Assurance décès : quel montant de capital choisir ?

07/2018 - Mis à jour le 26/07/2018 par Matthieu D.

L’assurance décès est un contrat de prévoyance dont l’objectif est de protéger financièrement vos proches en cas de décès. Quel capital garantir ? Peut-on le modifier et quelle fiscalité est appliquée au moment de la libération du capital ?

Capital assurance décès

Quel capital pour son assurance décès ?

Souscrire un contrat d’assurance décès vise à protéger ses proches (enfants, conjoint, partenaire de PACS, concubin, etc.) en cas de décès pour leur permettre de recevoir un capital (en un seul versement ou sous forme de rente) pour maintenir leur niveau de vie. C’est d’autant plus important si vous n’êtes pas marié, si votre partenaire n’a pas d’activité professionnelle ou s’il y a une grande différence de revenus entre vous par exemple.
Dans ces cas-là, l’idéal est de choisir un capital correspondant à 1 an de salaire pour laisser au conjoint survivant le temps de se retourner.
 
Bon à savoir : le montant du capital décès garanti a un lien direct avec celui des cotisations qu’il faudra verser. L’assurance décès ne doit pas être confondue avec :
  • L’assurance vie, qui est un placement financier. C’est un contrat d’épargne qui vous permet de récupérer une certaine somme d’argent au terme du contrat. Une partie ou la totalité du capital investi peut être retirée à tout moment.
  • Le capital décès de l’assurance maladie : si vous étiez salarié, ce capital peut être versé à votre conjoint, partenaire de PACS et/ou vos enfants mais son montant est souvent insuffisant pour protéger votre famille sur le long terme. 
 
Il existe des montants minimum et maximum associés au capital de l’assurance décès. Ces fourchettes dépendent des compagnies d’assurance, des contrats choisis et de votre situation personnelle et patrimoniale.
 
A noter : le montant minimum peut aller de 7 500 à 30 000 € et le maximum de 50 000 € à 3 millions d’euros.

Est-il possible de modifier le capital en cours de contrat ?

Vous pouvez modifier le montant du capital de votre assurance décès à tout moment, en général sans frais :
  • Votre situation familiale et patrimoniale sera alors réétudiée.
  • Selon les compagnies d’assurance, il peut y avoir des limites d’augmentation du capital décès (par exemple 20 % du capital déjà assuré).
Certains contrats d’assurance décès proposent une garantie optionnelle de doublement du capital en cas de décès accidentel et/ou de perte irréversible d’autonomie accidentelle, avec un plafond limite propre à chaque assureur. Pensez à vérifier le délai de carence applicable à ces garanties supplémentaires.
 
A noter : vérifier si votre contrat prévoit une revalorisation du capital. Cette clause permet une révision du capital décès selon un indice de référence (par exemple le plafond annuel de la Sécurité sociale).

Comment est versé le capital de l’assurance décès ?

Le capital décès peut être versé de 3 façons différentes :
  • L’intégralité du capital est versée au décès de l’assuré au(x) bénéficiaire(s) désigné(s).
  • Le capital est versé sous forme de rente, immédiatement à partir du décès de l’assuré : le montant de cette rente dépend du capital garanti et de l’âge du bénéficiaire au moment où il perçoit la rente.
  • Dernière option : le versement du capital se fait sous forme de rente viagère différée. Cela signifie que le versement de la rente débutera à une date prédéfinie dans le contrat.
A noter : en général, sous 48 heures, il est possible d’avoir un premier déblocage des sommes pour les bénéficiaires prioritaires, afin de faire face aux dépenses les plus urgentes (frais d’obsèques par exemple).

Quelle fiscalité pour le capital de l’assurance décès ?

La fiscalité du capital de l’assurance décès se rapproche de celui de l’assurance vie :
  • Le capital décès ne rentre pas dans l’actif successoral du défunt : pas de droits de succession à régler pour les époux et partenaires de Pacs, 152 500 € d’abattement le cas échéant.
  • Pour les sommes allant jusqu’à 700 000 €, les droits de succession sont ensuite de 20 %.
  • Au-delà, à partir de 852 500 € : les droits de succession sont de 31,25 %.
  • Pour les cotisations versées sur l’assurance décès après 70 ans, l’abattement sur les droits de succession n’est que de 30 500 €.
Bon à savoir : savez-vous qu’un partenaire de PACS sans testament ne sera pas exonéré de droits de succession. La mise en place d’un testament est donc nécessaire pour rendre le partenaire de PACS ou le concubin héritier.
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