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L’éco-conduite : écologique et sûre

L’éco-conduite : écologique et sûre
L’éco-conduite permet de réduire sa consommation de carburant, ses émissions de CO2 et le risque d’accident. Un réflexe à acquérir !

Dernière mise à jour : 24/08/2015

Un engagement français

Les émissions de CO2 (principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique) générées par les transports ne cessent d'augmenter. Elles atteignent aujourd’hui 35 % du total des émissions nationales. Plus de la moitié d’entre elles sont directement liées aux seuls véhicules particuliers, également responsables d’une part importante de la pollution de l’air en milieu urbain. En novembre 2013, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a attesté de nouveaux records pour 2012, avec une hausse de CO2 de 2011 à 2012 supérieure au taux moyen d'accroissement des dix dernières années.
L’éco-conduite est un moyen efficace de réduire sa consommation de carburant (de 15 à 20 % en moyenne). Sur ce dossier, l’État avait décidé de montrer l’exemple en s’engageant à former, avant fin 2012, la totalité de ses agents à cette pratique.
Il s’agit également d’un enjeu de sécurité routière : l’éco-conduite abaisse de 10 à 15 % le risque d’avoir un accident.

    La loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 poursuit la politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec un triple objectif :
  • réduire ces émissions de 20 %,
  • renforcer les mesures d’économies d’énergie,
  • développer les énergies renouvelables.

L’éco-conduite est un moyen efficace de réduire sa consommation de carburant (de 15 à 20 % en moyenne).
Sur ce dossier, l’État a décidé de montrer l’exemple en s’engageant à former, avant fin 2012, la totalité de ses agents à cette pratique (circulaire du 3 décembre 2008, fiche n° 13).

Il s’agit également d’un enjeu de sécurité routière : l’éco-conduite abaisse de 10 à 15 % le risque d’avoir un accident.

À l’arrêt

Le démarrage du moteur ne nécessite plus d’appuyer sur la pédale d’accélérateur. Les moteurs à injection mis en service depuis 1990 régulent automatiquement la quantité de carburant nécessaire au démarrage. Enfoncer l’accélérateur au démarrage dérègle ce fonctionnement et augmente la consommation.

Il est également inutile de préchauffer le moteur en le faisant tourner à l’arrêt, même par temps froid. En revanche, il doit être ménagé et sollicité avec douceur sur les 5 premiers kilomètres au cours desquels vous éviterez les accélérations fortes et conserverez un régime moteur bas.

Enfin, lors d’un arrêt de plus de 20 secondes, le moteur doit être coupé. La consommation d’un redémarrage est moindre que celle d’un moteur fonctionnant au ralenti.

L’utilisation optimale du moteur

Le rendement d’un moteur s’obtient par le rapport entre la puissance développée et la consommation énergétique.
Pour un moteur à essence, le rendement optimal est obtenu autour de 2 500 tours par minute (2 000 tours par minute pour un moteur diesel).
Dès que ce régime est atteint, il est temps de passer la vitesse supérieure.
Le compte-tours et l’indicateur de consommation instantanée de carburant présents sur certains véhicules peuvent être utilisés pour évaluer et diminuer sa consommation.
Si le véhicule n’en est pas équipé, le bruit du moteur est un bon indicateur. Le surrégime engendre une surconsommation de 20 %.
Á l’inverse, ne cherchez pas à réduire le régime en conduisant au point mort. Cette attitude est à proscrire : elle est très dangereuse et ne permet pas de réelle économie de carburant.
Sans pression sur la pédale d’accélérateur, l’injection est coupée et la consommation est nulle.
Si la distance de ralentissement vous le permet, rétrogradez et décélérez en utilisant le frein moteur en limitant le recours à la pédale de frein, à condition d’anticiper les ralentissements et de respecter les distances de sécurité.

Choisir son itinéraire

Enfin, l’écoute des informations routières en temps réel peut permettre d’éviter les encombrements, réduire le temps de parcours et donc diminuer la consommation de carburant.

Les limitations de vitesse

Respecter les limitations de vitesses fait également baisser la consommation de carburant. Si tous les automobilistes s’y conformaient, la consommation nationale baisserait de 6,5 %.
Les appareils présents sur certains véhicules facilitent le respect de ces limitations.
Il est préférable, lorsque les conditions de circulation le permettent, de maintenir une vitesse constante, sans à-coup, en évitant les successions de freinages et de fortes accélérations, qui provoquent une surconsommation de 20 à 40 %.
Sur autoroute, rouler à 120 km/h au lieu des 130 km/h autorisés permet de réduire la consommation de carburant de 10 % en moyenne et les émissions de CO2 de 12,5 %.

Le chargement

Le chargement du véhicule a une incidence sur la consommation. Veillez à répartir le poids sur l’ensemble du véhicule (les éléments les plus lourds sont placés le plus bas possible).
Supprimez les charges inutiles : une charge de 100 kg entraîne un surcroît de consommation de carburant de 5 %.
Préférez une remorque ou un coffre de toit à une galerie, à condition de les retirer après utilisation. Même à vide, une galerie peut faire consommer 10 % de carburant en plus et faire rejeter autant de CO2. Enfin, une vérification régulière du bon état général du véhicule s’impose. Un véhicule mal entretenu peut consommer jusqu’à 25 % de carburant en plus.

Consommation des équipements électriques

Les équipements électriques consomment du carburant.
C’est le cas de la climatisation, qui provoque une surconsommation de carburant moyenne annuelle de 5 % qui peut atteindre 10 % sur route et 25 % en ville, ainsi qu’une augmentation des émissions de CO2 de 15 %.
Son utilisation doit préférablement se limiter aux périodes de forte chaleur (en dehors desquelles la ventilation naturelle suffit) et sans descendre de plus de 5 degrés sous la température extérieure.
Le dégivrage électrique de la lunette arrière doit être éteint dès qu’il n’est plus nécessaire.
De même lorsqu’il pleut et que le véhicule est à l’arrêt, la commande des essuie-glaces peut être positionnée en mode alternatif. Mieux vaut également éteindre un autoradio plutôt que d’en couper le son.

Réduire les risques d’accident

L’éco-conduite permet de réduire le risque d’accident de la route de 10 à 15 %.

Une accélération de 1 km/h augmente de 4 % en moyenne le risque d’accident mortel.
Le temps gagné avec une vitesse plus élevée est toujours surévalué.
Ce gain n’est que de 6 minutes environ quand on roule sur autoroute en continu à 150 km/h au lieu de 130 km/h pendant 100 km.
Une bonne répartition du poids de chaque côté du véhicule et dans sa hauteur évite les déséquilibres, améliore la tenue de route et le freinage, tout comme des pneus correctement gonflés sur les 4 roues. La pression des pneus sera vérifiée au moins tous les deux mois. Un sous-gonflage de 0,5 bar entraîne une surconsommation de 2,4 % et des risques d’éclatement.

Les petits déplacements

Les trajets courts et répétés usent prématurément le moteur. La phase de mise en route représente plus de 50 % de son usure parce que les frottements les plus importants se produisent avant que le moteur ne soit assez chaud pour être correctement lubrifié.
Ainsi les deux premiers kilomètres engendrent une surconsommation de 35 % et une pollution deux fois supérieure. En effet, les plus forts rejets de CO2 ont lieu quand le moteur est froid, y compris avec les pots catalytiques.

Faire des économies

La voiture est, en ville, le mode de transport le plus cher (48 centimes d’euros du km selon l'argus) et la plupart du temps le moins rapide.
Les véhicules à deux roues (vélo, scooter…) et les transports en commun constituent une solution écologique, économique et moins stressante.
En France, 80 % des conducteurs roulent seuls dans leur voiture. Le développement du covoiturage permettrait de désengorger les centres-villes. L’auto-partage (en cours de développement dans les grandes villes) permet à ses adhérents de disposer à la demande d'un véhicule neuf et entretenu.

La bicyclette et la marche à pied

50 % des trajets en voiture font moins de 3 km. Cette distance est parcourue à vélo en 1/4 d’heure seulement.
La bicyclette est plus rapide que la voiture en période de pointe et constitue un bon moyen d’adopter une activité physique saine.
Certains vélos sont dotés d'une assistance électrique divisant l'effort musculaire par deux.

Enfin, la marche à pied est gratuite : l’Organisation mondiale de la santé préconise 30 minutes de marche par jour pour se maintenir en forme et diminuer les risques de maladies cardiovasculaires.

Le point de vue de l'assureur

La conduite écologique et responsable est devenue un enjeu sociétal et environnemental. Si elle doit être envisagée sous l’angle de la sensibilisation individuelle, le message a besoin d’être relayé au sein des structures.
Les responsables ont par ailleurs grand intérêt à ce que l’ensemble des personnes qui composent leur structure soit sensibilisé aux préceptes de l’éco-conduite, à l’instar par exemple de La Poste.
Que les raisons soient d’ordre financier, sécuritaire ou environnemental, ils peuvent transmettre l’information auprès de leurs membres et organiser des formations qui peuvent être prises en charge par leur OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé).

L’Ademe met à la disposition à leur disposition une documentation convaincante : éco-comparateur des moyens de déplacement, calculette de coût annuel et Guide de formation à l'éco-conduite.

Solution MAIF

Pour assurer les véhicules des associations et des collectivités, la MAIF propose un choix de 4 formules d’assurance, à choisir en fonction des caractéristiques de chaque véhicule à assurer. Trois options sont également disponibles : assistance 0 km, véhicule de remplacement, objets transportés.