Protection des usagers de deux-roues : lutter contre des négligences souvent fatales…
Les deux-roues à moteur sont les véhicules les plus exposés : leurs conducteurs détiennent le triste record du taux de décès ou de blessures graves sur la route, six fois plus important que pour les automobilistes. Et, rapporté au nombre de kilomètres parcourus, 20 fois plus important !
Le casque : le réflexe sécurité en tête !
Le casque est la première protection en deux-roues
- Il permet d'éviter les blessures ou de réduire leur gravité dans 72 % des cas
- Le casque intégral à visière est celui qui offre la meilleure protection
- La vétusté des casques est relevée dans pratiquement tous les cas d'accidents de cyclomotoristes, conducteurs comme passagers : jugulaire usée, mousse intérieure tassée qui ne joue plus son rôle d'absorbeur de choc
À savoir !
Un casque se doit d’être changé tous les cinq ans et après tout accident.
Un constat inquiétant...
Si 99 % des motards circulent casqués, le constat est alarmant du côté des cyclomotoristes :
- Un passager sur deux circule non casqué
- Pour les autres, le casque n’est pratiquement jamais adapté
Les caractéristiques d’un casque vraiment efficace ?
- Le casque doit être à la norme européenne ECE 22-05
- Il doit être à la bonne taille. On ne doit pas pouvoir glisser son pouce entre le front et la doublure, mais il ne doit pas comprimer la tête.
- La jugulaire doit être serrée
Sur la route, l’imprudence ne fait pas
de cadeau
- Un casque mal porté est éjecté dans 70 % des cas et multiplie le risque de blessures graves par trois
- 8 % des tués en deux-roues et 25 % des blessés graves ne portaient pas de casque.
- Un tiers des blessé conserve des séquelles modérées à sérieuses
Attention en cas d’accident !
Il faut laisser aux services de secours le soin de retirer le casque de la victime.
Pas de casque = sanction
Selon le décret en date du 13 janvier 2006 concernant le port du casque :
- Le conducteur ou le passager d'un deux-roues, coiffé d'un casque non homologué ou non attaché, peut être puni d'une amende forfaitaire de 135 € (contravention de 4e classe)
- Le conducteur peut se voir retirer trois points de son
permis de conduire
> En savoir plus ?
Vêtements : motards et cyclomotoristes, deux poids, deux mesures…
Bon point pour les motards
Les motards sont les conducteurs de deux-roues les plus sensibilisés au risque routier : adeptes de la combinaison cuir, ils sont aussi 85 % à porter des gants adaptés.
À quand les cyclomotoristes ?...
En cyclomoteur, le conducteur ne peut pas s’affranchir totalement d’une tenue de protection : la circulation en tenue de ville, qui se développe considérablement dans les agglomérations, a des conséquences directes sur le bilan lésionnel en cas d'accident. On constate trop de plaies importantes et de brûlures (jusqu'au 3e degré) qui pourraient être réduites par le port d'équipements adaptés.
- 63 % ne portent pas de gants
- 83 % n'utilisent pas de pantalon spécial
- 90 % ne portent ni blouson, ni chaussures adaptées
Bien choisir son équipement
Un équipement de
sécurité est un
investissement important que les motards consentent plus facilement
à effectuer que les cyclomotoristes.
Pour autant, un minimum de précautions peut être
pris en cyclomoteur :
- En priorité, un blouson adapté (à porter facilement sur une tenue de ville)
- Des chaussures solides (elles peuvent se changer en arrivant sur le lieu de travail)
- Des gants de protection de qualité (qui seront
indispensables en hiver)
À savoir !
En deux-roues, le risque est indissociable de la pratique et il faut compter avec les éléments de sécurité pour établir son budget lorsqu'on envisage cet achat.
Jeunes sur deux-roues : tenir à sa vie plus qu’à son look !
Les 14-24 ans représentent près du tiers des usagers de deux roues à moteur tués dans un accident de la route.
Porter un casque et une tenue adaptés ne répond
pas aux
impératifs de la mode, mais ces équipements
peuvent leur
sauver la vie !
Les gants
- Ils doivent être en cuir ou en synthétique
- Ils seront au minimum pourvus de renforts au niveau des phalanges
- Ils devront protéger les poignets tout en conservant le confort et la dextérité indispensables à la bonne maîtrise de l'engin.
Le blouson
- En toute saison, le vêtement doit être suffisamment résistant pour éviter plaies et brûlures
- Eviter le coton ou le jean, qui ne procurent aucune protection
- Choisir, si possible, un blouson équipé d'une protection dorsale, de renforts ou de coques au niveau du coude et des épaules qui limitent le risque de fracture
- Il doit être serré pour ne pas se
retrousser en cas de glissade (veiller aux poignets)
- Privilégier un vêtement clair, comportant des éléments fluorescents ou réfléchissants
NB : On conseillera le Cordura, un matériau intéressant dans son rapport prix/protection
Une protection qui progresse : l’air-bag
En cas de choc, le gilet ou le blouson, en se gonflant permet au motocycliste d’être protégé des chocs au niveau du cou, dos et du thorax. 2 versions existent :
- Déclenchement par câble
Ce système mécanique nécessite de s’attacher avant de partir ; considéré comme fiable, il présente néanmoins l’inconvénient de se déclencher uniquement lorsque le motocycliste se désolidarise de son deux-roues. Le temps de réaction peut également fluctuer en fonction de la tension du câble.
- Déclenchement radio commandé
Un système électronique, via 3 capteurs, commande le déclenchement ; plus rapide que le câble, il prend en compte des paramètres plusieurs paramètres entrainer le déclenchement (choc, forte décélération). La fiiabilité de l’électronique doit néanmoins encore s’améliorer et il faut démonter les capteurs en cas de changement de moto.
Le pantalon
- Si le cuir est le matériau idéal, il existe des pantalons spécifiques, plus sobres, qui protègent la peau; les jeans dotés de renforts en kevlar améliorent la protection grâce à leur résistance à l’abrasion
- Un pantalon équipé de renforts au niveau du tibia, des genoux et des hanches offrira une protection supérieure
Blousons et pantalons : vérifier que les protections sont conformes aux normes. Les genouillières, coudières, épaulières doit être accompagnés d’une étiquette CE et la norme 1614.2 doit être gravée sur la protection dorsale.
Les chaussures
- Celles qui protègent le mieux sont les bottes qui permettent de réduire le risque d'entorse ou de fracture de la cheville
- Celles qui ne protègent pas sont les tennis, les mocassins ou les chaussures de ville
- Faute de bottes, il faut choisir des chaussures hautes et étanches, qui ne glissent pas et sont renforcées à la cheville et sur le dessus du pied (type Rangers)
Décret en date du 2 mars 2007 : tous feux allumés.
Tous les deux-roues
à moteur sont dans
l’obligation de circuler feux allumés, sous peine
d'une
contravention de 2e classe (amende de 35 euros). Ce décret
ne
s’applique de façon formelle qu’aux
deux-roues
motorisés mis en circulation depuis le 1er juillet 2004.
Pour ceux mis en circulation antérieurement, l'allumage des
feux est toutefois recommandé.