MAIF, Assureur Militant

Enseignants

- Prévention à l'école

Les pièges de Poséidon

L'arrivée des beaux jours fait aussi sûrement fleurir les sourires sur nos visages que les parasols sur nos plages. Il faut le reconnaître, notre pays n'est guère avare de villégiatures marines avec ses quelques 1 948 km de côtes sableuses et 2 269 km de côtes rocheuses.

Paradis des classes de mer, des vacances familiales et des activités nautiques de tous genres la mer est souvent associée à la notion de plaisir.
Cependant, ce milieu naturel n'en reste pas moins incontrôlable. Il faut donc apprendre à le connaître, à le respecter et à en apprivoiser les dangers. Les accidents sont souvent liés à une combinaison de facteurs liés aux marées, à la météo, à la température de l'eau etc.


Un bilan encore trop lourd

Au cours l'année 2008, les CROSS (Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) ont réalisé 8 800 opérations. On entend par opération toute alerte donnant lieu à une mise en œuvre de moyens de sauvetage. Ce nombre d'opérations représente une augmentation de 20 % sur une période de cinq ans.

Sur les 16 600 personnes ayant fait l'objet d'une opération de sauvetage en 2008, sont à déplorer 186 décès et 163 disparitions. Le nombre de blessés s'établit lui, à 638 personnes.

L'Institut de veille sanitaire s'est intéressé spécifiquement au phénomène des noyades. Doit être considérée comme noyade toute suffocation dans l'eau donnant lieu à intervention des secours, que cet incident soit suivi d'un décès ou non (on parle de noyades et de «quasi-noyades»). Les chiffres de la dernière enquête remontent à 2006 : 56 % des noyades ont lieu en mer, essentiellement dans la bande des 300 mètres. Près de 6 noyades sur 10 se produisent dans une zone de baignade non surveillée ou interdite. Courants et épuisement en sont les causes essentielles.
Les moins de 12 ans et les jeunes de 13 à 19 ans représentent respectivement 9% et 11% des victimes de "quasi-noyades" Pour les plus jeunes, le défaut de surveillance ou le fait de ne pas savoir nager sont des facteurs aggravants.
On constate d'autre part une augmentation du nombre de noyades fatales en fonction de l'âge des sujets. Les plus de 65 ans constituent une part importante des accidentés, la plupart du temps en raison d'une pathologie préexistante. A partir de la soixantaine, il est ainsi prudent de nager là où on a pied ou de ne pas s'éloigner du bord en restant sous la surveillance d'un tiers demeuré sur le pont si l'on plonge depuis son bateau.
Par ailleurs les déplacements en annexes de bateau, surchargées et sans brassières, ont été particulièrement signalés comme une source récurrente d'accidents.
Un chiffre paraît toutefois rassurant qui démontre que la solidarité des gens de mer n'est pas un vain mot : selon la SNSM, 30 à 40 % des opérations de sauvetage ont été opérées ou initiées par des pratiquants venus au secours les uns des autres.

Un engagement MAIF

Le Passeport pour la mer, édité par la MAIF en partenariat avec les Sauveteurs en Mer et avec le soutien technique de Rue des écoles, rappelle les règles élémentaires de sécurité à observer. Conçu entre autres pour aider les enseignants à préparer une classe de mer, ce guide pédagogique peut également être exploité en cours lors d'ateliers de découverte sur le milieu marin. Dans une démarche de prévention, voici un rapide tour d'horizon des principaux thèmes traités.

Pourquoi se méfier de l'eau qui bouge ?

Un bref rappel des notions essentielles et quelques croquis vous aideront à expliquer le phénomène des courants, des marées et des vagues déferlantes. Pour en illustrer tous les dangers, quelques pistes pédagogiques sont suggérées, qui peuvent ouvrir sur des sujets d'actualité.

Comment se protéger des oursins, des vives et des méduses ?

Comprendre dans quelle situation ces animaux présentent une menace permet de limiter les risques. Profitez-en pour expliquer à vos élèves les mécanismes de défense dont sont dotés ces animaux. Savoir bien identifier les symptômes et les traitements adéquats en cas de piqûre peut vous éviter également d'éventuelles complications.

Comment se protéger de l'insolation et des coups de soleil ?

L'insolation ou les coups de soleil ne sont jamais bénins. En période de forte chaleur, chacun doit prendre conscience des risques encourus pour soi-même ou pour l'entourage. A la plage et plus encore sur ou dans l'eau, le phénomène de réverbération augmente considérablement les risques liés à la chaleur. Prendre l'habitude de boire, éviter les heures les plus chaudes, bien s'équiper (chapeau, lunette, crème solaire etc.) font partie des bons réflexes.

Comment se protéger de l'hydrocution et de l'hypothermie ?

Les conséquences de l'hydrocution et de l'hyperthermie, liés à des brusques changements de températures, peuvent être fatales. A partir de l'analyse de ces deux phénomènes, ce guide vous propose plusieurs pistes pédagogiques pour sensibiliser les élèves aux risques et gestes de premiers secours.

À quoi sert un poste de secours et comment donner l'alerte ?

À l'extérieur du poste de secours, de nombreuses informations destinées aux vacanciers sont affichées. Avant de se rendre à la plage, il est prudent de consulter :

  • les horaires de marée et la météo
  • les risques liés à la baignade (couleur des drapeaux et dangers locaux)
  • la réglementation en vigueur pour la pratique d'activités nautiques
  • les heures de surveillance etc....

Dans une situation d'urgence, savoir bien signaler le danger n'a rien d'évident. Comment faire si le poste de secours est fermé ? Si on est sur un bateau ?

Pour préparer vos élèves à réagir correctement, suivez les conseils des sauveteurs en mer.

La dernière partie du guide fournit également de nombreux conseils pour s'amuser en toute sécurité.

Le passeport pour la mer est délivré sous forme de kit, composé de 30 livrets juniors, 30 autocollants et d'un guide destiné à l'enseignant pour l'aider à organiser son cours autour de la prévention des risques. Il vous sera remis gratuitement sur simple demande auprès de votre Délégation Départementale MAIF.