans sa dernière étude, Viviane Tchernonog(1) dénombrait 24 millions de participations bénévoles équivalant à plus d'un million d'équivalents temps plein (ETP).
La majorité des bénévoles s'investissent dans des associations sans salariés. 86 % des associations sont d'ailleurs uniquement composées de bénévoles. Par contre, les bénévoles s'investissant dans les associations avec salariés y donnent plus de temps. Notons enfin que les secteurs du sport, de la culture et des loisirs ont de particulièrement grands besoins en bénévoles.


(1) Viviane Tchernonog " Le paysage associatif français " 2ème édition - Juris Associations/Dalloz, 2013.

Huit familles associatives

La sociologue Viviane Tchernonog recense huit secteurs de vie associative :

  • L'action caritative et humanitaire, au-delà de l'action en direction des populations matériellement démunies, intègre aussi une double notion de détresse et d'urgence.
  • Le secteur de l'action sociale et de la santé englobe les établissements sociaux ou médico-sociaux (accueil de personnes handicapées), l'action en faveur des familles (centre social, aide familiale à domicile, garde d'enfants), des personnes âgées (maison de retraite, foyer, service d'aide ménagère), des jeunes ou des adolescents (prévention spécialisée, foyers de jeunes travailleurs). Il compte également les établissements de type hospitalier, les dispensaires, les centres de santé, les associations de soins à domicile et les très nombreuses associations de malades, de lutte contre une maladie, de prévention, de sensibilisation à un problème de santé ou d'éducation à la santé.
  • Le secteur "défense des droits et des causes" regroupe les associations de quartier, d'habitants, de défense du cadre de vie, de consommateurs, d'anciens combattants, de défense de l'environnement et de connaissance du patrimoine naturel, des associations civiques, de défense des minorités et quelques associations professionnelles.
  • Le secteur de l'éducation, de la formation et de l'insertion comprend les établissements d'enseignement, des centres de formation permanente, les associations intermédiaires, d'insertion et d'aide aux chômeurs, mais aussi les associations sans salarié de parents d'élèves et de petites associations locales de formation à des activités de type informatique, langues étrangères...
  • Le sport, y compris les associations de chasse et de pêche.
  • Le secteur culturel inclut, outre la gestion des équipements (musées, cinémas, bibliothèques ou médiathèques, établissements culturels du type maisons de la culture), la production et l'organisation de spectacles vivants, la préservation du patrimoine culturel, mais aussi de nombreux petits clubs culturels spécialisés (danse, musique, poésie, peinture, littérature, philatélie, découverte du patrimoine culturel).
  • Le secteur des loisirs et vie sociale comprend, à côté des équipements de type socioculturel, les nombreuses petites associations de loisirs spécialisés ou polyvalents, les amicales, salles des fêtes et associations d'organisation de kermesses ou de bals en milieu rural, mais aussi le tourisme social (maisons, camps ou colonies de vacances), l'éducation populaire, les mouvements de jeunesse, les associations d'amitiés internationales ou de jumelage.
  • Le secteur de l'économie et du développement local inclut les syndicats d'initiative, les agences de développement local, la promotion du tourisme et de la vie locale, la gestion des services locaux (transports, services urbains, aménagement local) ou d'une activité économique, le développement du commerce équitable ou de la consommation éthique.





Un financement relativement autonome

Les cotisations de membres constituent la ressource unique de nombreuses associations, 10,7 % du budget cumulé de l'ensemble et 21,6 % de celui des associations sans salarié. Les dons des particuliers représentent ensemble 4 % de leur budget.
Les recettes d'activité qui englobent aussi bien la vente de services associatifs à un prix de marché que la participation forfaitaire à des services rendus, la vente de services, les produits des fêtes et des manifestations, les revenus des placements, les prix de journée et plus généralement le produit des commandes publiques, constituent plus de 60 % des ressources des associations.
Enfin les subventions publiques, représentent désormais moins d'un quart du budget de l'ensemble des associations. Elles soutiennent de façon plus importante les associations employeuses que celles sans salarié.

600 000 associations représentées

Interlocuteur des pouvoirs publics, le Mouvement associatif, anciennement appelé Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) représente près de 600 000 associations réunies autour d'une vingtaine d'organisations thématiques.
Si chaque fédération ou coordination négocie avec ses ministères de référence, en fonction de ses activités propres, le Mouvement associatif a pour rôle de négocier avec les pouvoirs publics les grandes orientations concernant l'ensemble des associations.
Il a aussi un rôle d'animation des politiques territoriales à travers ses représentations régionales, interlocuteurs privilégiés des conseils régionaux en matière de vie associative.

Notre point de vue d'assureur

Le nombre d'associations et le potentiel économique qu'elles représentent sont des enjeux importants pour les entreprises d'assurances. Parmi elles, cependant, seules les mutuelles relèvent des mêmes valeurs de l'économie sociale et solidaire (solidarité, non lucrativité) et sont à même de comprendre les enjeux et logiques du fonctionnement associatif.
C'est aussi pour cela que la MAIF est devenue l'interlocuteur historique de la vie associative, qu'elle accompagne et soutient dans ses développements et projets.

Solution MAIF

La MAIF a vocation à assurer les associations des secteurs handicap, éducation, formation, recherche, culture, loisirs, social et humanitaire. Spécialement conçus pour elles, les contrats MAIF permettent aux associations d'exister sereinement. Simples et protecteurs pour le plus grand nombre (bénévoles, participants, encadrants, public...), ils couvrent les activités de l'association dans et en-dehors de ses murs, au quotidien comme pour les grandes occasions.
Découvrez nos contrats...

En savoir +
Retrouver la synthèse de l'étude de Viviane Tchernonog (PDF) sur le site de l'Addes.
Retrouver l'ouvrage "Le paysage associatif français" présentant l'ensemble des résultats de l'enquête en 272 pages.