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Conseils et prévention

- Vacances et loisirs

Les bons réflexes face à l'eau

Mer, rivière, piscine... l'été est propice à la baignade ! Malheureusement, les risques de l'eau sont méconnus ou sous-estimés. Plus de 1 000 noyades sont ainsi à déplorer chaque année, issues des enquêtes menées par l'INVS, Institut National de Veille Sanitaire.

À savoir

  • Les hommes de plus de 45 ans et les enfants de moins de 6 ans sont les principales victimes des noyades en France*.
  • Si les noyades en mer sont les plus nombreuses, les plus mortelles surviennent en eau douce. Leur cause : malaise, chute ou hydrocution.

* Étude de l'INVS (Institut National de Veille Sanitaire) réalisée en 2006


Savoir nager

Le manque d'expérience est, avec le défaut de surveillance, la première cause de noyade chez les moins de 13 ans.

Savoir nager : le test de l’INPES
(Institut national de prévention et d’éducation à la santé)

  1. Aller sous l'eau : réaliser trois immersions de dix secondes entrecoupées de dix secondes de récupération.
  2. Rester dans l'eau sans bouger : flotter bras et jambes écartés, les poumons bien remplis d'air.
  3. Nager dix minutes d'affilée, lentement, en soufflant dans l'eau avant de reprendre de l'air.

Toute personne ayant échoué à l'un de ces trois points... ne sait pas nager : alors, prudence dans l’eau !

À savoir

  • Un enfant peut se noyer dans seulement 20cm d’eau dans un laps de temps très réduit.
  • Les centres d'activités et d'éveil aquatiques accueillent les enfants dès l'âge de 3 mois (vaccins réalisés).
  • Un enfant apprend vraiment à nager à l'âge de 6 ans ; ses facultés de mouvement et de respiration sont alors coordonnées.
  • Dès qu'ils sont en âge de comprendre, il faut faire prendre conscience aux enfants des dangers liés à l'eau.

Baignades en eau sauvage

  • Lac, mer, rivière, peuvent receler des pièges invisibles : rochers coupants, berges instables... D’où la nécessité de se renseigner auprès des maîtres-nageurs ou des autres vacanciers avant de se baigner en eau sauvage.

Se méfier de l’eau qui dort…

  • Ne jamais surestimer ses forces.
  • Privilégier les zones surveillées.
  • Tenir compte des balises et de la signalisation, surtout en cas d’interdiction.
  • Entrer progressivement dans l’eau.
  • Eviter de se baigner après une exposition prolongée au soleil.
  • Les pièges du courant

    Dans certaines zones littorales (côte landaise, par exemple) de puissants courants aspirent les nageurs vers le large.

    Nos conseils :

    • Préférer les zones de baignade autorisées et surveillées, très strictement délimitées.
    • Redoubler de vigilance sur les plages désertiques et non surveillées.
    • Eviter l'épuisement, en se laissant porter par le courant plutôt que d’essayer de lutter contre lui.
  • Le danger des vagues

    Amusantes parfois, elles sont aussi capables d'assommer un nageur ou de le noyer. Les plus exposés : les enfants, les personnes âgées et les adultes ayant consommé de l'alcool.

  • Progressivité et condition physique

    Les noyades en mer les plus fréquentes sont dues à l’épuisement. Pas d’excès de confiance !

    Nos conseils :

    • Se lancer des défis à sa mesure.
    • Eviter de suivre aveuglément des nageurs plus expérimentés.
    • Privilégier l’effort progressif.

Quand la confiance nous trahit

  • Partir vers le large pour être tranquille et c’est la crampe...
  • La marée s’inverse et nous emporte avec le courant…
  • Pêche à pied : glissade sur les algues d’un rocher…
  • Au bord de la rivière : il suffit de trop se pencher pour tomber à l’eau…

Baignades en piscine privée

  • Même si les piscines sont les lieux les plus sûrs pour nager, elles causent encore trop d’accidents.
  • La surveillance des enfants qui nagent ou jouent près de la piscine doit donc être permanente et active, y compris en présence d'un dispositif de protection (barrière, alarme, volet roulant...) normalisé.

À savoir

  • De nouvelles dispositions réglementaires obligent les propriétaires de piscines privées à les équiper d'un dispositif de sécurité (Loi N° 2003-9 du 03.01.2003). Consulter notre dossier
  • Au-delà des dispositions légales, nous vous conseillons de disposer près de la piscine d'une perche, d'une bouée, d'un téléphone, pour alerter les secours en cas de besoin.

Nos conseils :

  • Après la baignade, sortir de l'eau tous les jouets qu’un enfant pourrait vouloir attraper et remettre en place l'équipement de protection.
  • Propriétaire d’une piscine : envisager une formation aux gestes de premiers secours.

À savoir

  • Dès qu'ils se trouvent à proximité d'une étendue d'eau, les enfants ne sachant pas nager doivent être équipés d'un brassard ou d'un maillot de bain à flotteurs.
  • À l'achat, vérifier que ce matériel porte le marquage CE.

Attention !

Ces précautions ne doivent en aucun cas se substituer à la surveillance des enfants, qui doit être constante.

Éviter l’hydrocution

Un choc thermo-différentiel peut entraîner une perte de connaissance immédiate avec arrêt du coeur.

Nos conseils :

  • Entrer progressivement dans l’eau : mouiller la nuque et les bras.
  • Pas d'alcool avant la baignade (2e cause de noyade des hommes entre 25 et 44 ans).
  • Se rafraîchir fréquemment (tous les 1/4 d’h) pendant un bain de soleil.

Les engins flottants

Le risque d'hydrocution est encore accru en cas de dérive en plein soleil sur un matelas flottant, qui peut se dégonfler, chavirer dans une eau agitée ou être poussé vers le large. Ces embarcations ne doivent pas s'éloigner à plus de 300 mètres du rivage et leurs occupants doivent savoir nager.

Agir en cas de noyade

À savoir !

L'article 223-6 du Code pénal prévoit de lourdes sanctions en cas de non-assistance à personne en danger, si l'intervention ne présente pas de risque pour le sauveteur ou pour les tiers.

Nos conseils :

  • Une fois la victime hors de l'eau, vérifier si elle est consciente et si elle respire.
  • Si oui basculer sa tête en arrière, l'allonger sur le côté, la sécher, la réchauffer, lui parler.
  • Prévenir les secours : 18 pour les sapeurs-pompiers, 15 pour le Samu, 112 pour le numéro unique d'urgence européen.

Des gestes qui peuvent sauver

  • Une victime ranimée immédiatement a cinq fois plus de chances de sortir indemne d'une noyade.
  • Si le noyé est inconscient et ne respire plus, le bouche-à-bouche et le massage cardiaque sont nécessaires.

À savoir

" Nos solutions sécurité "
Avec ce service en ligne, la MAIF vous accompagne dans le choix des meilleurs équipements pour protéger vos enfants et limiter les risques auxquels ils sont exposés.
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Apprendre les gestes d’urgence
Pour faire face efficacement à une situation d’urgence, une formation de 10 h permet d’acquérir les gestes adaptés : Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1).
La FNPC (Fédération Nationale de Protection Civile), partenaire de la MAIF dans le cadre de ses actions mutualistes, propose des formations sur tout le territoire.