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Qui sont les réfugiés climatiques ?

Leur statut n’est pas reconnu mais ils ont un dénominateur commun : la modification de leur environnement, soudaine ou progressive, qui les pousse à quitter leur lieu d’habitation.

Les réfugiés climatiques sont contraints de se déplacer pour échapper aux conséquences des changements climatiques sur leur espace de vie : inondations, désertification, perte de biodiversité, érosion et salinisation des terres agricoles, stress hydrique...
Ces millions de personnes migrent de manière temporaire ou définitive, le plus souvent à l’intérieur de leur propre pays, et traversent parfois leurs frontières nationales. Tandis que l’ONU estime à 250 millions le nombre de réfugiés climatiques en 2050, l’asile pour motif climatique peine à se faire reconnaitre d’un point de vue juridique. D’une part, il est difficile de prouver scientifiquement le lien entre un événement météorologique extrême et les dérèglements climatiques. D’autre part, la prise en charge des migrants climatiques devra incomber aux Etats qui admettent leur responsabilité dans l’évènement déclencheur de la migration. En 2013, pour la première fois, une famille originaire d’un archipel du Pacifique menacée par la montée des eaux a demandé à la Nouvelle-Zélande le statut de réfugié climatique, qui lui a finalement été refusé en 2015. Si l’Asie et l’Afrique sont en effet les plus touchées par ces mouvements de populations, aucun pays n’est épargné. Quoi qu’il en soit, le texte actuel de négociations des Nations Unies sur le climat, qui sera signé à la COP21, intègre d’ores et déjà " les migrations, les déplacements et la réinstallation planifiée par suite des changements climatiques ".

22,5 millions

Chaque année depuis 2008, 22,5 millions de personnes en moyenne se déplacent pour des raisons climatiques ou météorologiques, soit l’équivalent de 62 000 personnes par jour*.

* Selon le Conseil norvégien pour les réfugiés