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Comment se constituer un complément de revenus ?

09/2019 - Mis à jour le 12/10/2020 par Pierre P.

Outre l’investissement locatif, il existe des solutions financières pour générer un revenu complémentaire particulièrement utile à la retraite. Il est conseillé d’épargner tôt et régulièrement.

Constitution complement revenus

L'épargne

Une vérité de La Palice : pour se constituer un revenu de complément, il faut commencer par... mettre de l’argent de côté. De préférence tôt et de manière régulière par le biais de versements automatiques effectués tous les mois, afin de limiter l’effort d’épargne dans le temps.
L’épargne générée dépendra ensuite du rendement du produit financier. À titre d’exemple, pour obtenir 100 000 € de capital, il faudra investir 4 413 € chaque année pendant 15 ans sur un placement rémunéré à 5 %. La somme à épargner grimpera à 5 220 € avec un rendement annuel de 3 % et à 6 150 € avec une performance annuelle de 1 %. L’épargnant doit avoir en tête que pour bénéficier d’une rémunération élevée, il faut être prêt à prendre des risques, c’est-à-dire opter pour des supports financiers non garantis et principalement investis dans des actions.
Naturellement, plus la durée de placement est courte et plus l’effort d’épargne devra être important pour atteindre l’objectif des 100 000 €. Il est donc préférable de privilégier des placements à long terme, comme le plan d’épargne en actions (PEA), l’assurance vie et le nouveau plan d’épargne retraite (PER).

PEA : des rentes viagères défiscalisées

Le PEA présente un atout de taille si le besoin d’argent régulier est définitif : 5 ans après la souscription (8 ans avant le 24 mai 2019), non seulement il est possible de sortir votre épargne en rentes viagères, mais cette somme d’argent versée de manière régulière (tous les mois, trimestres, semestres ou une fois par an) jusqu’à votre décès est exonérée d’impôt sur le revenu.
La rente subit seulement les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) de 17,2 % ; et encore, uniquement sur une partie de son montant, variable selon l’âge de l’épargnant au moment où il perçoit sa première prestation. Si la première rente est servie avant 50 ans, les prélèvements sociaux s’appliqueront sur 70 % de son montant. La fraction taxable tombe à 50 % pour un premier versement entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans et seulement 30 % à partir de 70 ans. Ces prélèvements sociaux sont retenus à la source par l'assureur.

Assurance vie : des rachats avantageux

La fiscalité de l’assurance vie est avantageuse à partir de 8 ans de détention. Les retraits bénéficient alors d’une exonération fiscale sur les gains (plus-values) à hauteur de 4 600 € par an pour un célibataire ou de 9 200 € par an pour un couple marié ou pacsé déclarant ses revenus en commun auprès de l’administration fiscale.
En pratique, les montants récupérés peuvent être bien supérieurs : ils se composent toujours d’une partie de capital et d’une partie des gains. Exemple : si au bout de 15 ans, le capital s’établit à 100 000 € grâce à des versements annuels de 5 220 € rémunérés à 3 %, la part des gains se limite à 22 %. Pour 10 000 € retirés, la base taxable se réduit donc à 2 200 €. Nettement moins que l’abattement annuel !
En cas de besoin définitif, l’épargnant pourra opter pour une rente viagère sur la base du capital constitué. Seule une fraction est à intégrer aux revenus imposables, qui dépend là aussi de l’âge du souscripteur lors de la perception de la première rente (70 % avant 50 ans, 50% entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans, 30 % à 70 ans et plus).

PER : une déduction fiscale à l’entrée et une sortie souple

Le PER s’inscrit dans l’épargne longue, puisque ce placement est bloqué jusqu’au départ à la retraite sauf cas exceptionnels. Il est en effet prévu des déblocages anticipés au titre des « accidents de la vie » (décès du conjoint marié ou du partenaire de Pacs ; invalidité de l’assuré, de son conjoint, de son partenaire ou de son enfant ; surendettement ; fin des allocations chômage ; cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire) et pour l’acquisition de la résidence principale.
En contrepartie du blocage des fonds, le PER offre un avantage fiscal « à l’entrée » : les versements volontaires sont déductibles des revenus imposables, à hauteur d’un certain plafond. Celui-ci correspond à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l’année précédente ou, si la formule est plus avantageuse, à 10% des revenus professionnels de l’année précédente dans la limite de huit fois le Pass de l’année précédente. Ainsi, pour les versements effectués cette année, il sera possible de déduire au minimum 4 052 € et au maximum 32 419 € dans la déclaration 2021 portant sur les revenus perçus en 2020.
Les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, chefs d’entreprise, professions libérales) peuvent même demander à bénéficier d’un plafond plus élevé équivalent à 10 % du Pass de l’année du versement ou à 10 % du bénéfice imposable de l’année du versement dans la limite de huit Pass de l’année du versement, majorés de 15 % de la fraction comprise entre un et huit Pass de l’année du versement. Ce qui fait une déduction de 4 113 € au minimum et de 76 101 € au maximum sur les revenus de 2020 déclarés en 2021.

Dans les deux cas, cette économie d’impôt peut être replacée et ainsi augmenter le capital constitué

Une fois les droits à la retraite obligatoire liquidés, le souscripteur a la possibilité de sortir en rentes viagères, en capital (en une ou plusieurs fois) ou les deux à la fois. Il peut aussi décider de ne pas dénouer son PER pour épargner davantage et continuer à déduire ses versements volontaires de ses revenus.
Si le souscripteur opte pour une sortie en capital, les versements volontaires cumulés ayant bénéficiés de la déduction lors du versement sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et les gains générés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 %. Le traitement fiscal des rentes issues des versements volontaires est identique à celle des pensions de retraite : les prestations sont imposées au barème progressif, après application d’un abattement de 10 %. Elles sont également assujetties aux prélèvements sociaux à 17,2 %, mais uniquement sur une fraction de la rente qui dépend de l’âge du rentier au moment de la perception de la première prestation (70 % avant 50 ans, 50 % entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans, 30 % à 70 ans et plus).

Côté MAIF
  • Notre contrat d’assurance vie et notre plan épargne retraite sont responsables et solidaires. L’argent que vous placez contribue à une finance durable et soutient des entreprises agissant pour l’emploi, l’insertion sociale, l’environnement et la transition énergétique.
  • Ces contrats sont évolutifs et ajustables. Vous avez le choix entre différentes formules, adaptées à votre profil d’épargnant et à vos objectifs de placement.
  • Nos solutions sont accessibles à tous les épargnants, avec un apport initial de 30 € (assurance vie) ou 150 € (pour le plan épargne retraite). Vous avez le choix entre une gestion pilotée ou une gestion libre.


Le contrat collectif Assurance vie Responsable et Solidaire a été souscrit par MAIF auprès de MAIF VIE, filiale assurance vie de MAIF. Ce contrat, conçu et géré par MAIF VIE, est proposé par MAIF et MAIF SOLUTIONS FINANCIÈRES.
Le contrat collectif PER Responsable et Solidaire a été souscrit par le GERP Futurs Solidaires auprès de MAIF VIE, filiale assurance vie de MAIF. Ce contrat, conçu et géré par MAIF VIE, est proposé par MAIF et MAIF SOLUTIONS FINANCIÈRES.
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