Santé psychique
Jeunes et addictions : école et enseignants sur le front
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Jeunes et addictions

Alcool, tabac, cannabis… Selon une récente étude de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) à 17 ans, seulement 6,6 % des adolescents n'ont expérimenté aucun de ces trois produits.

Les risques de dépendance chez les jeunes ? Un phénomène loin d’être anodin. D’autant plus si l’on considère les chiffres suivants :
  • 58 % des élèves âgés de 11 ans ont déclaré en 2010 avoir déjà expérimenté une boisson alcoolisée
  • A 17 ans, 30 % des filles et 33 % des garçons sont fumeurs quotidiens
  • Parmi les adolescents âgés de 17 ans, 5 % présenteraient en 2011 un risque d’usage problématique voire de dépendance au cannabis

Binge drinking, « soirées cartable »… les chercheurs de l’INSERM constatent une modification des pratiques adolescentes, avec des alcoolisations de plus en plus prononcées en fin de semaine. Ils attirent également l’attention sur la vulnérabilité croissante des 10-18 ans aux risques d’addiction.

Et d’enfoncer le clou : « Quel que soit le produit considéré, la précocité de l’expérimentation et de l’entrée dans la consommation accroît les risques de dépendance ultérieure et plus généralement de dommages…» En clair, plus la consommation adviendra tôt, et plus la dépendance sera importante.

Au-delà du simple constat, l’INSERM prône la mise en place d’actions concrètes capables de :
  • Prévenir l’initiation ou en retarder l’âge
  • Eviter les usages réguliers
  • Repérer au plus tôt les usages précoces et réguliers

Face aux addictions que peut faire l'école ?

Face aux addictions que peut faire l’école ? Prévenir avant tout.
Ce qu’elle fait déjà. Avec, comme le rappelle le ministère de l’Education nationale, une double mission : « L'éducation à la santé des élèves et le suivi de leur santé (…). Chaque collège et lycée définit un programme d’éducation à la santé et à la citoyenneté : éducation nutritionnelle, éducation à la sexualité, prévention des conduites addictives. »

Dans les faits, la prévention se traduit le plus souvent au collège par une à deux heures consacrées aux addictions en classe de 3e et par l’organisation de forums, notamment au lycée.
Il semble aussi que la prévention des situations à risques varie selon les établissements, le contexte, la sensibilité du chef d’établissement ainsi que la force de persuasion des infirmières scolaires (voir témoignages ci-dessous).
Avec également, en la matière, des académies plus avancées que d’autres. Parmi les bons élèves, citons notamment l’Aquitaine où le CRDP met à disposition sur son site internet une excellente base documentaire sur les pratiques à risques chez les adolescents. De celles qui deviennent des références.