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Les nominés 2012

Le jury du Prix MAIF 2012 a nominé 6 artistes plasticiens ayant proposé un projet pour le bronze. Ces artistes ont tout l'été pour réaliser un modèle à l'échelle 1 de leur projet, dont un seul sera désigné lauréat en octobre. Vous allez découvrir ci-dessous des projets, pour certains encore à l'état de croquis, d'esquisse. Le jury a retenu, cette année encore, des artistes émergents qui proposaient un traitement original, contemporain et pertinent du bronze. La MAIF tient à remercier sincèrement tous les participants à cette édition, faisant de 2012 l'année de la confirmation pour le prix MAIF pour la Sculpture. Sans plus tarder, votez pour votre projet préféré !

L’œuvre Rémission #2 s’inscrit dans une recherche que mènent Sandra Aubry et Sébastien Bourg sur les vanités. Avec cette œuvre, les artistes souhaitent faire dialoguer trois éléments de l’histoire de la sculpture, à savoir l’usage du bronze classique dans une mise en œuvre complexe, le thème du drapé et de la vanité, et une variation contemporaine sur le drapeau.
Ce projet reprend la représentation d’un drapeau accroché à un mât. Il s’agit d’un drapé au sol qui soutient le mât en position oblique, la pointe du sommet étant posée au sol.
Le choix du bronze permet de réaliser une sculpture autoportante, le drapeau en étant le socle.

Dimensions de l'œuvre : 100 x 135 x 120 cm

Sandra Aubry et Sébastien Bourg travaillent en duo depuis 2006. Leurs recherches se portent sur les espaces transitionnels ; espace, signes et situation limites, paradoxes où frontières et repères se renversent et basculent. Ils prennent comme base des éléments architecturaux, des images et des objets existants, qu’ils revisitent et détournent par décalages. Ils cherchent à épurer leurs pièces au plus près, visant l’équilibre de l’entre-deux, créant de la frustration en produisant des formes incomplètes qui scintillent entre présences et manques.




Le projet de sculpture Les Tables de la Loi est une transposition " sacralisante " de la théorie " Moteur-Moyen de la démarche artistique "développée par Maxime Chanson dans son livre 600 démarches d’artistes. L’artiste s’intéresse aux dispositifs, formes et esthétiques qui confèrent au fond un pouvoir d’autorité : les formes donnant une apparence d’objectivité (en particulier l’esthétique de type signalétique) et les dispositifs de sacralisation de l’objet font donc partie de ses recherches artistiques.

Dimensions de l'œuvre : (L)153 cm x (l) 134 cm x (H) 13 cm

Maxime Chanson a 29 ans, il vit et travaille à Paris. Ses premières œuvres sont figuratives, celles qui suivent interrogent les rapports possibles entre une œuvre et son contexte d'exposition, notamment à travers l'interaction lumineuse.
Ayant une pratique conceptuelle, les problématiques relatives à la fétichisation de l’œuvre d’art ont toujours été au cœur de ses réflexions. Il aimerait aujourd’hui que sa typologie soit montrée non pas comme un simple panneau informatif, mais au contraire sous la forme sacralisé des Tables de la Loi.




L’œuvre The chair vient du questionnement sur l’origine de la pratique du designer :créer une énième table, un énième canapé, une énième cafetière. En choisissant la chaise comme mobilier icône de notre société d’hyper consommation et du design, Dimitri Mallet souhaite la soumettre au travail de la nature. Dans un premier temps une chaise sera fabriquée en bois. L’artiste mettra l'objet en présence d’une colonie de termites qui viendront manger petit à petit cette chaise en bois, et ainsi ornementer le mobilier. L’objet travaillé par la nature servira alors pour le transposer en bronze.

Dimensions de l'œuvre : 80 x 50 x 50 cm

Dimitri Mallet est né en 1983, il vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’école nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, l’artiste travaille à la frontière entre le design et l’art contemporain. Designer de formation, les objets qu’il produit sont pour la plupart des œuvres d’art qui questionnent la mesure des choses, la production des objets industriels issus de l’univers de " la grande industrie " mais également le rapport que, nous autres, avons avec les objets de design : préciosité ou banalité, utilité ou superflu.
De façon générale, il travaille à une réappropriation d’objets qui le saisissent, qui l’intéressent, soit par leur forme, soit pas leur fonction.




L’ordre et sa forme est composée d’un volume évoquant par sa forme, l’univers des minéraux et des cristaux aussi bien qu’un univers organique alvéolaire. Ce volume semble avoir une organisation interne très structurée en opposition avec son apparence extérieure. Cette construction de la sculpture fait écho à l’univers des sciences et de la connaissance qui nous permet de concevoir notre environnement en nous permettant d’explorer et de chercher à comprendre les organisations internes et structurelles des formes et des volumes qui nous entourent.

Dimensions de l'œuvre : 100 x 80 x 80 cm

Vincent Mauger 35 ans, il vit et travaille à Saint-Germain-sur-Moine (49). Sa démarche s’articule autour d’une problématique centrée sur la recherche de matérialisation, de concrétisation de ce que serait un espace mental. Il entend par espace mental aussi bien la construction de pensées qui s’échafaudent face à un espace ou un lieu, que les univers virtuels et constructions mathématiques ou schématiques élaborés pour que chacun puisse se projeter dans un espace inexistant ou éloigné. Les sculptures de l’artiste sont fabriquées à partir de matériaux simples : bois, tissus, carrelage, tubes plastiques et métalliques. Ces matériaux restent identifiables mais la façon de les utiliser crée un décalage par rapport à leur aspect ordinaire.




À partir de sa sculpture de base, l’artiste aimerait développer un travail de superposition de patine du bronze en fonction des strates de mousses colorées existantes.
La précision du bronze révélerait les hachures et les changements de direction que les gestes et les différents outils ont affligés à cette matière molle et aérée qu’est la mousse (cutter, couteau à viande).

Dimensions de l'œuvre : 95 x 44 x 23 cm

Nicolas Momein a 32 ans, il vit et travaille à Saint-Étienne. Suite à une formation de tapissier garnisseur, Nicolas Momein s’est investi à l’apprentissage de la sculpture; d’abord à l’école supérieure d’art de Saint Etienne puis à la haute école d’art et de design de Genève. Son travail met en jeu une certaine rivalité entre les dimensions fonctionnelles et sculpturales des objets, sans jamais décider laquelle des deux domine. L’artiste porte cette expérience de tapissier comme un viatique, sa pratique s’alimente de questionnements liés à la production, à l’apprentissage, à l’artisanat et au design.




The futur was here Simon Rulquin a fait la découverte d’un rite populaire nommé " Bleigiessen " pendant un séjour en Autriche. Cette technique de divination repose sur la rencontre d’un morceau de plomb en fusion refroidi brutalement dans de l’eau dont la forme et l’ombre qui en découlent sont examinées et interprétées afin de prédire les événements futurs. Dans la création de cette forme anecdotique, fruit d’une réaction naturelle et spontanée, le hasard compte pour la moitié du travail. Il n’y a pas de contrôle, la maîtrise des éléments est minimale. Il faut produire le geste et laisser réagir.

Simon Rulquin a 30 ans, il vit et travaille entre Audenge et Vienne.
Sa pratique artistique, notamment la sculpture, qu’il a pu exercer dans une fonderie en Chine, lui a permis de s’accaparer cette technique expressive. Le jeu, l’aléa, éléments moteurs de son travail apparaissent dans ce projet où l’inconscience a priori de la forme nous amène dans un monde guidé par des forces transcendantales, bonnes et mauvaises. L’enfance et la magie sont les maîtres mots de son travail. Les figures apparaissent comme dans une scène fantasque et illusoire, à la fois belle et inquiétante, monstrueuse et rassurante.



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