RISQUES MAJEURS

Les établissements d’enseignement face aux risques majeurs

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Les établissements d’enseignement face aux risques majeurs

L'aggravation des catastrophes, en particulier d'origine naturelle, n'épargne aucune zone académique, en métropole comme outre-mer. Les risques majeurs sont susceptibles de causer de très graves dommages qui portent atteinte aux personnes, aux biens et à l'environnement. Les inondations de juin 2016 dans le Loiret nous ont rappelé la persistance de ce type de risque. Lorsqu'ils se produisent sur le temps scolaire et qu’ils n’ont pu être anticipés par fermeture des établissements scolaires, ils peuvent priver pour de très longues heures les écoles de tout secours et de tout moyen de communication. C’est notamment le cas pour les accidents industriels et technologiques qui, parce que totalement imprévisibles, nécessitent une réaction à chaud, dans l’urgence, et la mise en œuvre du plan de mise en sûreté, préalablement expérimenté. La vigilance, assortie d'exercices d'entraînements, est donc nécessaire.

Depuis mai 2002, tous les établissements scolaires français sont tenus de mettre en place un plan de gestion de crise en cas de catastrophe majeure d'origine naturelle (séisme, inondations, tempêtes, glissements de terrain, avalanches…) ou technologique (émanations toxiques, pollution du réseau d'eau potable…). Sous l'appellation PPMS (plan particulier de mise en sûreté), ce plan opérationnel vise à définir les conduites à tenir dans les situations d'urgence.

Si, à leur création, les PPMS portaient sur les accidents majeurs naturels et technologiques, ils ont évolué en 2016 en intégrant les risques d’attentat et d’intrusion dans l’enceinte d’un établissement scolaire.

L'obligation de mise en œuvre d'un PPMS est décrite dans la circulaire du 25 novembre 2015, complétée par les circulaires du 22 décembre 2015 et du 29 juillet 2016.


L'élaboration d'un PPMS dans les écoles

La prise de conscience des risques majeurs progresse, aussi bien en métropole qu'outre-mer. Elle se traduit par la recherche effective de moyens pour protéger les élèves et les personnels quand survient une catastrophe naturelle ou industrielle. L'objectif étant d'en limiter les conséquences en attendant l'arrivée des secours.

C'est le directeur ou le chef d'établissement qui élabore ce plan, en y associant l'équipe éducative, les élèves et leurs parents.

Dans le contexte actuel, le risque d’attentat est au cœur des préconisations du ministère de l’Éducation nationale, la réponse pour ce cas particulier n’étant plus de se confiner, mais de s’échapper.

4 postures du plan particulier


Source : les établissements d'enseignement face à l'événement majeur - dossier thématique de l'ONS (2016)



La mise en place d'un PPMS implique dans tous les cas :

  • la connaissance des risques naturels ou technologiques auxquels la commune est exposée
  • les contacts avec l'autorité académique, le coordonnateur et les formateurs aux risques majeurs, la mairie, les secours locaux etc.
  • la constitution d'une équipe pour assurer l'encadrement des élèves et du personnel, les liaisons avec les autorités, la famille et les secours, les liaisons entre zones de mise en sûreté
  • des exercices de simulation.

Lors de l'élaboration du plan, voici quelques bonnes questions à se poser :

  • quand mettre en œuvre le PPMS ?
  • comment déclencher l'alerte interne ?
  • où et comment mettre les élèves en sûreté 
  • comment gérer la communication avec l'extérieur ?
  • quelles sont les consignes à suivre ?
  • quelles sont les ressources dont dispose l'établissement ?

Le PPMS, une fois rédigé, sera communiqué au maire de la commune, à l'inspecteur et au recteur de l'académie, ainsi qu’à la collectivité territoriale dont dépend l'établissement. Ceci afin de garantir la bonne coordination des services concernés et la cohérence avec les mesures prises en matière de sécurité. Le PPMS doit être revu chaque année.

Exercices de mise en sûreté dans les écoles

La validation du PPMS par des exercices d'entraînement est indispensable pour vérifier la cohérence du dispositif prévu. Ils permettent aux élèves et aux personnels de s'entraîner sur la conduite à tenir en cas de catastrophe majeure.

Depuis la circulaire de juillet 2016, trois exercices d’alerte doivent être effectués chaque année, dont un simulant un attentat/intrusion.

Chaque exercice ciblera deux ou trois objectifs opérationnels, réalistes et partagés par tous. Il peut concerner la simple reconnaissance du signal d'alerte ou encore la bonne application des consignes générales et particulières de mise en sûreté.

Prévention-MAIF accompagne les enseignants

Pour venir en aide aux équipes des établissements scolaires désireux de s’impliquer dans l’éducation et la prévention des risques majeurs, Prévention MAIF met à leur disposition sur le site "risques majeurs" informations, conseils et fiches pédagogiques.

Tous les documents de ce site sont téléchargeables et duplicables pour une utilisation dans le cadre de la classe, de l’établissement ou d’une formation.

Pour vous aider :