Les capacités du conducteur
Alcool, médicaments, vieillesse : trois facteurs de risque sur la route qui doivent inciter à la vigilance.
Alcool : vers la tolérance zéro
Troubles de l’attention, capacités visuelles et réflexes altérés… les dangers de la conduite en état d’ébriété ne sont plus à démontrer, même si les effets de l'ingestion d'alcool varient d'une personne à l'autre. Face à la gravité des enjeux, la MAIF préconise la précaution maximale : zéro boisson alcooliséeavant de prendre le volant.
Les risques en cas d’infraction
- Sanctions pénales si l’alcoolémie dépasse 0,50 g par litre (ou 0,25 mg/l).
- Perte des garanties d'assurance souscrites (seule la garantie responsabilité civile reste obligatoirement acquise afin d'assurer la protection des victimes).
- Radiation possible de la MAIF.
Médicaments : bien lire les notices
Certains médicaments génèrent somnolence, vertiges, troubles visuels ou du comportement, et surtout :
- s’ils sont pris en interaction avec l'alcool (baisse de vigilance, prise de risque, agressivité),
- chez les personnes âgées qui suivent parfois plusieurs traitements aux effets secondaires imprévisibles.
À savoir
Les médicaments « sensibles » sont signalés par un pictogramme sur l'emballage. Ne pas hésiter à prendre l’avis d’un médecin en cas de traitement prolongé.
Quand l’âge devient un handicap
Avec le temps, sens et réflexes
s’émoussent.
Conduire finit par devenir source de stress ou de danger. De plus, la
personne âgée est plus vulnérable aux
conséquences d’un accident.
Les signes qui indiquent qu’il faut renoncer au
volant :
- Passé 75 ans : statistiquement, même si l’on est en pleine forme, on entre dans une catégorie à risques. Prudence !
- La vue et l’ouïe baissent, la mémoire et les réflexes font défaut.
- Une pathologie lourde (arthrose, rhumatismes, diabète, hypertension artérielle) empêche d’agir correctement sur les commandes.
À savoir
Sur la route, ce sont les maladies neurodégénératives (type Alzheimer) non diagnostiquées qui créent les plus graves problèmes aux seniors.
Que faire en cas de doute ?
- Consulter pour tester ses capacités (au moins deux fois l’an passé 55 ans).
- Continuer à conduire régulièrement, en adaptant ses déplacements à ses aptitudes : éviter les situations complexes, les heures de pointe, les longs trajets sur autoroute...
La vie après la conduite…
Même quand renoncer à la voiture est l’unique solution, la MAIF ne laisse personne au bord de la route. Nous restons aux côtés de nos sociétaires avec :
- Des services à la personne gérés par notre partenaire Séréna : aide ménagère, organisation de sorties accompagnées, aide à la mobilité…
- Une protection corporelle spécifique aux plus de 70 ans en cas d’accident, avec plafond de garanties plus élevé.
- Un service de télévigilance pour être en contact permanent avec une équipe médicale en cas de besoin.