MAIF, Assureur Militant

MAIF pour une société collaborative
-

Partenariats et Mécénats

Découvrez les 5 finalistes 2016

Le jury du Prix MAIF 2016 a nominé 5 artistes plasticiens ayant proposé un projet pour le bronze. Ces artistes ont réalisé un modèle à l'échelle 1 de leur projet.  Découvrez ci-dessous les cinq projets nominés.

Tentative d’enregistrement de la course du soleil

Tentative d’enregistrement de la course du soleil : Guillaume Aubry propose un dispositif expérimental de transformation du mouvement du soleil et des variations d’intensité de ses rayons en un objet sculptural. Il établit cet enregistrement à partir de la cire. La dualité entre la cire et le soleil s’inscrit dans une histoire symbolique dont le mythe d’Icare est l’occurrence la plus célèbre : le danger de se brûler les ailes à trop vouloir s’élever. C’est par l’intermédiaire d’un élément vertical que l’homme a transformé le mouvement solaire en une ombre projetée au sol pour mesurer le temps. Le projet consiste en un bâton de cire vertical soumis à la chaleur des rayons du soleil, le temps d’une journée. L’artiste fera plusieurs tentatives en extérieur, dans des lieux et dans des conditions d’ensoleillement différents. Une des formes produites servira de matrice au bronze en utilisant la technique de la cire perdue. Et aboutira à une sculpture abstraite, un " héliofact ": un enregistrement objectif du monde en collaboration avec le soleil.

Simulation du projet
Dimensions testées : 5 à 15 cm de diamètre, 100 à 200 cm de hauteur
© Guillaume Aubry

Guillaume Aubry
Né en 1982, vit et travaille à Paris
Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, de l’Institut des Hautes Etudes Arts Plastiques et de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Guillaume Aubry a effectué de nombreuses résidences à l’étranger et en France. Sa double pratique de l’art et de l’architecture l’a conduit à réaliser des installations in-situ qui résultent souvent de manipulations simples d’éléments préexistants doublées d’un travail en collaboration. En parallèle de ses expositions individuelles (Jeune Création, Maison Populaire de Montreuil...) et collectives (Biennales de Lyon et de Belleville, Salon de Montrouge...), il poursuit un travail plastique et théorique portant sur des questions liées à l’appréhension du paysage au sens large.




Agava

Agava : Ces " coussins " en acier ont été trouvés par François-Noé Fabre dans une carrière de marbre à Estours. Il s’agit d’outils utilisés pour déplacer les blocs de marbre découpés dans la montagne. Gonflés à l’air ou à l’eau, ils exercent une pression de plusieurs tonnes. À usage unique, ils sont ensuite percés et enterrés. Ils servent à des déplacements violents de masses alors que leur forme d’oreiller évoque confort et légèreté. Leur esthétique les éloigne ainsi de leur fonction première. Leur charge plastique renvoie à la sculpture alors que leur forme résulte d’un usage. L’artiste a aussi rapproché ces objets de l’agave américaine, plante qui ne vit et fleurit qu’une seule fois, elle se fige puis se vide de son eau. Il souhaite continuer à transformer cet objet avec le bronze afin de le figer tout en lui offrant la possibilité de s’extraire de sa condition de rebut. Conçues comme des "Éready-made augmentésÉ", ces formes véhiculent des résidus d’une histoire ou d’un contexte auxquels elles ne sont pas préparées.

Dimensions de l'œuvre : 120 x 80 x 80 cm
6 coussins en acier souple - © François-Noé Fabre

François-Noé Fabre
Né en 1988, vit et travaille à Paris
Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux- Arts de Paris, François-Noé Fabre a participé cette année à l’exposition de fermeture du Confort Moderne (Poitiers) et à un projet collaboratif avec le DOC-Paris lors d’Art Brussels en Belgique. En 2017, il participera au Salon Jeune Création à la Galerie Thaddeus Ropac (Pantin) et son projet réalisé avec le collectif A21 à Marseille à la Friche de la Belle de Mai (Marseille) sera exporté à New York. Son travail s’articule entre une pratique d’atelier, des œuvres in-situ et des projets collaboratifs.




Bataille d’enfants

Bataille d’enfants : Le projet s’inspire d’une sculpture publique disparue " Bataille d’enfants ". Cette statue en bronze de Joseph-Louis Enderlin représente dans un style néo-classique des enfants nus chahutant. Créée en 1886, elle fut installée dans le square de Grenelle (actuel square Violet) dans le XVe arrondissement de Paris jusqu’en 1942, année de sa destruction. Cette dernière fait suite à une loi du régime de Vichy sur l’enlèvement de statues et de monuments publics en alliages cuivreux afin d’en extraire les métaux. Le duo d’artistes s’inspire d’images d’archives qu’ils ont de cette sculpture pour la ressusciter au moment de sa disparition et de sa liquéfaction. Ils créent une fiction à partir d’archives en passant de l’image à une forme sculpturale en trois dimensions, tout en imaginant la manière dont la sculpture s’est altérée lors de sa fonte. Les artistes confrontent ainsi cette représentation innocente aux techniques industrialisées de la guerre qui ont mené à sa destruction.

Dimensions de l'œuvre : 100 x 100 cm
Modélisation 3D - © Raphaël Faon et Andres Salgado

Raphaël Faon et Andres Salgado
Raphaël Faon (né en 1989) et Andres Salgado (né en 1990) vivent et travaillent à Paris.
Actuellement étudiants à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, ils sont tous deux diplômés d’expression plastique de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. Sensibles dans leurs travaux artistiques et théoriques aux rapports entre, fiction et documents, entre oeuvre et archives, les projets de ce duo d’artistes prennent des formes variées bien qu’ils se concentrent autour de l’image. Cette année, à l’occasion de la Nuit européenne des musées, ils ont réalisé une projection au Musée de la Chasse et de la Nature (Paris) et ont également participé à l’exposition collective L’art de la révolte au Centre Pompidou (Paris).




Gaine TPC 450 N pour une souche

Gaine TPC 450 N pour une souche : Le projet repose sur l’observation d’une habitude lors des chantiers d’aménagements urbains, qui consiste à protéger les arbres par une gaine enroulée autour de leurs troncs. Développant un travail artistique autour de la technique du moulage, l’artiste a pensé cette forme comme la construction d’un moule à remplir. Par ce mode de fabrication, le projet relève du geste et du ready made, non pas tant dans l’objet produit, mais dans la situation banale que propose ce dispositif de protection. Il fait glisser la fonction utilitaire de la gaine enroulée vers un processus sculptural par l’exercice de la coulée - la matière prenant la place du tronc d’arbre. Lorsque la sculpture est démoulée un morceau de colonne apparaît, sa surface est fossilisée comme le vestige gardant les traces d’un espace vacant autrefois occupé par la présence de l’arbre. En figeant par le bronze l’image de cette protection rudimentaire, il attire l’attention sur la condition précaire des arbres dans nos villes. Le bronze permettra ainsi de produire une oeuvre symbole.

Dimensions de l'œuvre : 50 x 100 cm
© Pascal Jounier Trémelo

Pascal Jounier Trémelo
Né en 1976, vit et travaille à Rennes.
Après des études de paysagisme et de musicologie, Pascal Jounier Trémelo a suivi un cursus d’Arts Plastiques à l’Université de Rennes 2 Haute-Bretagne au cours duquel il a découvert la sculpture et la pratique de moulage. De 2010 à 2016, il a été membre du Vivarium, atelier artistique mutualisé à Rennes. Cette année, il a participé à l’exposition collective Archeologica II à 40mcube de Rennes. Ses deux expositions personnelles se sont tenues successivement au Centre Culturel Colombier à Rennes en 2016 et au Site d’expérimentation artistique Le Village à Bazouges la Pérouse en 2014.




Cire perdue

Cire perdue : La technique traditionnelle de fonte dite " à la cire perdue ", implique que soit préalablement réalisé un tirage en cire du modèle original. La cire, matériau intermédiaire, disparaît totalement au cours de ce processus. Laurence de Leersnyder s’est arrêtée sur cette singularité en choisissant d’utiliser la cire à rebours, plus uniquement comme moyen mais comme point de départ et matière première de son projet. En versant la cire liquide dans l’eau, elle se fige créant une forme hybride entre le minéral et le végétal. Le modèle et le moule disparaissent. Cette forme en cire sera ensuite réalisée en bronze. Résultat d’un geste en équilibre entre maîtrise et hasard, la sculpture reproduite ne sera alors jamais totalement identique. L’artiste poursuit ainsi ses recherches autour du geste et de l’introduction de l’aléatoire dans des processus prédéfinis d’élaboration de formes.

Dimensions de l'œuvre : 110 x 50 x 40 cm
Modèle en cire - © Laurence de Leersnyder

Laurence de Leersnyder
Née en 1979, vit et travaille à Paris et à Saint-Denis
Diplômée de la Ville Arson, École Nationale Supérieure d’Art de Nice, l’artiste réalise en 2016 une résidence de création à la Galerie l’H du Siège (Valenciennes) ainsi qu’une installation Hors-les-Murs à Rennes avec Perspective de fuite à l’Anglaise à 40mcube. Elle participe également à des expositions collectives : en 2014, à la FIAC dans le cadre du parcours Hors les Murs au Jardin des Plantes et à Choices au Palais des Beaux-Arts de Paris, en 2016 au Kazten Arts Center de (Washington, Etats-Unis), et cette année à la Tôlerie (Clermont-Ferrand) avec l’Inconnue de la Seine, un songe.